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Santi Cazorla, le garant

Il a la vista des plus grands, un bon dribble et pourtant Cazorla ne joue ni au Real ni au Barça. Portrait d'un joueur qui a bataillé pour faire son trou et qui permet à Villarreal de se targuer de produire l'un des meilleurs jeux de la Liga.

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Il a des touches de piano à la place des dents, un fort accent du Nord et il a le tort de jouer à Villarreal. Pire, la principale qualité de Santi Cazrola est de bien faire jouer les autres. Autant le dire tout de suite, Cazorla ne deviendra jamais une star de la pub. Et c'est peut-être mieux comme ça. Considéré comme le Xavi du Levant, le petit ambidextre asturien réalise l'une des meilleures saisons de sa carrière dans un sexy sous-marin jaune qu'il mène parfaitement à la baguette. A 26 ans, le joueur est devenu l'emblème du club. Par dépit.



Originaire des Asturies comme David Villa, Cazorla est très vite repéré par le Real Oviedo. Après huit ans passés au centre de formation, les dirigeants du club s'aperçoivent que le milieu de terrain est trop petit et trop chétif. Cazorla est alors envoyé à l'Astur Football Club, l'un des clubs phares de la DH asturienne. Un cul de sac qui en aurait dégouté plus d'un : « Quand on m'a envoyé là-bas mon père m'a dit que je ne deviendrai pas footballeur professionnel. Il ne voulait pas me donner de faux espoirs » . L'année suivante, le Real Oviedo le rapatrie. Pou rien. Pour éviter sa disparition, le club décide de dégraisser ses équipes de jeunes afin d'assainir ses finances. Villarreal est alors le seul club intéressé pour reprendre le joueur. Santi ne fait pas la fine bouche : «  A l'époque je ne savais même pas situer la ville sur une carte » . Villarreal, qui débute alors en Liga, arrive à faire déménager toute la petite famille asturienne sur les rives de la méditerranée en promettant un emploi au père de famille dans l'entreprise de céramique du président Roig.

Le 30 Novembre 2003, Cazorla fait ses grands débuts en Liga chez les pros de la main de Benito Floro. L'année suivante, Pellegrini débarque avec sa horde de joueurs sud-américains. Les occasions de briller sont rares pour Cazorla qui voit depuis le banc de touche la transformation rapide d'un club de village. En 2006, Cazorla est transféré au Recreativo Huelva pour alimenter en ballons Sinama Pongolle. A première vue, il s'agit encore d'un pas en arrière. A première vue seulement, puisque l'asturien et le français réalisent une saison magnifique et dynamitent la moitié des défenses de Liga à eux deux. A la fin de la saison, Villarreal, rachète Santi Cazorla sous pétition express du coach chilien qui n'en finit plus de s'embrouiller avec Juan Roman Riquelme. Aujourd'hui, Cazorla est toujours le titulaire du poste laissé vacant par l'argentin et l'un des étendards du club avec Capdevila, Gonzalo et Marcos Senna. A 26 ans à peine, Cazorla fait déjà partie des vieux meubles. Et ca risque d'être encore le cas pendant très longtemps puisque le club souhaite lui proposer un contrat à vie.



Auréolé d'un titre de champion d'Europe avec l'Espagne en 2008, Cazorla avait bien failli succomber aux sirènes du Real Madrid. La maison blanche qui souhaitait alors investir dans du joueur exclusivement espagnol pour se redonner un peu d'authenticité à coups de millions avait même signé un pré-accord avec le joueur. Le joueur avait même appelé Casillas pour lui annoncer sa venue et celle de David Villa. Une conversation téléphonique captée par des chaines de télévision qui avait fait capoter les deux transferts. Mieux, deux jours plus tard, Cazorla apparaissait en conférence de presse pour annoncer sa rénovation de contrat avec Villarreal et son amour « éternel » au club. Quelques mois plus tard, une fracture du péroné s'était chargée de sanctionner ce foutage de gueule en règle. Sa blessure au genou aura ainsi empêché à Cazrola de devenir champion du monde, mais elle lui aura néanmoins permis de remettre un peu d'ordre dans ses idées. Aujourd'hui, le joueur l'affirme lui-même : «  Je veux grandir avec Villarreal et rentrer dans l'histoire du club pendant des très longues années » . Son coéuqipier hispano-brésilien Marcos Senna n'en doute pas non plus : «  En Espagne il y a eu Zidane et aujourd'hui il y a Xavi. Mais avec Iniesta, Santi c'est le futur de la Liga. Et par chance, il est chez nous ! » . A suivre...







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Merci. Voici un très bon joueur.
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