Santander, un pilier à Toulouse

Repéré il y a deux ans par des recruteurs de l'Inter Milan, le Paraguayen Federico Santander compte mettre à profit son arrivée au TFC pour se faire une place au soleil en Europe et à la pointe de la sélection albirroja.

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Crinière brune et carrure d'Apollon, Federico Javier Santander Mereles a des airs de Nelson Valdez, son compatriote d'Hercules Alicante, double buteur contre le Barça au Nou Camp le week-end dernier. Pour l'avant-centre de dix-neuf ans, débarqué de Guarani voici trois semaines avec un titre de champion du Paraguay en poche, le culot et le talent de l'ancien goleador du Werder Brême et du Borussia Dortmund sont autant d'exemples à suivre. Précoce –il débuta en première division paraguayenne à 16 ans– Santander est déjà un pilier de la sélection espoir albirroja. Né en 1991 à San Lorenzo, dans la banlieue d'Asunción, celui que l'on surnomme chez lui “Ropero” (littéralement “garde-robe”, autrement dit l'armoire à glace) pour son physique de déménageur, a été prêté au TFC un an avec option d'achat, ce qui ne lui laisse guère de temps pour s'imposer et encourager ses dirigeants à le conserver. Pas évident, lorsqu'on débarque sur un autre continent avec des rêves plein la tête et toute une vie derrière soi. Le “Peque” (pour “pequeño”, soit petit, son autre surnom) pourra toutefois compter sur le soutien du latéral uruguayen Adrian Gunino –autre recrue toulousaine arrivée cet été du Cône Sud– dont il avait croisé la route en 2009, à l'occasion du championnat sud-américain des moins de 20 ans, lors duquel il avait notamment inscrit quatre buts.

Fan d'Ibrahimovic

Avec sa stature (1,81m, 82 kg), s'il rappelle effectivement son compatriote Nelson Valdez, il avoue être davantage fan de Zlatan Ibrahimovic, son « idole » lorsque celui-ci cassait la baraque à l'Inter Milan. Les dirigeants nerazzurri avaient d'ailleurs songé à l'engager en 2008 après l'avoir repéré lors d'un tournoi disputé au Paraguay avec les moins de 18 ans de Guarani. Malgré l'intérêt des champions d'Italie et plusieurs stages dans le nord de la péninsule, il était finalement resté au pays. Une « fantastique expérience » qu'il espère mettre à profit pour faire trembler les filets et les gardiens de France et de Navarre. Son passage au TFC –qui a parié sur un autre espoir en la personne de Yannis Tafer– s'inscrit dans une logique de progression qui, il l'espère, le conduira à la tête de l'attaque du Paraguay, lors de la prochaine Coupe du monde, en 2014 chez le voisin brésilien. Avant de rêver de grand championnat, il faudra d'abord s'imposer dans la ville rose, et claquer quelques buts, à l'instar d'André-Pierre Gignac ces dernières années et du Norvégien Daniel Braaten, le meilleur buteur toulousain (trois réalisations) en ce début de saison.

Dans un rôle de pivot

Avec ou sans Tafer ? Spécialiste du jeu en déviation, puissant frappeur, Santander se considère comme un « avant-centre puissant, à l'aise dans le domaine aérien, qui aime aussi jouer dos au but pour remiser des ballons à [ses] partenaires qui viennent de derrière » . Des qualités idéales pour évoluer aux côtés du champion d'Europe des moins de 19 ans, plus fin techniquement et davantage porté vers la profondeur. Entré en seconde période à la place d'Antoine Devaux contre Saint-Étienne (1-0) le week-end dernier, il n'aura joué qu'une dizaine de minutes avec l'ancien Lyonnais en fin de rencontre, mais s'ils parviennent à se mettre au diapason de leurs jeux respectifs, leur association pourrait causer pas mal de dégâts dans les défenses de L1 dans les semaines à venir.

Alejandro Carbone

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