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San Iker de España

Casillas, c’est le numéro un. Parce que c’est le premier rempart d’une équipe, et que dix joueurs sans gardien, c’est un collectif voué à l’échec. Au long de ses années au sein du Real Madrid, Iker Casillas aura tenu la barre, parfois en serrant les dents aussi fortement que les poings. Mais le saint ne blesse pas, le saint soigne. Et à force de sauver ses frères, le saint finit par gagner.

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Les vuvuzelas résonnent comme un essaim d’abeilles en plein chambardement. Dans le Soccer City Stadium de Johannesburg, la rencontre entre les Pays-Bas et l’Espagne est regardée par environ 700 millions de téléspectateurs à travers le monde, ce 11 juillet 2010. Parmi eux, 15,6 millions d'Espagnols suivent le duel tant attendu depuis leur nation. Pour la première fois de son histoire, la Seleccion est en finale de Coupe du monde. La Roja ne joue pas un aussi beau football que celui pratiqué lors du dernier Euro, mais l’équipe fait le travail proprement, sans prendre de but depuis le début des matchs à élimination directe. Depuis sa cage, Iker Casillas observe. Le gardien constate une perte de balle de ses coéquipiers dans un duel aérien, suivi d’une passe millimétrée de Wesley Sneijder pour Arjen Robben entre les deux défenseurs centraux. Robben file à toute allure, balle bien attachée à son pied gauche, vers le but du gardien. Là, le danger est maximal, et seul le dernier rempart peut empêcher les Pays-Bas d’ouvrir le score. « Mentalement, Iker est un homme fort » , explique Paco Buyo, ancien gardien du Real Madrid et de la Roja. « Ce gardien est capable de grandes choses face aux attaquants : en un contre un, Iker garde longtemps ses appuis. » C’est peu de le dire. Arjen Robben prend son temps pour ajuster Casillas, mais Casillas ne chute pas. Lui aussi, il prend son temps. Robben est surpris, panique, puis tire. Casillas plonge enfin pour s'étendre au maximum, et laisse traîner sa jambe. En une seule déviation, Casillas sauve l’Espagne et transforme l’opportunité de Robben en simple avertissement. « Quand je rate mon face-à-face avec Casillas, on ne pouvait pas savoir que ce serait aussi décisif, explique l’intéressé dans le SO FOOT n°127. Après tout, il restait une demi-heure à jouer. » Une demi-heure et la prolongation pendant laquelle San Iker ne prendra aucun but. Ses larmes pourront couler à la fin : après des sacrifices et des sueurs froides, il brandit le trophée de la Coupe du monde 2010, symbole de la réussite ibérique. Casillas embrasse la coupe, puis Sara Carbonero.

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Modèle de jeunesse, la chance et le talent fou


Avant d’être ce porte-étendard de la seule Coupe du monde soulevée par la Roja, Iker Casillas était un garçon fan de football. Ses parents, José Luis et Maria, ne se doutaient pas que leur fils serait un jour champion du monde. Dans son village de Móstoles, le garçon possède déjà un modèle : Oliver Kahn. Ce gardien n’est pas champion du monde, mais ses arrêts font rêver le bambin, décidé à faire comme son modèle. Le petit Iker est âgé de 9 ans quand son père décide de lui donner une chance de s’engager dans les sections de jeune du Real Madrid. 9 ans, c’est aussi le temps qu'il lui faudra pour fouler la pelouse avec l’équipe première du Real. Iker Casillas saisit les opportunités les unes après les autres, la patience viendra plus tard. Son premier match au San Mamés de Bilbao le révèle à la face de l’Espagne. Iker Casillas est déjà connu des Madridistas, mais cette fois, le portier profite de la blessure de Bodo Illgner. Toshack lui donne les clés du camion. « Ce qui était assez incroyable, c’était sa capacité à répondre tout de suite présent malgré son jeune âge. Cela témoigne de sa grandeur, de sa capacité à être l’un des tout meilleurs gardiens du Real Madrid et de l’Espagne. » Le Real Madrid fait 2-2, Iker prend son baptême.

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18 ans, c’est un âge beaucoup trop avancé pour garder les cages de la Casa Blanca. Casillas le sait et prend place sur le banc pour les rencontres suivantes. Pas grave, le teenager a fait ses preuves : les dirigeants le voit résister à la pression. Dans le gratin du football espagnol, Casillas apprend aux côtés des meilleurs, et seulement quatre mois suffisent à le placer numéro un. Son statut de joueur de la cantera madrilène en pleine période d’un Real galactique voulu par Florentino Pérez ne l’effraie guère, bien au contraire. « Je ne suis pas galactique, je suis de Móstoles » , annonce Iker en conférence de presse, histoire de rappeler l’amour pour la terre madrilène. Iker ne fait pas dans la demi-mesure, il est en avance sur les traces de ses aînés. En mai 2000, Iker est le plus jeune gardien titulaire champion d’Europe, à 19 ans et 4 jours. Tranquille. « Être gardien du Real Madrid, c’est déjà quelque chose d’extraordinaire, avoue Buyo. Sa chance, c’est d’avoir connu Vicente del Bosque à ce moment. Il venait aussi du Castilla, et il savait que le centre pouvait lui offrir certains talents. » Del Bosque ne s’est pas trompé, Casillas va continuer d’écrire sa légende après cette première communion au Stade de France.

L’Irlande, la sanctification et les années blanches


C’est à croire que l’homme est aidé par la grâce divine dans son parcours. Après une nouvelle C1 glanée à Glasgow, Iker Casillas doit s’envoler pour la Corée du Sud et le Japon. Là-bas, il devra en théorie se satisfaire du rôle de doublure du numéro un, Santiago Cañizares. La pratique sera bien différente. Privé de Mondial à cause d’un flacon de parfum, Cañizares observe depuis les tribunes les débuts de Casillas en tant que titulaire de la sélection nationale. Le premier tour se passe sans embûche, puis vient ensuite l’obstacle de l’Irlande en huitièmes. Malgré un statut de favorite, l’Espagne souffre devant l’envie débordante des hommes verts. Poussée aux penaltys, l’équipe s’en remet à son jeune gardien de 21 ans pour la sortir d'un échec. Dans cette séance de tirs au but, Casillas voit d’abord la barre lui prêter main forte, puis stoppe deux penaltys consécutifs. La presse espagnole l'adoube : ce sera San Iker. « La force intérieure d’un joueur de football, ce doit être quelque chose de personnel, mais aussi de collectif, analyse Buyo. Si tu vois que l’équipe compte sur toi, cela doit te donner une confiance maximale, une confiance qui te fait passer dans une autre dimension. Contre l’Irlande, Iker est passé dans cette dimension. » L’Espagne ne sera pas championne du monde, mais elle réalise qu’un saint compose l’équipe.


Pendant que Casillas se forge en équipe nationale, l’ère du Real galactique s’essouffle. Valence fait sa belle, le Barça est en plein remaniement, mais s’apprête à marcher sur l’Europe. À côté, le Real est en fin de cycle. Casillas s’apprête à courber le dos pendant plusieurs années et encaisser les démonstrations barcelonaises : Ronaldinho, Eto’o, Henry, Messi font passer des moments très difficiles à Casillas, surtout sur sa pelouse du Santiago-Bernabéu. Mais le gardien assume ces défaites et la superpuissance du Barça. Ce Real doit changer, et ce Real reste à l’écoute de la superstar de l’époque. Entraîneur du Real Madrid durant la saison 2008-2009, Juande Ramos se souvient : « Casillas n’était pas encore le numéro un du vestiaire, le capitaine était Raul. C’était lui qui captait davantage l’attention du vestiaire. Même avec un grand nombre d’années au Real Madrid, Casillas devait se fixer sur son rendement sportif. Une fois Raul parti, il est devenu ce patron de vestiaire, ce capitaine. » Avec Raul en guide, le Real réalise une saison folle : 96 points au compteur et 102 buts marqués. Mais le Barça fait mieux. Quelque chose doit changer.

La colère de Mourinho


Il faut stopper le train d’enfer du Barça, coûte que coûte. Florentino Perez se sépare de Raul, puis recrute l’homme capable de vaincre le Barça : Mourinho. Les Clasicos s’intensifient de saison en saison, l’atmosphère se tend, Sergio Ramos en vient même aux mains avec Carles Puyol, puis Xavi. Rebelote six mois plus tard en Supercoupe retour d’Espagne, où Marcelo, Ozil, puis David Villa sont expulsés dans les derniers instants du match. En privé, les deux hommes forts du Barça s’adressent à Casillas pour éclaircir certains points d’interrogation. « Ce dont j’ai parlé avec Puyol et Xavi, cela doit rester entre nous, tranche le portier face aux médias. Nous sommes tous les trois capitaines de la sélection espagnole. Ce qu’il s'est passé pendant la Supercoupe d’Espagne, ce sont des choses que chaque joueur comprend : ce sont les dernières minutes, ça se chauffe, mais rien de plus. » Xavi et Puyol ont-ils causé avec Casillas pour une unité nationale en vue de l’Euro 2012 ? C’est fort probable. Et c’est certainement ce que Mourinho n’a pas apprécié, après avoir cherché une taupe dans son vestiaire depuis plusieurs mois. Iker s'est-il mis en danger pour garder une équipe d'Espagne unie ? C’est probable aussi. Et si cet Euro 2012 est une victoire collective, Casillas a joué un rôle prépondérant dans ce succès. « Bien sûr, Iker restera dans les mémoires comme celui qui a soulevé ces trophées, c’est historique, explique Juande Ramos. Mais le football, cela reste un sport collectif, où dans les victoires comme les défaites, chacun détient sa part de responsabilité. » Casillas est un joueur parmi les autres, même s'il est le dernier soldat d’une équipe en souffrance. Une règle que Robben connaît mieux que personne.

Par Antoine Donnarieix

Dans cet article

Iniesta.
el peruano loco Niveau : Ligue 2
Note : 1
Message posté par Cantona que l'amour du jeu
Déferlement de pleureuses blaugrana dans 3, 2, 1...


"Non car les vrais savent".... :)
DoutorSocrates Niveau : CFA
DoutorSocrates Niveau : CFA
Note : 1
J'adore l'argumentaire de So Foot. Casillas c'est le numéro 1, "parce que c’est le premier rempart d’une équipe". Dans le même ordre d'idée, Bravo est donc le meilleur joueur du Barça et Keylor Navas du Real?
Alors lui, il est vraiment surcoté.
Note : 1
Alors plutôt que de revenir sur le classement (ce qui a été fait et refait, et sur lequel je pense avoir déjà dit tout ce que je pensais), quelques inexactitudes dans l'article :

- la saison à 96 points du Real, c'est pas 2008-2009 mais 2009-2010, et pas avec Ramos mais avec Pellegrini.
- lors de la fameuse C1 gagnée en 2000 avec Casillas tout jeunot, le président n'est pas Pérez, mais Lorenzo Sanz. Il est donc tout à fait prématuré de parler de Real Galactique (terme qui ne sera d'ailleurs popularisé qu'après la signature de Beckham, soit bien plus tard).
- Quand Casillas avait 9 ans, Oliver Kahn devait avoir disputé moins d'une dizaine de matches pros - en parler comme d'une source d'inspiration ayant marqué l'enfance de San Iker me semble dès lors un raccourci un poil facile.
- Mes souvenirs me font peut-être défaut sur ce point-là, mais il me semble que l'arrivée de Mourinho s'est produite avant le départ de Raul (bon, à une ou deux semaines près, hein).
- Pour souligner le destin parfois tumultueux d'Iker Casillas, on peut ajouter que la fameuse finale de Glasgow, il la démarre sur le banc, et que c'est suite à la blessure de Cesar qu'il entre sur le terrain, en seconde mi-temps (et réalise quelques arrêts qui ont au moins autant contribué ce soir-là au sacre Merengue qu'une reprise volée rentrée dans l'histoire)
- La formulation "l’Espagne ne sera pas championne du monde, mais elle réalise qu’un saint compose l’équipe" me semble particulièrement maladroite (on a l'impression que l'équipe ne comporte qu'un seul joueur, ou alors que c'est Casillas qui sélectionne ses partenaires, mais pas qu'on a affaire à "dix joueurs et un saint", ce que l'auteur me semble vouloir dire. Tout comme "18 ans, c’est un âge beaucoup trop avancé pour garder les cages de la Casa Blanca", où il y a ou un contresens, ou une ironie moyennement maîtrisée.

Voilà, c'était la minute chipotage.
Note : 1


Enleve cette immonde photo par pitie...
Message posté par DoutorSocrates
J'adore l'argumentaire de So Foot. Casillas c'est le numéro 1, "parce que c’est le premier rempart d’une équipe". Dans le même ordre d'idée, Bravo est donc le meilleur joueur du Barça et Keylor Navas du Real?


Bah cette saison, oui, Keylor Navas n'est pas loin d'être le meilleur joueur du Real.
Cepseudonymeestdéjàpris Niveau : Loisir
Note : 1
Message posté par aerton
Il a passé un quart voire un tiers de sa carrière à être un gardien moyen (depuis 4-5 ans), mais c'est tout de même le numéro 1 .
A son poste, de nombreuses légendes, à un âge plus avancé que le sien, demeuraient des références.


Quel rapport avec ce classement.
on ne se demande pas qui de l'hippopotame ou du rhinocéros est le plus fort, mais qui a le plus marqué le foot espagnol.
Donc on se cogne complètement de la fin de carrière.

ce qu'a fait Casillas pour le foot espagnol est gravé dans le marbre. C'est très probablement plié pour l'éternité.
didier gomis Niveau : CFA
Bientôt on aura David Luiz permier des 100 brésiliens qui ont fait l'histoire du foot.
volontaire 82 Niveau : CFA2
Note : 1
Au pire on s'en fout non ? Pour des fans de Casillas et Iniesta vous ressemblez beaucoup trop à des fans de Messi à CR7 finalement..
87_03_04_11 Niveau : Loisir
Et dire que le pire gardien qu'ait eu Porto dans ces 15-20 dernières années est le meilleur joueur espagnol de tous les temps selon So foot... à part ça tout va bien.
Cepseudonymeestdéjàpris Niveau : Loisir
Note : 1
Message posté par 87_03_04_11
Et dire que le pire gardien qu'ait eu Porto dans ces 15-20 dernières années est le meilleur joueur espagnol de tous les temps selon So foot... à part ça tout va bien.


C'est quand même fou le nombre de gens qui ne savent pas lire l'intitulé d'un simple classement...

Ca fout un peu le vertige. Si ça se trouve plein de gens ne font que réagir de façon émotionnelle pour toutes les questions de société et dans leurs vies sans jamais comprendre le problème posé...
Cepseudonymeestdéjàpris Niveau : Loisir
Message posté par mouzone
Mais ce n'est qu'un gardien de but.


On tient le mec qui truque tous les ballons d'or depuis des lustres!

Lynchez-le!
Note : 1
RomsteakGary Niveau : DHR
Note : 1
Je vois bien des passionnés ici.

Le fait que SoFoot mette Casillas numero 1 ne fait pas de Xavi ou d'Iniesta des types classés 95 et 96ème. Rendez vous compte, il n'y aurait que Di Stefano et Casillas devant, c'est rien du tout, surtout quand on sait à quel point c'est subjectif et qu'il est impossible de comparer des époques différentes, des postes différents ou même des registres différentes pour un même poste. Alors deux ou trois places d'écart...

Enfin, n'oublions qu'on parle de ceux qui ont marqué le foot espagnol, pas des meilleurs joueurs (car c'est impossible je le rappelle).

Donc mettre numéro 1 un type qui a plus de 700 matches au réal, 3 ligues des champions et capitaine d'une sélection championne du monde et deux fois d’Europe tout en assurant publiquement la stabilité entre les clubs rivaux, quelque soit son niveau, la symbolique est énorme, qu'il soit moyen ou pas, surcoté ou pas.
¡N°1 Manolo, el del Bombo!
Note : 1
@ Cepseudo :

"Moins décisif que Casillas, moins bon à son poste et il a largement partagé le leadership avec Zidane. Donc moins déterminant pour le foot français que Iker pour le foot espagnol."

Moins décisif, c'est le poste qui veut ça.
Moins bon à son poste, non. Deschamps faisait partie de ce qui se faisait de meilleur en terme de milieu récupérateur dans le monde - et a été plusieurs fois nommé dans différents "11 de l'année" tout au long des années 90.
Leadership partagé avec Zidane, c'est vite dit - je ne vois pas tellement en quoi c'est plus visible que Casillas qui partage son leadership avec Xavi et Puyol.
Moins déterminant pour le foot français qu'Iker Casillas pour le foot espagnol, sûrement pas. Deschamps, en plus d'être le grand artisan de 98 et 2000, c'est le capitaine de la SEULE C1 du foot français - et accessoirement, le plus jeune capitaine à avoir soulevé le trophée.
Cepseudonymeestdéjàpris Niveau : Loisir
Message posté par mouzone
Il n'a pas pour objectif de marquer des buts.


Oui on a vraiment pas la même conception.

Cette phrase + "ce n'est qu'un gardien" c'est affreux (mais tu remarqueras que j'ai répondu avec humour).

Alors, je te réponds, qu'il a pour objectif de ne pas prendre de buts, donc de contrer l'objectif principal de l'adversaire.
Selon ta définition, ça place le gardien, au minimum, en deuxième position.
Note : 1
Message posté par mouzone
C'est parce que je privilégie la construction des victoires.
Mais après j'admets que c'est un rôle particulier et assez solitaire, où tu es solicité ponctuellement parfois jamais dans un match mais où tu dois rester concentré et immobile.

(Il faut être un peu maso pour faire ça de mon point de vue mais c'est le football )


Il faut être maso, oui, ou avoir un mental de malade.

Attaquant, tu peux te trouer trois ou quatre fois par match, si à la dernière minute, tu dévies du genou un ballon qui traîne et que c'est le seul but de la rencontre, t'es un héros (je grossis le trait).

Gardien, t'as pas le droit à une seule erreur.
Cepseudonymeestdéjàpris Niveau : Loisir
Message posté par .Pelusa.
Moi aussi, mais le voir premier me surprendrait quand même beaucoup. Il sera quatrième ou cinquième, au coude à coude avec Just Fontaine et derrière le mec du Real, celui de la Juve et celui de la Juve et du Real.


Pour moi ce serait une belle surprise.

Zidane mérite la première place d'un classement comparable.
Tant pour le positif que pour le négatif (finale 2006).

Mais pour le classement du joueur français ayant marqué de façon exclusivement positive le foot français, je mets DD.
Attaque-Defonce Niveau : CFA
Note : 1
En tant qu'ancien gardien, j'ai tendance à juger le niveau globale, la polyvalence du poste et la carrière.

Buffon est exceptionnel, mais on lui pardonne bien des matches moyens, à commencer par la finale de la C1 en 2015 où il prend deux buts potentiellement évitables. Sans oublier son jeu au pied inexistant et ses sorties aériennes très approximatives. Buffon, c'est plus une affaire de charisme et un amour de l'esthétisme qui fait qu'on l'aime, parce qu'il sort des arrêts spectaculaires, souvent pour la photo, mais à l'arrivée non seulement il n'est pas toujours efficace, mais surtout, et je vais en faire hurler certains... Il y a meilleur que lui. A part en 2006 où il est en état de grâce, il n'a jamais été le plus performant à son poste.

Moi aussi je préfère Buffon, mais sur des critères objectifs (palmarès + technique de gardien*), non seulement Casillas est meilleur, mais sur les 20 dernières années, je le met pas dans un Top 3 (Casillas, Schmeichel, Kahn, Neuer et Buffon, dans l'ordre).

Quant à Yachine, je me prononce pas, c'était un autre football. Le poste a vraiment évolué à partir des années 80 avec Michel Preud'homme et Dasaev.

* Oui, la technique de gardien ça existe, même si c'est mal connu.
Pour sortir de la guéguerre Real-Barça, Di Stefano-Gento-Raul d'un côté et Xavi-Iniesta-Busquets devraient être devant. Enfin pour ce que vaut ce classement depuis le début...
Casillas au-delà de ses qualités (indéniables), c'est avant tout celui qui se trouve au bon endroit au bon moment. Sa double chance est de côtoyer la plus grande génération espagnole et surtout arriver après une longue liste de gardiens espagnols peu fiables ou fantasques (Arconada - désolé que sa toile de 1984 éclipse le reste mais c'est comme ça , Zubi, Molina, Canizares, Busquets père - appelé "le gardien sans mains", etc...). A cet égard, lui était parfaitement sobre, rassurant, régulier. Suffisant pour égaler les plus grands de sa génération, en particulier ceux issus de pays avec une grande tradition de gardiens? Certainement pas.
La comparaison avec Buffon est trop cruelle pour être évoquée à tous points de vue, avec un Neuer encore jeune également. Cech malgré la faiblesse de sa sélection m'a toujours davantage convaincu.
Idem pour les grands gardiens des années 90. Kahn, Lama, Schmeichel, Preud'homme, Barthez, Peruzzi m'ont semblé au-dessus.
Note : 1
Message posté par Cepseudonymeestdéjàpris
Moi aussi ça me fait marrer, et je n'en pense pas moins de nos fans facebook du Real.

Des suiveurs, des poseurs, des fans, tout sauf des supporteurs.


C'est si bon, les donneurs de leçons.
C'est censé être quoi un supporteur au fait, quelle en est ta définition ?


Par contre les commentaires de l'article (et du top en général), wow. Entre les connards qui nous rappellent à chaque article que le top italien était mieux, et ceux qui râlent sur chaque joueur présent...
Quant à Casillas, surcoté, vraiment ? Le foot a commencé avant 2013. Casillas reste un joueur charismatique et souvent décisif pour son équipe, en plus d'avoir été simultanément capitaine du Real et de l'Espagne. Je ne l'aurais pas mis 1er je pense (Xavi pour moi), mais je ne l'aurais pas mis au delà de la 4ème place non plus.
Casillas numéro un, ça ne me choque pas. C'est un bon consensus. Xavi et Iniesta manquent de charisme et Di Stefano n'était pas espagnol.

De toute façon, ce classement n'a aucune importance.
Django Renard Niveau : District
Note : 1
Moi j'aurais dis Cr7, le meilleur.
Et merci pour la vidéo!

Eto'o sur le banc du Real. Anelka décisif sur le but de Guti. On le voit même taper la main de Raul. Je croyais qu'ils ne pouvaient pas se voir? Encore une légende urbaine! Mac mannaman, sacré joueur. Le Bilbao de Luis Fernandez. La classe de Guerrero qui est donc le premier joueur à avoir battu Casillas.
87_03_04_11 Niveau : Loisir
Note : 1
Les mecs ont le droit de ne pas être d'accord avec un classement, surtout sur quelque chose d'aussi subjectif que le foot, le mecs de So foot ont le droit de faire leur classement subjectif, et nous avons le droit de ne pas être d'accord et d'expliquer pourquoi...

Et ce n'est pas changer l'"intitulé du classement à leur demande", on a chacun nos raisons d'expliquer pourquoi tel ou tel joueur a plus de légitimité que d'autres pour avoir "marqué le foot espagnol" ou être dans le "top 100 espagnol"....

Après si ta seule réponse c'est "on est cerné lolilol", c'est qu'encore une fois tu ne réponds pas sur le foot, mais sur le reste, et sur un site de foot, ça reste un peu HS.
Bah, au moins le real aura gagné quelque chose cette année, comme ça tout le monde est content.
Note : 1
Message posté par Attaque-Defonce
La mémoire des gens niveau football, c'est hallucinant.

Pour moi, Casillas est, avec Buffon, Kahn, Lama, Schmeichel et Neuer, l'uns des meilleurs gardiens de ces vingt dernières années.

Petit détail qui n'en est pas un : c'est de loin le plus complet de tous, que ce soit son jeu au pied, sur la ligne, ses sorties, son jeu à la main, son placement, son charisme, ce mec est un monument, une légende. Alors ok, il aurait peut-être pu arrêter après 2012 - il remporte tout de même une C1 en 2014 où il brille avec une énorme bévue, mais avant cela je pense qu'il est au-dessus de Buffon. Même si sur So Foot, on aime bien sucer la Juve et le PSG et que c'est un blasphème, entre 2008 et 2012, Casillas a atteint un niveau que très peu, si ce n'est aucun autre gardien n'a atteint dans l'histoire. Et je pèse chaque mot.

J'ai été gardien, je connais très bien ce poste. Casillas n'est pas, n'a jamais été et ne sera jamais mon gardien préféré. Mais c'est une référence ultime du poste et l'Espagne lui doit l'intégralité de ses titres : le quart contre l'Italie en 2008, celui contre le Paraguay en 2010 et le Portugal en 2012, sans oublier sa finale extraordinaire contre les Pays-Bas...

C'est le numéro un, y a même pas de débat pour moi. Non seulement c'est le plus grand footballeur espagnol de l'histoire, mais c'est surtout le meilleur, tous postes confondus. Parfaitement. Aucun autre joueur espagnol n'a eu une telle influence que lui sur les titres de son équipe. Parce que si le succès de la Furia Roja coïncide en partie avec l'explosion du Barça de Guardiola, leurs victoires, à part durant l'Euro 2012, n'ont jamais été éclatantes et souvent dans la souffrance.

Par ailleurs, la Roja a perdu de sa superbe à partir de quand ? La baisse de niveau de Casillas après l'Euro 2012. Tiens donc...


Lors de l'Espagne dominante, Casilias a fait les arrêts décisifs comme Xavi et Iniesta ont marqué les buts et/ou fait les passes décisives lors de chaque finale des 3 trois titres, ils ont apporté au moins autant pour l'Espagne que Casilias. Sur les critères en sélection, y'a égalité entre les 3. Comment les départager alors? Regarde leur influence et palmarès en club. Les Barcelonais sont devant que tu le veuilles ou non. Tu affirmes que le San Iker est le meilleur joueur de l'histoire de son pays, c'est toi qui le dit. Je préfère suivre le classement de Marca, journal pro-Madrid, qui reste plus objectif que toi (et que ceux qui ont fait ce classement) et qui mettent 1-Xavi, 2-Raul, 3-Iniesta.
Première place logique pour le mec qui a toujours clamé, du temps où la Roja était soi-disant maudite, que l'Espagne n'avait tout simplement pas encore gagné de trophée, mais que cela ne tenait qu'à eux. Et il en a donné la preuve, magistralement.

Ce n'est pas une question de Barça ou Real. C'est la foi avec laquelle il a porté la sélection depuis qu'il en est le capitaine qui fait la différence. C'est ce qui en fait un numéro un évident.

J'aurais sans doute mis Xavi ou Iniesta en numéro 2, histoire d'équilibrer (et parce que la Barça est une meilleure équipe), mais pour ce qui est de marquer le football espagnol, Iker demeurera longtemps le numéro 1.
Paul_et_Mickey Niveau : CFA
Note : 1
Bravo SoFoot

bien calculé, bien huilé, bien fourré.

Un petit classement polémique avant…….. le classico.

Un numéro 1, numéro 1……. le 1er avril.

Du clic et du commentaires….. (on doit frôler les 300 com entre les 3 légendes Xa-Ni-Llas).

Sinon mention spécial pour :
@Cepseudonymeestdéjàpris sans aucun doute celui qui a le + posté

Autre mention spécial pour :
@Cepseudonymeestdéjàpris et son : “C'est d'ailleurs pour ça que les grands anciens se sont sentis obligés d'intervenir”

@ Attaque-Defonce et son “ déclin de Casillas a commencé en 2012 ,95% d'entre vous se sont intéressés au football à ce moment,

http://www.larousse.fr/dictionnaires/fr … ance/18007



Merci a @Pelusa ( et ton objectivité malgré tes couleurs blanches ) pour avoir rappeler Zamora, perdu dans les tréfonds de ce classement…

J’ai personnellement montré ce classement à mes amis Merengue d’ici à Barcelona.
Leur réactions ???

Casillas devant Raul ??????????

Bon Clasico à tous
Message posté par tiga
L'intitulé c'est "LES 100 JOUEURS QUI ONT MARQUÉ LE FOOT ESPAGNOL".

La plupart des personnes en désaccord avec la première place de Casillas arguent qu'il n'est pas le meilleur joueur espagnol de tout les temps.

Ce qui, selon moi (et probablement d'autres plus vindicatifs), est vain puisqu'il m'est tout à fait plausible de marquer le plus les esprits sans être le meilleur. D'où cette impression de tourner en rond qui entraîne ad hominem & quolibets.

On est tous nerveux à cause des blagues de merde du 1er Avril. Ça se comprend, moi-même plus tôt j'ai lâché une petite pique. Mais restons courtois, le foot est amour, le foot est paix.

Les 4 premiers sont dans un mouchoir de poche, n'importe quel ordre m'aurait convenu. Toutefois il faut bien un ordre, son status de capitaine et son rôle apaisant dans la rivalité Real/Barça lors de l’enchaînement Euro/CDM/Euro a probablement fait pencher la balance.


"Les 4 premiers sont dans un mouchoir de poche, n'importe quel ordre m'aurait convenu. Toutefois il faut bien un ordre, son status de capitaine et son rôle apaisant dans la rivalité Real/Barça lors de l’enchaînement Euro/CDM/Euro a probablement fait pencher la balance."

Enfin un peu de bon sens.

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