1. // L1 – Auxerre/Lens

Sammaritano : « Pas d'états d'âme »

Empêtré dans le fond du classement alors qu'il scorait en début de saison face à l'Ajax Amsterdam, Frédéric Sammaritano nous livre ses impressions avant le match de la peur face à Lens. Et on ne lui a même pas parlé de sa taille.

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Après la victoire à Toulouse, la semaine a été plus sereine du côté de l'AJA ?


Cela nous a redonné confiance. C'était inespéré vu la physionomie du match. On n'a pas eu une occasion mais on a réussi à gagner. Mais il ne faut pas se reposer sur nos lauriers. Avec une deuxième victoire face à Lens, on ferait un petit pas vers le maintien. Pour l'instant, le chemin est encore long.

Psychologiquement, cela fait du bien de sortir de la zone rouge ?


Oui beaucoup de bien. Quand on est dans les trois derniers, on n'a pas confiance et on s'inquiète. On n'a bien sûr pas envie d'aller en Ligue 2. Sortir de la zone rouge donne une bouffée d'oxygène. Ce sont trois points très importants en vue du maintien. Si l'on veut s'en sortir, il ne faut pas compter sur les autres mais uniquement sur nous.

Le match face à Lens ressemble quand même au match de la peur, non ?


Oui en plus on a un peu plus la pression comme on joue à domicile. On sait que le maintien passera par des bons résultats à la maison. Et si on bat Lens, cela deviendra vraiment difficile pour eux.

Le fait que les Lensois soient quasiment en Ligue 2 s'ils s'inclinent face à vous, c'est plutôt un avantage ou un inconvénient pour l'AJA ?


C'est un inconvénient pour nous car ils vont vraiment avoir à cœur de prendre les trois points. Ils seront ultra-motivés. Il va falloir répondre présent. Il n'y a pas beaucoup de différences entre les deux équipes. Ça va se jouer sur des détails mais celui qui lâchera mentalement perdra ce match. Le fait de gagner à l'extérieur nous a quand même regonflés à bloc.

Comment expliques-tu que l'AJA se retrouve dans cette situation ?


C'est dû à pas mal de choses. La Champion's League nous a vraiment pompé beaucoup d'énergie physique. Même mentalement, c'était compliqué. On jouait des matchs énormes le mercredi et contre des équipes moins prestigieuses le samedi. C'était donc très difficile. En plus, on a perdu beaucoup de points en début de saison dans des matchs que l'on aurait dû gagner. Et puis surtout, on a vraiment beaucoup de blessés à cause de l'accumulation des matchs.

Justement certains cadres importants sont absents (Pedretti, Mignot). Ils jouent encore leur rôle de leaders au sein du groupe ?


Oui ils essayent d'être là. Ils viennent dans les vestiaires avant les matchs. Mais d'autres cadres jouent aussi ce rôle comme Olivier Sorin, Adama Coulibaly ou Cédric Hengbart.

L'incertitude autour de l'avenir de certains joueurs (Jelen, Pedretti,...) ainsi que celui de Jean Fernandez influe-t-il sur le groupe ?


Non je ne pense pas. On a tous un objectif commun qui est le maintien. Il n'y a pas d'états d'âme. Au contraire, cela peut même être positif. Certains joueurs veulent faire une grosse fin de saison pour trouver un nouveau club.

L'euphorie qui entourait le club pendant la Champion's League semble quand même bien loin...


Forcément on est passés de la passion qui entourait ces matchs à la lutte pour le maintien. C'est sûr que ça change. Mais il y avait un manque qualitatif dans l'effectif pour jouer la Coupe d'Europe. Mais ça va mieux depuis que le coach a décidé à passer à un système à cinq défenseurs.

Concrètement, qu'est-ce que ce système change ? Vous jouiez déjà le contre avant.


Oui on joue toujours comme avant. On laisse l'équipe adverse prendre le jeu à son compte et nous on contre. A cinq derrière, on a un joueur en plus en défense et ça nous aide à ne pas prendre de but. Bon après c'est sûr que les joueurs offensifs comme moi, on ne prend pas beaucoup de plaisir dans ce système.

Sur un plan personnel, tu as beaucoup joué à ton arrivée mais tu n'as plus beaucoup de temps de jeu en ce moment. Tu sais pourquoi ?


Non, franchement je ne sais pas. C'est un choix du coach. Il a adopté un système plus défensif qui n'est pas trop fait pour moi.

Comment juges-tu ton adaptation à la L1 ?


Ce n'est pas facile. Il y a une différence d'intensité avec la Ligue 2. C'est techniquement plus fort. J'étais plus habitué aux combats âpres, aux duels,... En L1, il y a beaucoup plus de mouvements. Après ce n'est pas excessivement dur non plus. Pour moi, c'est une année de transition pour m'adapter au championnat.

Tu es passé par Yzeure et Vannes avant de jouer à Auxerre. Tu voudrais pas jouer dans une grande ville un jour ?


Oui c'est clair. Même si Vannes, c'est quand même plus grand qu'Yzeure ou Auxerre. C'est sûr que ça doit être sympa de jouer dans une grande ville. Ici on s'ennuie un peu. Mais ça me permet de profiter de mon fils. Mes beaux-parents n'habitent pas loin non plus. Et puis on fait des sorties en famille ou entre coéquipiers pour s'occuper.

Toi qui es un Breton pure souche, la Bourgogne tu trouves ça comment ?


Franchement c'est sympa. Les gens sont vraiment agréables. Et puis l'AJA c'est un club familial, un peu comme Vannes. Mais bon je préférerai toujours la Bretagne.

Propos recueillis par Alexandre Alain

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Dans cet article

Merci pour l'itv ! Je l'aime bien ce joueur, c'est un peu le Valbuena du pauvre, mais au moins lui il percute, il tente, ce qui est assez rare à l'AJA. Dommage qu'il ne joue que des bouts de matches avec Fernandez.
Bref, ça va etre chaud cette aprèm à l'Abbé Deschamps.
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