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Samba De La Muerte : « Le Costa Rica en finale, ce serait assez cool »

En pleine tournée des festivals, on profite du passage de Samba De La Muerte à Garorock pour leur poser quelques questions sur la Coupe du monde, Les Yeux Dans Les Bleus et les dérives économiques du foot. Tout ça en toute décontraction et sous les orages.

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Vous la suivez cette Coupe du monde pour l'instant ?
Adrien : À vrai dire, je n'ai même pas encore regardé un seul match. Mais Tiphaine a dû en mater plusieurs.
Tiphaine : Ouais, j'ai beIN chez moi, donc c'est pratique.
Corentin : Quant à moi, je me documente plus que je ne regarde. Je lis pas mal les comptes-rendus dans les médias.

Adrien, tu es donc le seul à ne pas la suivre. C'est quoi ton problème ?
A : J'ai longtemps joué au foot, donc ce n'est pas que je n'aime pas ça, mais je suis vraiment dégoûté du foot actuellement. Trop d'argent, trop de corruption.
T : Durant cette Coupe du monde, il y aussi une espèce de condescendance par rapport aux gens qui est assez affligeante. La façon dont la FIFA a repoussé la population hors des villes pour construire ses stades, notamment.
A : C'est quand même grave ce qu'il se passe là-bas. Et quand t'entends Platini demander à la population d'attendre la fin de la Coupe du monde pour manifester, ça devient affligeant.
C : J'ai l'impression aussi que le problème vient du fait que l'on fait de plus en plus de Coupe du monde dans des pays moins industrialisés qu'avant.

Il y a tout de même eu la Coupe du monde 1978, sous la dictature argentine.
C : Ah, je ne connaissais pas cet aspect de la Coupe du monde 78, mais dans l'histoire récente, c'est quand même l'Allemagne, la France, les États-Unis.
T : Et puis la Coupe du monde ne semble vraiment pas faite pour les Brésiliens. Non seulement par rapport au prix des places, mais aussi par rapport aux horaires des matchs. Ça se passe à 13h pour eux, c'est impensable. On voit bien que c'est adapté à la population occidentale.

Et vous pensez quoi de l'équipe de France ?
T : Ils font plaisir à voir depuis le match contre l'Ukraine. On sent l'apport et l'impact d'une nouvelle génération, une cohésion entre les joueurs. Malgré tout, ça me ferait plaisir que la France se casse la gueule contre l'Allemagne. Étant donné qu'on joue en concert le soir de la finale, ça m'arrangerait que ce soit pas la France qui joue.
A : Moi, j'ai envie de les voir jouer contre le Nigeria. C'est surtout ce genre d'équipe qui m'intéresse. Pareil avec l'Algérie qui gagne, c'est beau à voir.
C : À Paris, les Algériens étaient cinglés. Ils balançaient des fumigènes dans les rues. C'est beau à voir !
A : Et puis la Grèce qui fait son petit chemin, comme d'habitude.

J'imagine que vous avez votre petite idée pour la finale ?
T : Il y aura le Brésil ! Tout simplement parce qu'il y a trop d'enjeu pour qu'ils perdent. Il suffit de voir le match contre la Croatie. Sinon, la Belgique en finale, ça pourrait être cool. C'est l'équipe un peu hype, mais qui a tout de même de bons arguments.
A : Sinon, une finale 100% américaine. Je ne sais pas qui peut rencontrer qui en quarts ou en demies, mais ça pourrait être très sympa.
T : Il y a eu tellement de surprises que c'est dur de se prononcer. Un truc du genre Costa Rica-Colombie serait assez cool. Et puis, on ne serait pas dégoûté de jouer le soir de la finale (rires).

Vous n'êtes pas dégoûté de ne pas pouvoir la voir ?
T : Si, quand même. D'autant que notre concert est à 22h45, pile pendant la deuxième mi-temps. Le moment où tout peut se jouer. Mais bon, on mettra des écrans derrière nous (rires).

Plus généralement, quel est votre rapport au foot ?
A : On joue avec les Concrete Knives, et le chanteur/guitariste est tellement passionné et en parle tellement souvent que ça en devient passionnant. Moi qui me suis globalement arrêté aux Yeux dans les Bleus, ça me permet d'être à jour.
T : C'est marrant, je l'ai vu pour la première fois la semaine dernière.

Tout le monde a une scène culte de ce film. C'est laquelle pour vous ?
A : Moi, c'est Diomède dans les chambres, qui chante et danse le zouk.
T : Moi, c'est Thuram qui écoute NTM et qui semble complètement obsédé par la pochette. On a l'impression qu'il est complètement déconnecté du monde.
A : Il y aussi Barthez et sa clope, Desailly et ses quatre téléphones, Guivarc'h en train de se faire soigner. On sent qu'il s'agissait d'une autre époque, que ces mecs avaient tous un charisme.

En dehors de ce documentaire, quel est votre meilleur souvenir lié au foot ?
A : C'est la finale de 2006 contre l'Italie. J'étais en voyage linguistique en Angleterre avec une Espagnole. J'avais 16 ans et j'allais voir quasiment tous les matchs.
T : Il y avait aussi la Coupe des confédérations, et le match du Cameroun contre la France. Foé était décédé le match d'avant et l'ambiance était donc très bizarre. Sinon, la fois où Johan Micoud m'a payé un resto, mais je n'en dirai pas plus.

Et vous supportez un club ?
A : L'OM, pour moi. Parce que mon oncle, ma tante et mes cousins supportent l'OM et qu'ils m'ont déguisés en supporter le soir de la finale contre le Milan AC en 1993. Sinon, c'est Caen.
C : On a d'ailleurs joué pour les 100 ans du club au Zénith de Caen avec plein d'anciens joueurs de l'équipe.
A : C'est marrant de revoir les vieux joueurs, ça replonge dans les souvenirs d'enfance, ces moments où on les idolâtrait énormément.
T : Puis on a eu le maillot du centenaire. Du coup, on est un peu fiers.

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Maxime Delcourt
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