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Salut, ça Gaz’

 ?

Enclencher une remontée fulgurante au classement : opération réussie. Lanterne rouge de Ligue 1 au bout de 10 journées, le Gazélec Ajaccio est en train de déjouer tous les pronostics. Dimanche dernier, le promu corse s’est payé Lyon après deux mois d’invincibilité en championnat. Série en cours.

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L’homme est nerveux. Derrière son pull gris trop large et un col de chemise bariolé, Thierry Laurey pousse un coup de gueule. Ce samedi 26 septembre, le Gazélec Ajaccio n’a pas encore enchaîné les victoires : le club corse vient de s’incliner à Caen (2-0) et pointe à la dernière place du championnat. « Dans le football de haut niveau, il y a des règles à respecter. Peut-être qu'en DH, on peut jouer comme ça, mais pas en L1. On avait établi un plan de jeu, et au bout de 15 minutes, on ne le respecte plus » , peste l’entraîneur en conférence de presse, avant d’enfoncer le clou. « Il y a des garçons qui feraient bien de se mettre un grand coup de pied au cul, sinon on va s'en charger ! (…) J’ai l'impression que certains joueurs ne s'inquiètent pas, mais parfois, avoir le trouillomètre à zéro, ça peut être utile. » Trois mois plus tard, le discours du coach a été entendu. Au-delà même de toutes ses attentes. 



Chaud aux fesses


Avec 24 points au compteur, les Corses (12es) bluffent toute la Ligue 1. Derniers après 10 journées (0 victoire, 3 nuls, 7 défaites), les Gaziers totalisent le meilleur bilan des neuf journées suivantes (6 victoires, 3 nuls, 0 défaite) derrière le PSG ! « Si on nous avait dit en août qu’on en serait là, on aurait signé tout de suite. Et si on nous l’avait dit en octobre, on aurait signé encore plus vite » , se marre Louis Poggi. Le capitaine sait le chemin parcouru par les siens depuis sa première saison chez les Diables rouges en 2000-01. Encore amateur il y a trois ans, le club corse reste donc sur une série bluffante de deux mois d’invincibilité en L1 - et ce, au moins jusqu’au 9 janvier. Retour en arrière. Après le revers encaissé au stade Michel-d’Ornano, le Gaz’ partage les points avec le Téfécé (2-2), puis perd avec les honneurs à Saint-Étienne (2-0). Vient alors la réception de l’OGC Nice, une équipe en pleine bourre. 




« Il y a eu une prise de confiance générale. On s’est lâchés, confie le milieu de terrain. Depuis le début de saison, on ressentait un potentiel, mais on manquait de réussite. » Agressifs et sans complexes, les Ajacciens tapent les Niçois (3-1) et décrochent la première victoire de leur histoire dans l’élite. « Avant ce déclic contre Nice, nos précédents matchs tenaient la route, sans être phénoménaux, mais il manquait surtout l'efficacité dans les zones de vérité » , expliquait alors Thierry Laurey dans les colonnes du Télégramme. S’ensuivent trois nouveaux succès en autant de journées, dont une autre victoire marquante à Furiani face au voisin bastiais (1-2). « Le discours du coach n’a pas changé. Sur le terrain, on met plus d’agressivité » , poursuit Poggi. La trajectoire du Gazélec, promis à un parcours dans les bas-fonds du championnat, paraît désormais à des années-lumière de celle de l’ESTAC, son ex-victime de compère dans la zone rouge. Sauf que la moitié de la route reste encore à sillonner.

Les fêtes au chaud


« Comme le prouvent nos débuts compliqués, la réussite actuelle reste fragile. On est conscients que le maintien n’est pas acquis » , assure le capitaine. Avec un budget serré (14 millions d’euros, soit 10 de moins que Troyes ou Angers), un effectif limité et une faible marge de manœuvre lors du mercato hivernal (25 000 euros bruts représente le salaire maximal au sein du club selon le directeur sportif, Christophe Ettori, interrogé par L’Équipe 21), le Gaz' n’est pas à l’abri d’un grain de sable qui pourrait venir enrayer l’engrenage si bien huilé. En attendant, la formation qui a fait trembler l’OM au Vélodrome (1-1) et s’est offert le scalp de l’OL (2-1) peut passer les fêtes au chaud. Avant de reprendre le chemin en terre de l’entraînement, ancien terrain vague de la propriété du président Olivier Miniconi. « Est-ce qu’on est une équipe de revanchards ? Non, on n’a pas de revanche à prendre, tranche Poggi. Je dirais plus qu’on est une équipe de survivants, de mammouths ! »



Par Florian Lefèvre
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