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Salut c'est cool : « J'encourage tous les footballeurs à faire de l'art... »

Salut c'est cool, c'est un groupe de musique hors-catégorie musicale, mais classé électro-punk. Quadruplés cachés du duo Sexy-Sushi, ces quatre hurluberlus du bitume avouent ne pas être supporter d'une équipe, mais cela ne les empêche pas d'avoir leur avis et de défendre ceux qui font des compilations vidéos de foot sur le net ou le disque de Youri Djorkaeff...

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Vous suivez le foot, chez Salut c'est cool, ou vous n'en avez pas le temps ni l'envie ?
James : On est foot quand il y a des gros matchs, des trucs qui donnent envie. J'aime les passements de jambe, les râteaux. Notre équipe, c'est « Les beaux buts » .

Donc vous passez vos soirées à regarder des compilations Youtube ?
James : J'aime bien regarder des vidéos de Zidane. Surtout la compilation de ses actions contre le Brésil en 2006.

Justement, quand vous voyez des compiles vidéos sur le net, la qualité des musiques en fond est assez aléatoire. Vous vous verriez composer des musiques pour ce genre de vidéos ?
James : Non pas vraiment, c'est pas mon langage. C'est une discipline à part entière. Je vais pas juger, car tu sens bien que le mec a mis ses musiques préférées, et moi, je respecte les musiques préférées.
Martin : Le mec s'est quand même donné la peine de prendre un logiciel de montage, de choisir les séquences, les monter… Faire une vidéo avec les plus beaux gestes d'un match ou d'un joueur, c'est comme faire une toile d'une certaine manière.

Vous ne supportez pas une équipe ?
Vadim : Prenez le PSG, on dit que c'est Paris, mais cette équipe représente-t-elle vraiment la ville ? Et pourquoi supporter une équipe parce qu'on vient de cette ville ? Il y a un côté un peu nationaliste là-dedans.
James : On est des citoyens du monde. Si, un jour, on fait une équipe mondiale contre une équipe d'une autre planète, là, on deviendrait supporter de cette équipe.
Martin : Les gros matchs, cela peut nous plaire parce qu'on sait qu'il y a un côté social. Le concept de supporter une équipe, c'est différent, on ne se retrouve pas là-dedans. Si on tombait dedans, on finirait pas supporter tel club.
James : C'est pour cela que lorsqu'il y a une compétition internationale, on supporte la France. Je pense qu'on aime bien ce suspense qui entoure le match. On a besoin de retrouver ce genre de sensations.

Du coup, votre titre Interdit de jouer au foot. C'est venu d'où ?

Vidéo

James : Cela vient du panneau « interdiction de jouer au ballon » qu'on peut retrouver dans les parcs publics. Voir un truc aussi beau qu'un ballon barré d'une croix rouge, il n'y a rien de plus aberrant. Surtout quand tu vois les belles pelouses, tu as envie d'aller y jouer.

Vous jouez au foot ?
James : On vit à Paris, donc on n'a pas trop la place. On joue parfois à Stalingrad où ils ont installé des petits terrains sous le métro, mais cela n'a rien à voir avec une partie sur un vrai terrain. Quand tu réunis tes potes et que tu te retrouves sur un vrai terrain… cela donne un sentiment… tu as l'impression que tu es sur un champ de bataille, te dire que des mecs font ça devant des millions de personnes, c'est fou.
Louis : À l'école, je jouais pas mal dans la cour de récré. Après, quand on peut, on essaie d'y jouer. J'adore jouer pour retrouver mes potes. J'ai grandi en banlieue parisienne, donc on avait la place pour jouer. On faisait les buts avec deux manteaux.

En tant que musiciens, vous pensez quoi de la musique de stade comme Seven Nation Army ?
Martin : C'est normal que cela marche, d'ailleurs je crois que c'est devenu un des morceaux les plus repris.

Vadim : Les mecs ont capté le truc avec trois notes de basse.
James : Je suis allé plusieurs fois au stade de la Meinau et à la fin de la présentation des équipes, le speaker dit « Merci » et le public répond en cœur « De rien » , je trouve cela super beau.

Les footballeurs sont très branchés hip-hop. Cela vous désole de vous dire qu'ils ne risquent pas d'écouter vos titres, qu'on situe comme de l'électro-punk ?
Vadim : Ils grandissent ensemble dans un milieu où ils écoutent la même chose, c'est normal.
James : En tout cas, avec Louis, on était dans le même collège que la fille de Pierre Ménès. Tout le monde savait que son papa avait le numéro de Thierry Henry dans son téléphone. Cela faisait rêver tout le monde dans l'établissement.

Quand Youri Djorkaef a fait son titre Vivre dans ta lumière, vous en avez pensé quoi ?
James : Cela me rappelle l'époque des verres McDo équipe de France. Je ne pense pas qu'il se soit tiré une balle dans le pied en faisant cela. Il voulait investir dedans, c'était dans ses cordes. Pourquoi pas ? On va se dire : « Oh la la, celui-là sort de son domaine, qu'on lui mette la tête au carré. » C'est juste un mec qui voulait se faire kiffer. En même temps, il avait gagné la Coupe du monde, donc il pouvait faire ce qu'il voulait, je le comprends.
Vadim : On ne va pas juger quelqu'un qui va faire les choses de manière enthousiaste. J'encourage tous les footballeurs à faire des disques, du cinéma, de l'art, au même titre que les « badmintoneurs » ...

Vous avez suivi l'affaire de la FIFA ?
Vadim : Le football est simplement victime de sa popularité, il est devenu trop important, donc il y a plein d'argent qui circule, alors que cela devrait être une discipline du même niveau que le Backgammon.
James : Prenez l'affaire Teddy Rinner. Les gens s'insurgent qu'il gagne 24 000 euros par mois avec Levallois. Les gens sont ennuyés alors que les footballeurs gagnent dix fois plus. Je trouve cela contradictoire. Dans le monde de l'art, un mec est payé en fonction de sa popularité, alors pourquoi cela ne serait pas pareil dans le foot ?


Propos recueillis par David Sfez, au Festival Garorock de Marmande
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