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Saldanha, un rouge chez les Auriverdes

João Saldanha aurait eu 100 ans ce 3 juillet 2017. Éphémère sélectionneur du Brésil entre 1969 et 1970, il avait été licencié du poste juste avant le triomphe de Pelé et des siens lors du Mondial mexicain, payant là ses rapports difficiles avec la dictature militaire de l’époque. Ce communiste convaincu en était alors retourné à son activité de chroniqueur sportif, laissant le bref souvenir d’une équipe auriverde qui, sous sa direction, n’a jamais semblé aussi « brésilienne » : offensive, audacieuse, chatoyante.

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Le 21 juin 1970, la démonstration du Brésil au Mexique s’achève par un triomphe face à l’Italie et une victoire 4-1. Au sortir de ce Mondial qui reste encore aujourd’hui une référence, Pelé devient définitivement une icône internationale et le sélectionneur Mario Zagallo un héros national. Ce n’est pourtant pas l’homme au grand front qui aurait dû être sur le banc pour cette épopée mexicaine, mais son prédécesseur João Saldanha, débarqué du poste soixante-quinze jours seulement avant le match inaugural du tournoi. Saldanha, condamné à une carrière d’entraîneur bien trop courte eu égard à ses talents et son audace de technicien. Il avait déjà eu une première expérience de coach assez courte dix ans auparavant, lorsqu'il avait été à la tête de l’équipe première de Botafogo entre 1957 et 1959. L’aventure s’était conclue plutôt positivement, mais l’ancien joueur de ce même club de Botafogo, à la carrière de footballeur stoppée tôt par les blessures, n’avait pas insisté, préférant revenir à son activité de journaliste. Car João Saldanha était d’abord un homme de lettres, à la plume et au verbe acérés, un intellectuel issu d’un milieu artistique – cousin du compositeur Carlos Jobim – aussi bien à l’aise dans la presse écrite qu’à la radio et à la télé. Si le football est sa spécialité, c'est loin d'être son seul centre de préoccupation.

Le plan machiavélique de João Havelange

Saldanha est aussi un homme hautement politisé, affichant une préférence idéologique claire pour la couleur rouge. Membre du parti communiste brésilien à une époque où il n’est pas admis, il fonctionne en esprit libre dans une société qui ne l’est plus vraiment depuis 1964 et l’arrivée au pouvoir par coup d’État des militaires. La situation de son pays renforce Saldanha dans ses convictions. Il poursuit ses activités militantes et n’use d’aucune langue de bois lorsqu'il s’agit de pratiquer son métier, critiquant lorsqu'elle le mérite la sélection nationale, le joyau de la patrie. Or justement à cette époque, les Brésiliens traversent une petite crise footballistique à la suite de la désillusion du Mondial 66 et cette vilaine élimination au premier tour. Les sélectionneurs s’enchaînent, sans réussite, ce qui met sous pression la Fédération, dont le président est un certain João Havelange. Celui qui deviendra président de la FIFA de 1974 à 1998 a alors une idée aussi brillante que machiavélique : pour calmer les critiques des journalistes locaux, pourquoi ne pas nommer l’un d’eux au poste ? C’est ainsi que Saldanha l’inexpérimenté se voit proposer cette inattendue opportunité, qu’il va saisir brillamment. Pour son premier match sur le banc, le 6 août 1969, c’est pourtant un périlleux déplacement à Bogota qui s’annonce pour le compte de la première journée des qualifications au Mondial 1970. Pas un cadeau, mais d’un doublé, Tostão se charge de battre les Colombiens 2-0 et de mettre son équipe et son nouveau sélectionneur dans des conditions idéales. En confiance, les hommes de Saldanha vont enchaîner six victoires en six matchs de qualification durant cet été 1969, marquer 23 buts et n’en encaisser que 2. Colombie, mais aussi Paraguay et Venezuela volent en éclats face à ce Brésil ultra-offensif, peut-être plus offensif qu’il ne l’a jamais été : un 4-2-4 avec Jairzinho, Tostão, Rivelino, Pelé et Gerson repositionné plus bas, sans oublier Edu et Paulo Cesar sur les ailes. Que des numéros 10 dans sa team. Une folie qui paie, une boucherie pour les adversaires.

Pelé ? Trop lent, trop myope

Et pourtant, Saldanha ne fait pas l’unanimité, avec une décision qui cristallise la critique : son refus de sélectionner Dada Maravilha, le buteur et l’idole de l’Atlético Mineiro. Son entraîneur Yustrich, qui a occupé le poste de sélectionneur l'espace d'un petit match en 1968, fait part de son mécontentement. Il sera quitte pour une visite de Saldanha au centre d’entraînement du club de Belo Horizonte, le revolver sorti de la poche pour calmer son rival jaloux. Surtout, c’est le président, un certain Emilio Garrastazu Médici, qui réclame lui aussi la sélection de Dada « Dario » Maravilha. Il le fait savoir, ce que Saldanha apprécie moyennement. « Le président choisit ses ministres, moi je choisis mon équipe, rétorque-t-il, avant de se justifier. C'est un bon joueur, mais pas assez pour mon équipe. Si j'accepte Dario, c'est une humiliation et je ne vais pas me laisser humilier. » Une telle posture lui offre un surnom classe – « João sans peur » –, mais le met surtout en danger. Car Médici est un dur, le plus dur des dirigeants brésiliens de l’époque, un homme qui mène une répression terrible des mouvements sociaux et fait la guerre à une partie de son peuple, dont beaucoup d’amis de Saldanha-le-rouge. Ce dernier s’en fout, dictature ou pas, il entend mener sa sélection comme il l’entend, sans contrainte de personne, pas même du plus haut et du plus autoritaire personnage de l’État. Crime de lèse-majesté, ce sélectionneur sans concession va même jusqu’à remettre en cause le statut d’indéboulonnable de Pelé lui-même. Il l’accuse d’être myope, lent, de ne plus être au niveau. Quelques jours après avoir refusé de rencontrer Médici à Porto Alegre ( «  Je n'aurais aucun plaisir à serrer la main d'un homme qui a tué plusieurs de mes amis, balance-t-il. Je ne sais pas si c'est lui qui a donné l'ordre ou s'il a laissé faire. Ce qui est sûr, c'est que plus de trois cents personnes sont mortes sous ce gouvernement, le plus assassin de l'histoire du Brésil.  » ), il convoque en mars 1970 une liste de joueurs pour disputer un match de préparation face au Chili, dans laquelle ne figure pas Pelé... C’en est trop pour Médici, trop aussi pour Havelange, Saldanha est débarqué et remplacé par le docile Mario Zagallo. La suite est connue pour l’équipe nationale en partance pour le Mexique... Quant à João-sans-peur, il redevient journaliste, l’un des plus populaires au pays malgré son ton toujours plus acerbe et ses critiques de la modernisation du football, la marchandisation des footballeurs, de l’individualisation du jeu et des tactiques de plus en plus défensives... Les poumons rongés par une addiction à la cigarette, il s’éteint le 12 juillet 1990, quatre jours après la fin du Mondial le plus défensif de l'histoire.



Par Régis Delanoë
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Dans cet article

O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 7
Merci pour ce bel hommage à Saldanha, un véritable franc-tireur et un grand révolutionnaire du jeu. On parle souvent du Brésil 82 qui aligna 5 numéros 10 mais ce coup poker audacieux, cette quinte flush trouvée à la river, c'est bien Saldanha qui le premier l'envisagea.
Ses principes tactiques basés sur la complémentarité des créateurs étaient si parfaitement intégrés que sa canarinha était sans conteste l'une des plus virevoltantes de l'Histoire.

Des principes qu'il savait - en grand orateur - résumer de manière percutante ("Personne ne possède une partie de terrain, il n'y a pas de position fixe. Quatre hommes sur la même ligne, ça ne vaut que pour les parades militaires").
Avec Botafogo, le titre qu'il est allé chercher après 10 ans de disette est vraiment celui qui amorce le second âge d'or du club. En finale, il inflige une rouste (6-2) au Fluminense d'un Télé Santana tellement dépassé qu'il finira par supplier Nílton Santos de calmer Garrincha on fire.

Bref, merci beaucoup Régis de rendre hommage à cet homme remarquable et de lui rendre ce qui lui appartient.
Zico, Socrates, Falcao, ça fait trois. Qui sont les deux autres? Toninho Cerezo était plutôt un 8 pour moi et Dirceu, il me semble qu'il était blessé en Espagne, non?
Ce commentaire a été modifié.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
Tu as raison, ma formulation est mauvaise, j'aurais pas du parler de 5 numéros 10 mais de 5 joueurs offensifs (en plus d'une pointe), mea culpa.

N'empêche cette équipe en phase offensive (c'est à dire une grande partie des matchs), c'était la Chevauchée des Walkyries. Leandro et Junior jouaient si haut qu'ils forcèrent Telê Santana a replacer Socrates et Falcao dans l'axe. Et comme tu l'as dit, Toninho Cerezo qui était censé couvrir l'arrière-garde aimait beaucoup batifoler dans le camp adverse.

Dirceu, il joue la 1ère mi-temps contre l'URSS et effectivement il se blesse pour la suite du tournoi.
Tu n'avais pas à t'excuser. Je me posais juste la question. Je me souviens que du haut de mes 10 ans et après les deux premiers matches, j'étais persuadé que les Brésiliens portaient des maillots jaunes (ou même or tant ils brillaient sous le soleil espagnol) parce que comme au Tour de France, c'était la couleur des meilleurs. Le méchant Gentile m'a brutalement ramené sur terre, bien aidé par Rossi.

C'est vrai qu'ils étaient incroyables (Eder, quel pied gauche), sauf à leurs deux extrémités, Waldir Peres et Serginho, donc... Je me rappelle aussi d'un article de Onze lors d'une tournée européenne du Brésil en 1983 qui disait "Careca, 4 buts en 4 matches, le centre-avant qui a tant manqué l'été dernier à la seleçao."
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:25  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Vu que je suis parti sur ma série de portraits, j'enchaîne ici sur ceux du Brésil 82 (comme pour le Brésil 70 plus bas, je n'ai bien sûr pas écrit ceux de Zico, Socrates et Falcao, déjà classés dans le top sudam de So Foot), avec en bonus les deux grands absents en attaque...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:26  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
-JUNIOR
Dans le top 3 des meilleurs arrières gauches brésiliens de l'histoire (avec Nilton Santos et Roberto Carlos), digne représentant de la grande école des latéraux brésiliens, aussi à l'aise en phase offensive qu'en phase défensive, excellent à la récupération et formidable contre-attaquant. Un latéral avec une technique de numéro 10, jouant quasiment comme un meneur de jeu excentré ! Junior fut l'une des stars de l'inoubliable Brésil 82 (nommé dans l'équipe-type du tournoi), auteur d'un but magnifique contre l'Argentine, et joueur emblématique du grand Flamengo des 80's, triple champion du Brésil (1980, 1982, 1983), vainqueur de la Copa Libertadores et de la Coupe Intercontinentale 1981, où le club carioca surclasse Liverpool 3-0 ! Parti ensuite au Torino, le génial moustachu se mue en milieu de terrain, à sa demande – c'est à ce poste qu'il avait débuté le football. Durant ses trois années turinoises, Junior s'impose comme le patron des Granata, aussi bien dans l’entre-jeu que dans les vestiaires, au point d'être élu meilleur joueur de Serie A 1984-1985 par la presse sportive, dès sa première saison en Italie ! Pas un mince exploit dans un championnat où évoluent alors des joueurs du calibre de Maradona, Platini, Zico, Falcao, Conti, Zoff, Rummenigge, Rossi, Scirea, Boniek, Altobelli, Souness ou encore Elkjaer-Larsen et Briegel qui mènent l'inattendu Hellas Vérone au Scudetto 1985, damant le pion au Toro, 2e malgré les belles prestations de l'équipe et de sa star auriverde. Après un bon Mondial 1986 et deux dernières saisons italiennes à Pescara, Junior boucle la boucle. De retour au pays, il guide Flamengo vers un nouveau titre de champion en 1992, avant de mettre un terme, à 39 ans, à une carrière longue de 19 ans. Amoureux du beau jeu, il enchaîne ensuite sur une carrière dans le beach soccer, où il excelle là aussi (sacré cinq fois de suite champion du monde), pour finalement se reconvertir, avec succès, comme commentateur télé.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:26  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 3
-CARECA
Careca, c'est bien sûr le plus grand attaquant brésilien des 80's, sans doute le meilleur Brésilien à la Coupe du monde 1986 – et l'un des meilleurs joueurs tout court du Mondial mexicain (5 buts) – et le complément parfait de Maradona au Napoli, formant avec "El Pibe de Oro" un duo offensif fabuleux à partir de l'été 1987 : il est ainsi l'autre grand artisan du succès napolitain en Coupe UEFA 1989 (doublé face au Bayern en demie, buteur en finale aller et retour contre Stuttgart) ainsi que du deuxième Scudetto des Partenopei en 1990. Mais ce sont aussi des débuts fracassants avec son club formateur de Guarani (qu'il mène à son premier et unique titre de champion du Brésil en 1978, une énorme surprise), quatre saisons de haut vol au São Paulo FC (champion du Brésil et meilleur buteur du Brasileirão en 1986) où son duo avec Müller fait des étincelles, et surtout une question jamais résolue, véritable must du "foot-fiction" : et si Careca, promis à être l'avant-centre titulaire du Brésil 82, n'avait pas eu cette maudite pubalgie à quelques jours du coup d'envoi du Mondial ? Combien de buts aurait-il marqués sur les services de Zico, Falcao et Socrates ? Et jusqu'où serait allé le Brésil ? On ne le saura jamais : Careca blessé, Reinaldo "blacklisté" par la junte militaire, Télé Santana alignera le maladroit Serginho, laissant tout un peuple à ses regrets éternels... Careca aura l'opportunité de disputer un nouvelle Coupe du monde en 1990 mais son ami Diego Maradona lui joue un vilain tour en offrant à Caniggia le but qui élimine la Seleçao dès les 8es de finale. Qu'à cela ne tienne, reste le souvenir d'un fantastique avant-centre – sans conteste l'un des meilleurs au monde durant les années 80 -, rapide, technique, puissant, toujours parfaitement placé, bon des deux pieds, d'une adresse remarquable devant le but et adulé par les supporters dans tous ses clubs !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:27  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 3
-TONINHO CEREZO
Ses larmes lors du fameux Brésil-Italie 1982 ont fait le tour du monde. On jouait alors la 25e minute et sa transversale manquée avait permis à Paolo Rossi de donner l'avantage à la Nazionale. Si cette erreur a terni un Mondial jusque-là quasi parfait, Toninho Cerezo reste malgré tout un monument du foot brésilien et l'un des meilleurs milieux défensifs de l'histoire du Brésil. Athlétique, résistant et travailleur, il avait toutes les qualités nécessaires pour son poste, même si sa technique remarquable et sa vision du jeu auraient pu en faire un n°10 presque partout ailleurs. Mais le Brésil 82 disposait déjà de Zico, Falcao et Socrates pour mener le jeu, ce qui n'empêchait pas Cerezo, théoriquement seul milieu purement défensif du onze, de monter leur prêter main forte... parfois trop ! Maudit en sélection comme toute la fabuleuse génération brésilienne des 80's, Cerezo s'est en revanche forgé un énorme palmarès en club : sept titres de champion d'Etat avec l'Atletico Mineiro (et deux Ballons d'Or brésiliens en 1977 et 1980) ; deux Coppa Italia avec la Roma ; une Coupe des Coupes, un Scudetto et trois Coppa Italia avec la Sampdoria ; deux Coupes Intercontinentales et une Copa Libertadores avec São Paulo ! Ne manque que la C1, malgré deux finales disputées : la première en 1984 avec la Roma de Liedholm (où il formait un carré magique avec Di Bartolomei, Falcao et Conti), la seconde en 1992 sous le maillot de la "Samp d'oro". Une déception compensée en partie par la moisson de titres réalisée avec le grand São Paulo FC de Telê Santana, tombeur du Barça de Cruyff en 1992 puis du Milan de Capello en 1993 - match dont Cerezo est élu meilleur joueur, à 38 ans... Preuve d'une carrière à la longévité exceptionnelle, débutée en 1972 à l'Atletico Mineiro et terminée dans le même club en 1988, à l'âge de 43 ans !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:28  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 3
-LEANDRO
Telê Santana disait de lui : « Leandro a été le meilleur latéral droit que j'ai vu jouer dans toute l'histoire du football brésilien. » Sachant que le mythique technicien brésilien a vu évoluer des légendes du poste comme Djalma Santos, Carlos Alberto ou Cafu, cela suffit à situer le niveau du bonhomme ! S'il est impossible de départager ces quatre monstres sacrés, nul doute que Leandro fait partie de la même caste, celle des plus grands latéraux droits de l'histoire du foot brésilien et même mondial. Un constat partagé par Jorginho, son successeur à Flamengo et en sélection : « Leandro était la référence ultime. Bien que j'ai été champion du monde, je crois que j'étais très loin d'avoir ses qualités. » Inoubliable latéral droit du Brésil 82, à seulement 23 ans, il était l'arme secrète de la Seleçao et faisait quasiment office d'ailier droit avec ses montées incessantes. Énorme techniquement, hyper élégant, grand dribbleur, doté d'une superbe qualité de centre, endurant... Leandro était aussi fort en phase offensive que défensive. En club, il fit toute sa carrière à Flamengo durant la période dorée du club carioca, qui régna sur le Brésil, l'Amérique du Sud et le monde au début des 80's. Une équipe fabuleuse (Leandro et Junior sur les côtés, Mozer en défense centrale, Andrade et Adilio au milieu, Zico en n°10 et maestro, Tita et Nunes devant...) qui trusta tous les titres possibles : quatre titres de champion du Brésil entre 1980 et 1985, la Copa Libertadores 1981 contre les Chiliens de Cobreola et, l'apothéose, la Coupe Intercontinentale 1981 qui vit Flamengo donner une leçon de football (3-0) au Liverpool de Paisley et Dalglish. Leandro aura beau manquer le Mondial 1986 par solidarité avec son partenaire Renato Gaucho, exclu par Telê Santana, il restera une idole éternelle de Flamengo et de la Seleçao !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:28  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
-EDER
Le magnifique ailier gauche du Brésil 82, qui a sillonné le pays durant toute la décennie, notamment à Gremio et à l'Atletico Mineiro. Au début des 80's, les deux clubs sont, avec Flamengo, les meilleures équipes brésiliennes et les principaux pourvoyeurs de la sélection. Eder connaît d'ailleurs ses plus belles années en club avec O Galo, aux côtés des Cerezo, Reinaldo et Luizinho. L'Atletico Mineiro remporte cinq titres de champion d'Etat entre 1980 et 1985 (Eder en décrochera sept au total au cours de ses trois passages au club de Belo Horizonte), en partie grâce aux performances de son ailier gauche, élu Ballon d'argent brésilien en 1983. Mais c'est sous le maillot de la Seleçao qu'il va véritablement exploser à la face du monde, en particulier au Mondial 1982 qu'il illumine de sa classe et de son talent ! Si l'on devait décrire Eder, on pourrait ainsi le résumer parfaitement à ses deux buts inscrits au premier tour contre l'URSS et l’Écosse. Deux purs chefs-d’œuvre dégainés grâce à la même arme : son pied gauche, capable de déclencher la foudre face aux Soviétiques, avec une demi-volée supersonique en lucarne - après une feinte de corps exquise de Falcao - comme de distiller la plus extrême finesse, avec ce sublime lob sur le gardien écossais. Charismatique, beau gosse et superbe joueur : l'idole de la gente féminine et de toute une génération d'ailiers gauches !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:29  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
-DIRCEU
A la veille du Mondial 1978, trois joueurs font figure de leader potentiel de la Seleçao : Rivelino, la légende du Brésil 70, désormais à Fluminense, Zico, le jeune n°10 de Flamengo, annoncé comme la future star du foot brésilien, et Falcao, irrésistible avec l'Internacional, double champion 1975-1976. Pourtant, le premier, vieillissant et de retour de blessure, verra l'essentiel des matchs du banc ; le second, peu à son aise dans le système restrictif de Claudio Coutinho, sera plutôt discret ; quant au troisième, un désaccord avec le sélectionneur le privera inexplicablement de Coupe du monde. A leur place, c'est Dirceu, l'ancien milieu offensif de Botafogo alors au Vasco de Gama, qui s'imposera comme le vrai meneur du Brésil 78. Remplaçant en début de tournoi, celui-ci fait son entrée dans le onze pour le troisième match de poule face à l'Autriche, après deux nuls inauguraux décevants. Auteur d'un doublé face au Pérou au second tour, puis de nouveau buteur contre l'Italie lors du match pour la 3e place, Dirceu est élu troisième meilleur joueur d'un Mondial argentin terriblement frustrant pour la Canarinha, seule équipe invaincue de la compétition. Milieu gaucher doté d'une grande vision du jeu et d'une superbe technique, excellent tireur de coups de pied arrêtés, il aura disputé trois Coupes du monde (remplaçant en 1974 et 1982) et connu une belle carrière en club – malgré un palmarès plutôt maigre -, du Brésil à divers clubs italiens (Hellas Vérone, Napoli, Ascoli...) en passant par ses trois saisons à l'Atletico Madrid, club où, comme partout ailleurs, il laissa un très bon souvenir. Dirceu mourut dans un accident de voiture à Rio, en 1995...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:29  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 5
-REINALDO
Au cours des dernières décennies, les supporters de l'Atletico Mineiro ont vu passer des footballeurs du calibre de Dada, Mazurkiewicz, Cerezo, Eder, Luizinho, Paulo Isidoro, Nelinho ou encore Ronaldinho. Pourtant, faites un sondage sur le plus grand joueur de l'histoire du Galo, la réponse sera presque unanime : Reinaldo ! Icône du club (dont il est toujours le meilleur buteur avec 255 buts), celui-ci est reconnu comme l'un des meilleurs attaquants brésiliens des décennies 70 et 80 et l'un des plus talentueux qu'ait produit le foot auriverde. Son grand rival Zico disait même de lui qu'il était « le joueur qui aurait pu s'approcher le plus de Pelé ». Malheureusement, si l'Atletico Mineiro et Reinaldo ont survolé le Minas Gerais durant près de dix ans (huit titres de champion d’État entre 1976 et 1985), ils ont souvent joué de malchance à l'échelon supérieur. En 1977, le Galo réalise ainsi un Brasileirão quasi parfait, invaincu et porté par un Reinaldo auteur de 28 buts en 18 matchs, meilleur ratio de l'histoire du championnat brésilien. Mais ce dernier est suspendu pour la finale, perdue aux tirs au but face au São Paulo FC. Rebelote pour la finale du Brasileirão 1980, où le club alvinegro s'incline de nouveau sur le fil contre le Flamengo de Zico - Reinaldo inscrit les trois buts du Galo sur la double confrontation mais est expulsé injustement au retour. Un match qui marque le début de l'intense rivalité entre les deux meilleurs clubs brésiliens (avec Gremio) du début des 80's, principaux pourvoyeurs de la Seleçao. La revanche, lors de la Libertadores 1981, sera encore plus houleuse : l'Atletico Mineiro finit à 6 contre 11, avec une nouvelle exclusion sévère d'O "Rei" (son surnom depuis la saison 77), laissant filer Flamengo vers la victoire finale. Avec la Seleçao, il ne sera pas plus heureux. Titulaire au début du Mondial 1978, il ne s'épanouit pas dans le système de Claudio Coutinho et n'inscrit qu'un seul but. Et il ne sera même pas retenu pour la Coupe du monde 1982 : officiellement blessé, il aurait surtout payé son opposition à la junte militaire. Politisé et charismatique, Reinaldo fêtait en effet tous ses buts le poing levé, en hommage aux Black Panthers. Il sera d'ailleurs élu en 2004 à Belo Horizonte sous les couleurs du Parti des travailleurs. Entre-temps, il avait dû prendre sa retraite à seulement 31 ans, victime de blessures récurrentes au genou.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:30  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 3
-ROBERTO DINAMITE
Sans doute l'un des meilleurs attaquants brésiliens des années 70 et 80 (derrière Careca), légende éternelle du Vasco de Gama malgré un palmarès plutôt maigre (un titre de champion du Brésil en 1974 et quelques titres de champion d'Etat). Roberto, c'était un surnom, "Dinamite", trouvé par un journaliste d'un quotidien sportif local après un magnifique but de l'artilleur du Vasco - alors âgé de 17 ans - face à l'Internacional, au Maracaña... Et puis, des buts, beaucoup de buts ! Durant deux décennies, Roberto Dinamite va faire exploser les défenses brésiliennes : 708 buts en un peu plus de 1000 matchs joués avec Vasco (meilleur buteur de l'histoire du club), dont 190 buts en championnat du Brésil, ce qui en fait le meilleur buteur de l'histoire du Brasileirao... Un vrai tueur à gages, réputé pour sa facilité technique et sa participation au jeu mais surtout pour ses qualités de buteur hors-normes : une superbe frappe de balle, un excellent placement et un sens du but inné. Une réputation que Roberto Dinamite entretient également avec la Seleçao, avec un ratio plus qu'honorable de 26 buts en 47 sélections. Il débute le Mondial 1978 sur le banc, barré par Reinaldo, l'avant-centre de l'Atletico Mineiro. Mais Roberto va finir par s'imposer à la pointe de l'attaque, inscrivant trois buts. Pourtant, il vivra l'édition suivante, en 1982, dans la peau d'un remplaçant alors que Careca et Reinaldo sont absents et que Serginho accumule les ratés devant. Le joueur sortait, il est vrai, d'un échec au Barça deux ans plus tôt : recruté à la demande du coach catalan Joaquim Rifé, il voit l'homme de la Coupe des coupes 1979 être remplacé sur le banc par Helenio Herrera et ne parviendra jamais à convaincre "Il Mago". Peu importe, Roberto Dinamite retournera au Vasco faire ce qu'il fait de mieux : marquer ! Il formera même une fameuse doublette à la fin des 80's avec son successeur désigné... un certain Romario (dont il était l'idole de jeunesse).
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Superbes portraits !!!
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Quel festival, Mr Proviste ! Merci.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  15:18  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Parmi les autres milieux offensifs du Brésil 82, n'oublions pas Paulo Isidoro, l'ancien joueur de l'Atletico Mineiro et de Gremio, rentré plusieurs fois en cours de match lors du Mondial : en club, il jouait plutôt comme un meneur de jeu axial mais avec la Seleçao, Telê Santana l'utilisait en milieu droit voire ailier droit pour faire le pendant d'Eder.
El_Tabasseur Niveau : DHR
Vous en venez même à me faire regretter cette époque alors que je suis né en 91..
16 réponses à ce commentaire.
Superbe article. Très exactement ce que je m'attends a lire sur Sofoot.
Ce commentaire a été modifié.
GreatestShowOnField Niveau : DHR
Tout pareil !
Entre 2-3 articles complètement jobar, lire un pan d'Histoire peu ou pas connu du grand public/puristes, c'est ça qui me fait aimer votre site.

Continuez les gars.

Ah et, euh...merci !
1 réponse à ce commentaire.
Verrattitiamo Niveau : District
Beau travail so foot!
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Excellent article de fond: sans Pelé, le Brésil aurait-il gagné ?
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  05:02  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Ca mériterait de plus amples développements mais je dirais que oui. Le Brésil avait, même sans Pelé, la plus grosse équipe de ce Mondial et de loin le plus bel effectif (aussi bien réel que potentiel) : faut quand même voir qu'ils se sont permis de laisser à la maison des joueurs aussi forts que Dirceu Lopes et Ademir da Guia, meneurs de jeu respectifs de Cruzeiro et Palmeiras (voir plus bas), ou encore l'avant-centre de Santos Toninho Guerreiro, qui avait pris la succession de Coutinho avec le Peixe...
Et mine de rien, quand on regarde leur parcours, le Brésil n'a réellement été mis en difficulté que sur deux mi-temps : les premières périodes de la demie contre l'Uruguay et de la finale face à l'Italie.

Après, reste l'éternel débat relevant du foot-fiction : et si l'Italie avait aligné en même temps sur le terrain Rivera et Mazzola ? On ne saura jamais (perso, je pense que ça n'aurait pas suffi pour autant mais c'est mon avis)...
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Et aussi que les italiens étaient un peu "carbo" après leur demie à rallonge.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  11:58  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Tout à fait ! C'est Boninsegna, Mazzola et Burgnich qui en parlaient d'ailleurs dans une interview, reconnaissant qu'ils n'avaient plus de jambes après la demie face à la RFA et qu'ils s'étaient retrouvés complètement crâmés en 2e mi-temps contre le Brésil...
3 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  14:24  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
Très bel article sur ce personnage essentiel du foot brésilien et décisif dans le succès au Mexique !
Je ne peux évidemment pas me contenter de trois lignes sur Saldanha, je reviendrai poster mon hommage après le taf.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Alain, je crains qu'il n'y ait plus de Top clubs en juillet !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Rectificatif ! le Top Real vient d'arriver et suscite déjà des polémiques.
Dip n'est pas encore intervenu non plus ? C'est un fan inconditionnel de Saldanha aussi.
3 réponses à ce commentaire.
Merci de ne pas écorcher le nom du grand compositeur de la bossa nova Antonio Carlos Jobim (Tom Jobim pour les intimes).

À noter : Mario Saldanha est mort à Rome en juillet 1990 alors qu'il couvrait la Coupe du monde italienne.

Un très beau livre en portugais qui raconte son parcours :

"Uma Vida em Jogo" de Andre Iki Siqueira.
Ah oui, Jobim Jobam. J'adore
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
C'est con mais ça m'a fait marrer.

Sinon, Saldanha était très pote avec Jobim mais également avec Vinícius de Moraes, soit la doublette gagnante qui composa A Garota de Ipanema, l'une des plus belles chansons du monde.

Et était aussi très pote avec Glauber Rocha, l'un des pilliers du cinema novo.
trotskinou Niveau : DHR
Chtite question, tu es brésilien ?
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Non, je suis tout ce qu'il y a de plus normand !
4 réponses à ce commentaire.
lemoine met son douala où c'est sall Niveau : CFA2
Un excellent article. J'ai eu la dent dure contre nombre de journalistes sofootiens mais les Maggiori, Delanoe, Le Pavous sont excellents et ne me font pas totalement abandonner ce site.

Saldanha était un cadre du parti communiste dans la clandestinité au cours des années 40-50. Il a aussi participé à la guérilla paysanne dans l'Etat du Parana à la fin des années 40.

Un couillu. Avec des idées nobles et brillantes.

Bon allez je file me chauffer ce soir Dropkick Murphys à Sainté!
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:07  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
Vu l'heure tardive, je n'aurai malheureusement pas le temps ni le courage de poster l'hommage à Saldanha que j'avais prévu, mais j'essaierai de le faire demain.
En tout cas, merci à Regis Delanoë pour cet article consacré à un personnage essentiel dans l'histoire du football brésilien et fondamental dans le succès du Brésil 70.

On dit souvent que l'Histoire est écrite par les vainqueurs. Pour le football, les implications sont évidemment moins déterminantes mais quand même... Si Zagallo a eu le mérite de laisser libre cours au talent de ses joueurs et de ne pas chercher à défaire absolument le travail de Saldanha, il convient de rendre à César ce qui est à César en rendant justice à ce dernier : c'est bien Saldanha qui a eu, le premier, l'idée d'associer tous ces n°10. Partant du principe que le Brésil disposait alors d'au moins six meneurs de jeu de classe mondiale (Pelé, Tostao, Gerson et Rivelino, mais aussi Dirceu Lopes et Ademir da Guia - je compte plutôt Jairzinho parmi les ailiers/attaquants purs), il a cherché comment additionner au maximum ces profils et non comment trancher... à la différence notoire d'un certain Valcareggi qui n'a jamais osé titulariser sur le pré Rivera ET Mazzola (une hérésie que je n'arrive toujours pas à comprendre un demi-siècle plus tard).
J'évoquerai d'ailleurs dans mes portraits publiés ci-dessous le cas du fabuleux meneur de jeu de Cruzeiro, Dirceu Lopes, qui formait le duo de créateurs de la Raposa avec Tostao : Joao Saldanha voulait absolument l'emmener au Mexique mais il se heurtait à la volonté du président/dictateur Médici, grand partisan de Dada Maravilha. Deux profils totalement opposés évoluant, ironie de l'histoire, chez les deux grands rivaux de Belo Horizonte : l'artiste de Cruzeiro vs le renard de l'Atletico Mineiro, le joga bonito vs l'efficacité...

Malheureusement pour Saldanha, beaucoup n'ont retenu que le nom de Zagallo et ont oublié son apport inestimable et ses choix cruciaux qui furent la matrice de la formidable Seleçao 70.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  04:53  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
J'ai oublié plein de trucs (ça m'apprendra à écrire si tard) mais l'un des points évoqués dans l'article que je voulais souligner, c'est le repositionnement de Gerson, à mon avis crucial dans les succès du Brésil 70. C'est Saldanha qui a eu le premier l'idée de le faire évoluer comme meneur de jeu reculé, une sorte de "regista" à la Pirlo (ou Luis Suarez époque Inter 64-65), et Zagallo a poursuivi sur cette lancée : Gerson pouvait soit jouer comme un 10 classique, soit jouer dans une position un peu plus basse d'où il pouvait mener le jeu de plus loin (Clodoaldo s'occupant alors des tâches plus défensives) et surtout tirer profit de son jeu long d'une précision chirurgicale. Ce positionnement plus reculé était possible également grâce au placement des deux joueurs offensifs axiaux, Pelé et Tostao, qui n'étaient pas de vrais avants-centres faisant office de points de fixation (ce qui aurait plus convenu pour le coup à Dada ou Paulo Cesar, voire à Toninho Guerreiro de Santos, non sélectionné) mais jouaient plutôt comme des "faux 9" voire des "neuf et demi" : tous deux préféraient avoir un rôle d'attaquants décrochés, en ayant le jeu face à eux plutôt que de recevoir les ballons dos au but. Cette tactique permettait aussi de libérer des espaces pour Rivelino et surtout Jairzinho qui, depuis son aile droite, pouvait repiquer dans l'axe pour terminer les actions...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Merci Alain pour toutes ces précisions.
2 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:10  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
Ce n'est pas forcément directement lié à Joao Saldanha (encore que) mais comme je sais que ça va faire plaisir à certains, je poste ici quelques-uns de mes portraits de joueurs du Brésil 70 n'étant pas cités dans le top 100 Amsud de So Foot, ainsi que de joueurs qui auraient pu intégrer le groupe au Mexique.
Je vais faire ça en plusieurs coms car je crois qu'il y a une limite de signes par commentaire...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:13  //  Aficionado de l'Argentine
Je n'ai rien écrit sur Pelé, Rivelino, Jairzinho, Tostao, Gerson et Carlos Alberto qui sont tous les six déjà présentés dans le top 100 de So Foot.
1 réponse à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:11  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 3
-CLODOALDO
Le successeur de Zito, tant avec la Seleçao qu'à Santos, où il assumait le rôle d'unique milieu défensif. Titulaire avec le mythique Brésil 70 à seulement 20 ans, il formait une magnifique paire avec Gerson. Un milieu de terrain ultra-complémentaire : à Clodoaldo, régulateur élégant et technique (un mix entre Cerezo et Redondo), les tâches défensives et la récupération du ballon ; à Gerson, positionné en meneur reculé (sorte de regista "à la Pirlo"), la création, notamment grâce à son jeu long chirurgical. Mais Clodoaldo, excellent joueur de ballon, pouvait aussi se montrer décisif par son apport offensif. En demi-finale, le Brésil est mené face à l'Uruguay depuis un but de Luis Cubilla à la 19e minute : vingt ans après, les fantômes du Maracanaço ressurgissent autour de l'Estadio Jalisco. C'est Clodoaldo qui sonnera la révolte en égalisant d'une belle demi-volée juste avant la mi-temps, avant que Jairzinho et Rivelino ne terrassent enfin la bête noire uruguayenne. Et en finale, c'est encore lui qui est à l'origine du fameux but de Carlos Alberto en éliminant quatre joueurs italiens à coups de crochets et feintes de corps. Une action qui symbolise à elle seule la vista d'un joueur à l'apport injustement méconnu mais fondamental dans le dispositif de Zagallo... Titulaire à Santos à partir de 1967, dès l'âge de 18 ans, Clodoaldo effectua l'essentiel de sa carrière au Peixe, remportant cinq championnats paulistas et la Supercoupe des champions intercontinentaux 1968, avant de quitter le football de haut niveau à 30 ans, victime d'une sérieuse blessure au genou. Il figure dans l'équipe-type du XXe siècle de Santos, publiée en 1994 par le magazine Placar.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:12  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 3
-ADEMIR DA GUIA
"O Divino" : le surnom d'Ademir da Guia, fils de Domingos da Guia (légendaire défenseur du Brésil 38 et de Flamengo), dit tout de l'empreinte laissée par celui-ci à Palmeiras. "Divin" comme le talent du milieu offensif qui, en 16 saisons et 900 matchs disputés sous le maillot alviverde (un record), s'est imposé comme l'idole absolue du club pauliste ! D'abord dans l'ombre de Santos, qui truste l'essentiel des titres dans la première moitié des 60's, Palmeiras se rebiffe sous l'impulsion d'Ademir, meneur de jeu virtuose et fabuleux passeur, au toucher de balle exceptionnel et à la vision du jeu hors pair. Arrivé au Verdao à l'âge de 20 ans, en 1962, en provenance de Bangu, il connaît des débuts timides avant d'exploser au sein d'une équipe au casting cinq étoiles : Djalma Santos et Julinho, puis Leão, Luis Pereira, Leivinha, Dudu, Cesar Maluco... Résultat des courses : Palmeiras est sacré champion du Brésil à cinq reprises entre 1967 et 1973 et passe tout près du sacre en Libertadores 1968, défait par Estudiantes à l'issue d'une finale au goût amer. Battus 2-1 à l'aller, les Brésiliens s'imposent 3-1 au retour. Manque de chance, le goal-average particulier n'est alors pas pris en compte en Libertadores et il faut donc jouer un match d'appui, remporté par les Argentins (2-0). Forcément, la question brûle les lèvres : comment Ademir da Guia peut-il ne compter que neuf sélections avec le Brésil ? Après ses premières capes en 1965, celui-ci dut ainsi attendre neuf ans pour revoir la Seleçao, avec un seul match disputé à la Coupe du monde 1974 (contre la Pologne) qu'il passa le reste du temps dans l'ombre de Rivelino et Dirceu. Pour beaucoup d'observateurs brésiliens, il aurait dû être titulaire cet été-là. Pour le Mondial 1970, en revanche, la réponse est simple : la concurrence démentielle au poste de meneur de jeu ! Le Brésil 70 comptait en effet quatre numéros 10 de génie, tous alignés dans le onze : Pelé, Tostão, Gerson et Rivelino. Dommage, Ademir, alors au top de sa carrière, n'aurait certainement pas dépareillé dans cette équipe mythique.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:14  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 3
-EVERALDO
Champion du monde 1970, encore un grand latéral gauche produit par le football brésilien. Avec le Brésil 70, il est un titulaire indiscutable, disputant cinq matchs (seulement remplacé par Marco Antonio contre le Pérou). Petite particularité : contrairement à son glorieux prédécesseur Nilton Santos et à ses successeurs Marinho Chagas, Junior, Roberto Carlos ou Marcelo, Everaldo n'était pas un "latéral-ailier" passant son temps dans la moitié adverse. Par souci d'équilibre de l'équipe, il devait en effet compenser les montées de Carlos Alberto sur le flanc droit et restait plus souvent derrière, venant régulièrement prêter main forte à Brito et Piazza dans l'axe de la défense. Lors de ses 24 sélections entre 1967 et 1972, il s'est presque affirmé comme un talisman de la Seleçao, ne connaissant qu'une seule défaite. Outre le maillot auriverde, Everaldo est également devenu une légende sous celui de Gremio, remportant quatre championnats d'Etat avec le Tricolor. Le peuple gaucho l’idolâtre – il était le seul représentant de l'Etat au sein de la Seleçao – et exprime sa colère quand Zagallo ne le convoque pas pour la Coupe de l'Indépendance en 1972. Elle se manifestera quelques semaines plus tard lorsqu'une sélection du Rio Grande do Sul accueille en amical son homologue brésilienne à Porto Alegre, devant 110 000 spectateurs, dans une ambiance hostile. Le match se finit sur un 3-3 épique, avec une énorme prestation d'Everaldo. Mais ce dernier, frustré par son éviction, va commettre l'irréparable à la fin 1972 : pourtant réputé pour son calme, il donne un coup de poing à l'arbitre lors d'une rencontre du Brasileirão contre Cruzeiro. L'arbitre porte plainte contre l'arrière gauche, qui est condamné à une lourde amende ainsi qu'à une suspension d'un an, ramenée à six mois en appel. Démotivé par le football, celui-ci met un terme à sa carrière et décide de se reconvertir dans la politique. L'expérience tournera court : le 27 octobre 1974, Everaldo, sa femme et sa fille décèdent dans un accident de voiture. Il n'avait que 30 ans...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:16  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 3
-DIRCEU LOPES
30 novembre 1966 : près de 80 000 torcedores de Cruzeiro garnissent les tribunes du Mineirão pour la finale aller de la Taça Brasil (ancêtre du Brasileirão) contre Santos. Quintuple champion en titre, le Peixe règne alors sans partage sur le Brésil et domine le foot sud-américain des 60's avec Peñarol. Ce soir-là pourtant, les Pelé, Pepe, Carlos Alberto, Mauros Ramos et autres Zito vont subir leur pire déroute, surclassés par un Cruzeiro injouable : 5-0 à la pause, 6-2 au coup de sifflet final ! Au sein de cette "máquina azul" pilonnant les buts de Gilmar, deux hommes, âgés respectivement de 19 et 20 ans, crèvent l'écran : Tostão, le futur cerveau du Brésil 70, et un petit meneur de jeu d'1,63 m, Dirceu Lopes, auteur d'un triplé. Les deux joueurs, qui formeront entre 1965 et 1972 l'un des plus beaux duos de l'histoire du foot brésilien, éclaboussent la rencontre de toute leur classe et confirment une semaine plus tard au retour, à São Paulo, inscrivant chacun un but lors la seconde victoire de la Raposa (3-2). Véritable artiste, Dirceu Lopes s'affirme alors comme un futur crack du football auriverde : dribbleur exceptionnel et magnifique technicien, il possède, selon la presse de l'époque, « le sang-froid des buteurs et la vision du jeu des créateurs ». Une palette complète qui lui permet d'être aussi à l'aise en attaque qu'au milieu du terrain – en attestent ses 224 buts marqués avec Cruzeiro (2e buteur de l'histoire du club derrière... Tostão).Le bien nommé "Principe do Futebol" sera de tous les succès du club de Belo Horizonte : outre la Taça Brasil 1966, il remporte neuf titres de champion du Minas Gerais (dont cinq consécutifs de 1965 à 1969) et cumule les honneurs individuels, comme la "Bola de Ouro" 1971 (désignant le meilleur joueur du championnat du Brésil). En revanche, il manquera la Copa Libertadores victorieuse de 1976, victime d'une rupture du tendon d’Achille quelques mois plus tôt. Mais la vraie blessure de sa carrière restera son absence du Mondial 1970. International depuis 1967, Dirceu Lopes devait certes faire face à une concurrence jamais vue à son poste, le Brésil disposant de plusieurs n°10 de classe mondiale : Pelé, Tostão, Gerson, Rivelino ou encore Ademir da Guia (lui aussi absent au Mexique). Néanmoins, il était régulièrement convoqué lors des matchs précédant la Coupe du monde et jouissait surtout du soutien du sélectionneur João Saldanha, l'un de ses fans notoires. Malheureusement, l'éviction, à quelques mois du tournoi, du charismatique militant communiste sonna le glas des espérances de Dirceu Lopes. Mario Zagallo, contrairement à Saldanha, accéda en effet aux demandes du dictateur Médici et lui préféra le buteur de l'Atletico Mineiro Dada Maravilha, pourtant infiniment moins talentueux. L'Histoire ne retenant que les vainqueurs, il convenait de rappeler comment, en 1970, la Seleçao s'était privée de celui que Garrincha qualifiait alors de « meilleur joueur du monde ».
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:17  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 3
-DADA MARAVILHA
À l'instar d'El "Trinche" Carlovich, Dario, surnommé Dada Maravilha, aurait fait un parfait 100e du top sud-américain. De lui, Pelé disait lors de la Coupe du monde 1970 : « Tu ne sais pas contrôler, centrer ou passer un ballon, bref tu ne sais pas jouer et tu es là avec nous. Tu dois être un génie. » Ce à quoi ce dernier répondait : « J’étais tellement obsédé par le fait de marquer des buts que je n’ai pas eu le temps d’apprendre à jouer au foot. » Deux phrases résumant parfaitement la carrière d'un attaquant en apparence peu technique et tout sauf gracieux, mais devenu une légende en étant le troisième meilleur buteur brésilien de tous les temps (derrière Pelé et Romario) avec 926 buts ! Car si Dada n'avait rien de l'artiste brésilien typique, il possédait néanmoins des qualités – un jeu de tête exceptionnel et un sens du but et du placement inné – qui en faisaient un redoutable goleador. Des buts, il en a marqués partout, dans toutes les positions, sauf avec la Seleçao, assistant du banc de touche au sacre du Brésil 70. Sa sélection pour le Mondial mexicain fit d'ailleurs polémique, causant en grande partie l'éviction de João Saldanha. L'emblématique sélectionneur communiste refusait en effet de faire appel au buteur du Galo, contre l'avis du président Médici, chef de la junte militaire, et fut limogé au profit de Zagallo. Muet lors de ses six sélections, Dada a en revanche toujours scoré dans les seize clubs de sa longue carrière. Parmi eux, l'Atletico Mineiro occupe une place particulière. Véritable icône du club du Minas Gerais de 1968 à 1974, il inscrit en 1971, face au Botafogo de Jairzinho, le but qui donne au Galo son premier titre de champion du Brésil, damant ainsi le pion à tous les favoris : le Fogão donc, mais aussi le Santos de Pelé, le Cruzeiro de Tostão ou les Corinthians de Rivelino. Son autre exploit interviendra lors de son unique saison à l'Internacional, sans doute la plus belle équipe brésilienne des 70's (avec Cruzeiro). Au sein d'une formation constellée de cracks (le mythique libéro chilien Figueroa, les milieux Carpeggiani et Batista, le maestro Falcao ou encore l'ailier droit Valdomiro), Dada remporte le Brasileirão 1976, dont il finit meilleur buteur. Il ne décrochera pas d'autre titre mais jouera jusqu'en 1986, continuant à enquiller les buts jusqu'à sa retraite, grâce selon lui à sa botte secrète : une petite "branlette" d'avant-match.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:22  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
Et en bonus, vu qu'Alegria mentionne le Botafogo de Saldanha et le fameux 6-2 infligé à Fluminense, mon portrait du héros de la finale du championnat carioca 57 :

-PAULO VALENTIM
Saviez-vous que le meilleur buteur de Boca Juniors dans l'histoire des Superclásico était Brésilien ? Légende boquense, avec ses dix buts inscrits en sept matchs officiels contre River Plate, Paulo Valentim aura marqué le foot sud-américain en devenant l'un des rares Brésiliens à s'imposer en Argentine (l'inverse est plus fréquent). Après avoir fait ses armes à Guarani et à l'Atletico Mineiro, il explose véritablement à Botafogo, composant avec Garrincha, Didi, Nilton Santos et Quarentinha la fabuleuse équipe des "années d'or" du Fogão. La consécration arrive lors de la finale du championnat carioca 1957 : ce jour-là, Botafogo écrase Fluminense 6-2, avec cinq buts de Paulo Valentim, mettant ainsi fin à neuf ans de disette ! Ses buts en série permettent à l'avant-centre alvinegro de postuler à la sélection pour le Mondial 1958 mais une fracture de la cheville enterre ses rêves de titre mondial. Il déclara ultérieurement qu'il n'avait pas voyagé en Suède car Vava et Altafini étaient supérieurs à lui. Valentim vivra toutefois son heure de gloire avec la Seleçao à la Copa America 1959 en Argentine. Déjà double buteur face à la Bolivie, il devient le héros du match contre l'Uruguay : entré alors que la Celeste mène 1-0, il inscrit un triplé qui donne la victoire au Brésil. Si son compteur s'arrêtera à cinq sélections et cinq buts avec la Canarinha, ses performances tapent dans l’œil des dirigeants de Boca, qu'il rejoint en 1960. Chez les Xeneize, il forme un duo offensif mémorable avec Ernesto Grillo, de retour d'Italie. L'ancienne star d'Independiente et du Milan apporte sa science tactique et alimente son partenaire en passes décisives. Valentim n'a pas la virtuosité technique souvent associée aux attaquants brésiliens mais brille par ses qualités de pur n°9 : excellente frappe de balle, puissance, capacité à se défaire du marquage, sang-froid face au but... River devient sa victime favorite et ses duels avec le mythique portier Amadeo Carrizo entrent dans la légende du Superclásico. En cinq saisons à Boca, Valentim glane deux titres de champion d'Argentine et s'affirme comme l'idole de la Bombonera, au point que sa femme est traitée comme une véritable "Première Dame" et bénéficie d'une place spéciale en tribune d'honneur. Et aujourd'hui encore, les hinchas bosteros se rappellent de ce chant devenu un classique dans la première moitié des années 60 : « Tim, Tim, Tim, gol de Valentim ! »
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Je ne connaissais pas ce Valentim: encore un sacré joueur !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Il paraît que Valentim avait de tous petits petons !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Tu régales dans les grandes largeurs mon Manu ! Cette page part directement dans mes favoris ;)
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  12:03  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Héhé de rien, hermano !
Pour une fois que je trouve un article où caser une partie de mes portraits. Et je savais que j'allais trouver un public connaisseur, passionné, curieux et attentif. :)
4 réponses à ce commentaire.
Note : 1
J'ai ma lecture après ma sieste matinale déjà prévue ! Merci, je vais commenter tout ça demain après-midi =)
Ce commentaire a été modifié.
 //  11:42  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 3
Superbes portraits Alain.

Très grand passionné de l'Amérique Latine et ayant vécu en Amérique du Sud, je conçois volontiers que le Brésil a toujours eu une plus grande part d'ombre, un talon d'achille pour moi.
Trop grand, trop beau, trop immense, trop riche ? un peu de tout ça qui, qui m'a freiné à m'y intéresser beaucoup plus que je ne l'ai fait et notamment sur son football. Ne parlant pas portuguais (le comprenant vite fait), ce fut aussi un frein important à m'y rendre quand j'étais pas loin, de même qu'à me plonger dans les livres, les articles pour approfondir à tous points de vues, car on ne peut pas détacher le football brésilien de l'histoire, de la culture, de la société du pays en question.

Donc, j'apprends énormément grâce à toi, à Alegria, à Dip, à Fred Astaire, à ZizouGabor, à Penarol quand il passe dans le coin et à tous les autres qui peuvent témoigner d'une plus grand érudition sur le sujet. La raison pour laquelle je passe encore du temps sur So Foot est celle-ci apprendre et s'enrichir via vos commentaires et échanges, et sur le football brésilien il y a de très grands spécialistes pour combler mes lacunes.

Milles mercis les amis
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  12:03  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Merci amigo ! Je te renvoie l'ascenseur car j'apprécie aussi énormément tes lumières et connaissances sur le foot sud-américain, notamment bolivien et argentin.
C'est également la raison qui me pousse à revenir quasi quotidiennement sur So Foot : je crois que je ne me suis jamais autant cultivé sur le foot que depuis mon inscription sur ce site et c'est dû à vous tous (que je ne nommerai pas, de peur d'en oublier) qui vous reconnaîtrez. ;)
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
C'est vrai que poster et s'injurier sur l'Equipe.fr, Mercatofoot, Sport en direct ou le blog Menès, et j'en passe, n'aide pas trop à s'enrichir !
Ah, l'érudition des "journalistes" et "consultants" de "l'Equipe du mercato" et de "l'Equipe du soir", c'est quelque chose !
2 réponses à ce commentaire.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
J'aurais bien aimé avoir l'avis de Dip (grand connaisseur du foot brésilien) sur certains des joueurs présentés ci-dessus (en particulier Dirceu Lopes et Ademir da Guia, les deux immenses 10 snobés par la Seleçao 70) mais j'ai bien peur que les coms de cet article finissent aux oubliettes et qu'il ne soit jamais au courant de ma sollicitation... :(
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