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Salas : « La Lazio, un rêve »

Souvenez-vous, El Matador. Pendant trois saisons, entre 1998 et 2001, Marcelo Salas le Chilien fit de la Lazio Rome sa maison secondaire : 117 matchs, 48 buts et 6 titres, dont un Scudetto. A l'approche du deuxième derby Lazio-Roma de la saison, en huitièmes de finale de Coupe d'Italie, il feuillette l'album à souvenirs.

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Ce soir, c'est Lazio-Roma en Coupe d'Italie. Vous avez une anecdote de derby ?


Un jeudi après-midi, alors qu'on devait jouer contre la Roma le dimanche suivant, on a décidé avec Almeyda d'aller faire des UV. Moi j'étais en moto et dans une montée, je me casse la gueule et je m'ouvre le mollet. Là, ça se met à saigner beaucoup, alors on appelle le médecin du club, qui vient nous aider. Ils m'ont fait des points sans m'anesthésier parce que sinon, j'aurais pu être contrôlé positif. Le match s'est terminé à 3-3 (novembre 1998), mais j'ai beaucoup saigné parce que je m'étais fait tacler juste à cet endroit. A la fin, j'avais un mal de chien. Mais de toute façon, j'aurais tout donné pour ce club.

Vous vous souvenez de vos débuts à la Lazio ?


Juste avant la Coupe du Monde 98, alors que je jouais à River Plate, beaucoup de clubs me suivaient et la Lazio est venue me trouver. A cette époque, ils avaient un super groupe, des ambitions et ils voulaient frapper un grand coup.

A cette époque, c'était un peu la colonie argentine là-bas...


Mon arrivée au club a justement coïncidé avec le début de cette colonie argentine, avec Diego Simeone, Juan Sebastian Veron, Claudio Lopez, Hernan Crespo, Roberto Sensini et Almeyda, qui était déjà là quand je suis arrivé. On se voyait très souvent, on se faisait des asados, on vivait à la sud-américaine. Donc, je n'ai connu aucune difficulté d'adaptation. En fait, le club ressemblait à l'Universidad de Chile, où j'ai commencé ma carrière. Grosse histoire, grands supporters, mais un manque de titres.

Quels souvenirs gardez-vous de vos années passées là-bas ?


Ce sont sans doute les meilleures de mon passage en Italie. En trois saisons, j'ai gagné six titres : la Supercoupe d'Italie et la Coupe des Coupes en 1998-99, la Supercoupe d'Europe, le championnat d'Italie et la Coupe d'Italie en 1999-00 et enfin la Supercoupe d'Italie en 2000-01. Ma vie était parfaite à Rome. J'habitais dans une super maison juste à côté du centre d'entraînement, à Formello, un coin très tranquille. C'est aussi là-bas que sont nées mes deux filles...

Et votre rapport avec les supporters ?


Les supporters étaient complètement fous, mais fous géniaux. Je sais qu'ils se souviennent de moi encore aujourd'hui et c'est réciproque. C'est pour ça qu'après, durant ma carrière, j'ai toujours dit que mon rêve, c'était de pouvoir porter à nouveau le maillot de la Lazio. Hélas, ça n'a pas pu se faire.

Propos recueillis par Alexandre Gonzalez, avec Eric Maggiori

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