Billet d'humeur - Mercato - Zlatan Ibrahimović en Ligue 1
Nicolas Kssis-Martov
Salaire des footballeurs : Hollande passe à droite ?
Il existerait apparemment une manière éthique de gagner ses ronds dans le football capitaliste. Si on en croit, en tout cas, le président de la République qui a décidé d’utiliser cet angle, comme son prédécesseur, afin de remplir l’actualité d’un peu de storytelling démago... En guise de contre-exemple, évidemment le PSG qatari versus les petits clubs bien de chez nous. Ou comment défendre le contraire de ce que l’on fait tout en oubliant d’ou on vient. La fin du « changement, c’est maintenant » ou le retour des mauvaises habitudes ?
François Hollande, lors de la finale Lyon/Quevilly
La même danse du ventre se reproduit à chaque séquence olympique. Le président en place vient visiter l’INSEP où le gros des compétiteurs français se prépare durement dans l’espoir de ramener le quota irréaliste de médailles fixé par le gouvernement et le CNOSF (souvent en dépit du bon sens et de la simple réalité du rapport de forces international). Il s’agit surtout d’une occasion opportune pour signifier tous les quatre ans quelles sont les vraies valeurs du sport selon la République ; que cette dernière soit de droite ou de gauche. Et ainsi d’offrir quelques réconforts à de vaillants soldats athlétiques qui trouvent toujours, sans oser le dire ouvertement, que leur rétribution ne reflète pas vraiment ce qu’ils apportent à la France, surtout dès que les tireurs à la carabine ou les adeptes du canoë en slalom comparent leur ratio « podium/rémunération » avec celui des footeux. Dans le contexte actuel, c’est aussi le bon timing pour renvoyer les Bleus à leur devoir envers le pays, tout en les enrégimentant de fait dans le débat sur le patriotisme économique et l’exception fiscale tricolore. François Hollande au micro : « Tous les sportifs que j’ai rencontrés vont porter les couleurs de la France parce qu’ils aiment la France, ils aiment leur sport, ils aiment la compétition, sans que pour autant cela ne représente une recherche de gain, et ils en sont honorés toute leur vie. »
Le « président normal » est donc venu rassurer ces altruistes qui courent, malgré tout et comme tout le monde, après les sponsors, surtout depuis la découverte d’un trou béant dans les caisses du ministère des Sports, et donc d’une menace afférente sur les primes promises aux éventuels médaillés. Mais au-delà de la reconnaissance de la nation envers le petit peuple des stades – qui évoque souvent hypocritement l’amour du sport, faute de pouvoir profiter de la même bulle économique que le foot –, le socialiste en a profité pour égratigner un PSG qatari, sûrement symbolique à ses yeux du précédent quinquennat : « Il y a des équipes qui arrivent à gagner, y compris dans le sport professionnel, sans avoir nécessairement des rémunérations très importantes. » D’ailleurs, à ce propos, il faudra qu’il nous explique où se situe cette fameuse frontière séparant les « rémunérations très importantes » des fiches de payes acceptables dans un pays où le salaire médian tourne autour de 1600 euros par mois (c’est-à-dire que la moitié des employés et ouvriers touchent moins). On peut douter que, de ce point de vue, les Montpelliérains, champions de France 2011/2012, soient à ce point à plaindre ou à féliciter.
Un discours de droite ?
Le discours hollandiste se révèle d’un coup d’une naïveté déconcertante pour quelqu’un qui a toujours affirmé aimer et comprendre la question. En premier lieu parce que la réalité du foot européen, et même français, démontre au contraire que l’augmentation de la masse salariale d’un club reste généralement gage de performance, à défaut de déboucher automatiquement sur un titre. Ensuite, parce que dans la course aux armements à crampons, y compris en L1, les dix dernières années confirment plutôt cette logique, ce qui justement se traduit par la faiblesse en retour des équipes française en Ligue des champions et même en Europa League. L’anomalie, aussi sympathique et talentueuse soit-elle, de l’équipe de Louis Nicollin ne peut effacer une tendance lourde. En général, la gauche regarde l’ensemble pour comprendre la situation particulière, et non l’inverse. Et se focaliser sur une exception pour en tirer des leçons de morale sur la vie ou à distribuer à l’ensemble du corps social concerné, c’est finalement penser à droite. Autrement dit : c'est imaginer que le self-made-man éradique, par sa seule volonté, les lois sociales et économiques, donc que l’égalité des chances sur les pelouses s’avère possible en dépit de tout ce qu’il est possible d’observer.
Certes, une belle phrase sortie au détour d’une visite dans le centre délabré de l’excellence athlétique nationale (vieil héritage du gaullisme sportif qui rêvait d’élever la France au rang de grande puissance des anneaux) ne résume pas une politique sportive... ni fiscale. Il n’empêche qu'à force de pointer bons et mauvais footballeurs pros en fonction de leur niveau de salaire (négociés en nets, le plus souvent), ne passerait-on pas à coté du vrai rôle de l’État dans le cadre d’un capitalisme régulé, c’est-à-dire organiser la solidarité et garantir la fonction sociale du football ? Pour le reste, que chacun s’amuse à dilapider son argent ; du moment qu’il se soumet à la règle commune de l’impôt.
Une bien-pensance de gauche ?
Il y avait pourtant de quoi s’exprimer à ce propos. Les JO vont se tenir dans une perfide Albion qui ouvre largement ses bras aux exilés fiscaux, dont nombre de nos pros tricolores ! Avec un peu de finesse, les esprits si facilement indignés par l’arrivée des stars au PSG devraient se réjouir de l’inestimable contribution que les salaires mirobolants de Zlatan Ibrahimović et Thiago Silva ne vont pas manquer d’apporter au budget de l’État, bien davantage en tout cas que celles de beaucoup d’actuels internationaux évoluant en Premier League ou en Bundesliga (au hasard). De quoi réviser également le jugement de certains sur le coût de l’immigration… Madame Roselyne Bachelot aurait peut-être dû y penser avant de s’emporter sur iTélé avec, pour le coup, une logorrhée qui basculerait presque dans le « Travailleurs, travailleuses, on vous ment » : « Ça suscite chez moi de l'indignation et presque du dégoût de voir ces salaires absolument incroyables, alors que dans nos petits clubs de football, on se bat comme des chiens pour arriver à faire vivre ces clubs. »
Car l’ancienne ministre en charge, directement ou indirectement, du sport, serait bien inspirée de se pencher sur les réformes du gouvernement dans lequel elle a longtemps siégé et de l’ancienne majorité à laquelle elle appartient toujours, en principe, et qui n’ont pas franchement aidé ces fameux petits clubs à traverser la crise économique (on pense aux réformes territoriales, par exemple). Ce qui ne se révéla notamment pas sans conséquence - même si cela n’en constitue certainement pas la cause principale - sur la chute spectaculaire des effectifs de la FFF sous l’ère Sarkozy. Et quant à l’actuelle réalité du PSG, l’ex-ministre pourra sûrement y consacrer un chapitre de son prochain livre sur le bilan des années Sarko. Pour le titre, on lui conseillerait quelque chose comme Du Qatar à Maurras.
Le « président normal » est donc venu rassurer ces altruistes qui courent, malgré tout et comme tout le monde, après les sponsors, surtout depuis la découverte d’un trou béant dans les caisses du ministère des Sports, et donc d’une menace afférente sur les primes promises aux éventuels médaillés. Mais au-delà de la reconnaissance de la nation envers le petit peuple des stades – qui évoque souvent hypocritement l’amour du sport, faute de pouvoir profiter de la même bulle économique que le foot –, le socialiste en a profité pour égratigner un PSG qatari, sûrement symbolique à ses yeux du précédent quinquennat : « Il y a des équipes qui arrivent à gagner, y compris dans le sport professionnel, sans avoir nécessairement des rémunérations très importantes. » D’ailleurs, à ce propos, il faudra qu’il nous explique où se situe cette fameuse frontière séparant les « rémunérations très importantes » des fiches de payes acceptables dans un pays où le salaire médian tourne autour de 1600 euros par mois (c’est-à-dire que la moitié des employés et ouvriers touchent moins). On peut douter que, de ce point de vue, les Montpelliérains, champions de France 2011/2012, soient à ce point à plaindre ou à féliciter.
Un discours de droite ?
Le discours hollandiste se révèle d’un coup d’une naïveté déconcertante pour quelqu’un qui a toujours affirmé aimer et comprendre la question. En premier lieu parce que la réalité du foot européen, et même français, démontre au contraire que l’augmentation de la masse salariale d’un club reste généralement gage de performance, à défaut de déboucher automatiquement sur un titre. Ensuite, parce que dans la course aux armements à crampons, y compris en L1, les dix dernières années confirment plutôt cette logique, ce qui justement se traduit par la faiblesse en retour des équipes française en Ligue des champions et même en Europa League. L’anomalie, aussi sympathique et talentueuse soit-elle, de l’équipe de Louis Nicollin ne peut effacer une tendance lourde. En général, la gauche regarde l’ensemble pour comprendre la situation particulière, et non l’inverse. Et se focaliser sur une exception pour en tirer des leçons de morale sur la vie ou à distribuer à l’ensemble du corps social concerné, c’est finalement penser à droite. Autrement dit : c'est imaginer que le self-made-man éradique, par sa seule volonté, les lois sociales et économiques, donc que l’égalité des chances sur les pelouses s’avère possible en dépit de tout ce qu’il est possible d’observer.
Certes, une belle phrase sortie au détour d’une visite dans le centre délabré de l’excellence athlétique nationale (vieil héritage du gaullisme sportif qui rêvait d’élever la France au rang de grande puissance des anneaux) ne résume pas une politique sportive... ni fiscale. Il n’empêche qu'à force de pointer bons et mauvais footballeurs pros en fonction de leur niveau de salaire (négociés en nets, le plus souvent), ne passerait-on pas à coté du vrai rôle de l’État dans le cadre d’un capitalisme régulé, c’est-à-dire organiser la solidarité et garantir la fonction sociale du football ? Pour le reste, que chacun s’amuse à dilapider son argent ; du moment qu’il se soumet à la règle commune de l’impôt.
Une bien-pensance de gauche ?
Il y avait pourtant de quoi s’exprimer à ce propos. Les JO vont se tenir dans une perfide Albion qui ouvre largement ses bras aux exilés fiscaux, dont nombre de nos pros tricolores ! Avec un peu de finesse, les esprits si facilement indignés par l’arrivée des stars au PSG devraient se réjouir de l’inestimable contribution que les salaires mirobolants de Zlatan Ibrahimović et Thiago Silva ne vont pas manquer d’apporter au budget de l’État, bien davantage en tout cas que celles de beaucoup d’actuels internationaux évoluant en Premier League ou en Bundesliga (au hasard). De quoi réviser également le jugement de certains sur le coût de l’immigration… Madame Roselyne Bachelot aurait peut-être dû y penser avant de s’emporter sur iTélé avec, pour le coup, une logorrhée qui basculerait presque dans le « Travailleurs, travailleuses, on vous ment » : « Ça suscite chez moi de l'indignation et presque du dégoût de voir ces salaires absolument incroyables, alors que dans nos petits clubs de football, on se bat comme des chiens pour arriver à faire vivre ces clubs. »
Car l’ancienne ministre en charge, directement ou indirectement, du sport, serait bien inspirée de se pencher sur les réformes du gouvernement dans lequel elle a longtemps siégé et de l’ancienne majorité à laquelle elle appartient toujours, en principe, et qui n’ont pas franchement aidé ces fameux petits clubs à traverser la crise économique (on pense aux réformes territoriales, par exemple). Ce qui ne se révéla notamment pas sans conséquence - même si cela n’en constitue certainement pas la cause principale - sur la chute spectaculaire des effectifs de la FFF sous l’ère Sarkozy. Et quant à l’actuelle réalité du PSG, l’ex-ministre pourra sûrement y consacrer un chapitre de son prochain livre sur le bilan des années Sarko. Pour le titre, on lui conseillerait quelque chose comme Du Qatar à Maurras.
Nicolas Kssis-Martov
La Ligue 1 trop petite pour le PSG ?

















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Et puis pour l'instant il applique une politique de droite. Alors bon je ne sais pas si pour le sport il appliquera la même politique que Sarkozy mais en tout cas, comme d'habitude, les propos démago de nos hommes et femmes politiques à propos du foot sont démago.
Oui les footballeurs gagnent beaucoup, des millions de fois plus qu'un mec qui fait du kayak. Mais à part 2 ou 3 péquenauds, qui s'intéresse à ce sport ? Comme beaucoup d'autres sports ou les rémunérations sont faibles, mais logique au vu de l'argent qui ne tourne (pas) autour.
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On sait que ce sont des démagos au dernier degré mais bon ca fait toujours plaisir de voir quelqu'un le souligner.
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quand il faut revoir ses avantages ( retraites, cumuls etc ) là , gauche, droite, centre ou extrêmes, tout le monde se met d'accord pour ne pas bouger...
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D'ailleurs, on notera que la domination des "riches" sur la C1 se fait par la destruction des moyens des "moins riches" et non par la construction d'équipes géniales, à quelques rares exception près (barcelone, peut-être feu Milan). Les moyens apportés ne profitent donc que modérément au football, on ne créé pas, on n'innove pas, on ne fait que satisfaire la lubie d'un mécène ou assurer la réussite d'un investisseur. Pour cela on décime les effectifs adverses quitte à avoir trop de talent chez soi, et on fait pression pour que la compétition soit si longue et si riche en matchs qu'elle en devient injouable pour celui qui n'a pas 30 internationaux sous contrat.
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Longjumeau pour toujours !
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Le début de l'article est réjouissant, on se dit tiens un journaliste (donc un gaucho), qui tient des propos cohérents,
Puis on continue et la on retrouve les poncifs du journaliste qui ne s'assume pas jusqu'au bout, et qui va de sa petite rengaine sur l'immigration et sur Maurras...
Juste pour rassurer ses potes et son microcosm pseudo intellectuel de mecs qui se sont retrouvé en journalisme comme en voie de garage
Le Patriotisme Français beurk c'est sale,
Mais pour se toucher sur les Irlandais qui braillent leur hymne, ou les Peul qui font la danse de la pluie la c'est beau et authentique...
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Enlever la réforme sur les heures supp sans impôt, alors celle là c'est la meilleure, cette réforme était bonne, et permettait à ceux qui le voulaient de faire des heures supp pour gagner plus d'argent, maintenant comment être motivé...
Enfin bon Hollande est bien mal informé sur pas mal de sujets c'est triste d'être dirigé par des idiots pareil, on a l'impression qu'ils n'ont jamais fait d'études d'économies.
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Cela étant, le gus cherchait une mesure "pour faire de gauche", bah il l'a trouvé. de meme que sarko cherchait une mesure pour mettre en oeuvre le "travaillez plus pour gagner plus", et il était venu avec les heures sup défiscalisées.
bref, on sait que ça sert à que dalle économiquement mais on en a besoin d'un point de vue com politique.
dernier point plus vicieux encore, la mesure pourrie que l'on propose, dont on ne veut pas qu'elle passe et pour laquelle on laisse le soin au conseil constitutionnel d'agir...précédents: déduction rétroactive intérets emprunts (2007). sarko l'a fait mais savait que c'était un gouffre, il a laissé debré and co assumer le role de celui qui empeche cela. résultat, tu gagnes en promettant, tu gagnes en n'ayant pas à appliquer, tu gagnes à ne pas avoir à endosser le fait que tu n'appliques pas. putain, le Droit c'est beau...
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Alors donc, Montpellier une "anomalie" ?
Pour paraphraser un slogan publicitaire fromager - associé un temps à notre nouveau président -, je dirais plutôt que "Montpellier, c'est l'autre pays du football !".
Mais ceci grâce au nouveau PSG, en comparaison des forces de frappes financières respectives! Les thunes que "Loulou" mets dans son club, sont quand même les fruits de marchés publics (le ramassage des ordures) ; un peu de vos impôts locaux en quelque sorte. Ce qui peut faire de vous des actionnaires indirects d'un club comme Montpellier. Et ça, ça ne peut que nous les rendre sympathiques au mieux, ou vous permettre d'avaler la pilule au pire.
Le reste c'est franchement de bonne guéguerre que notre nouveau président enfonce un peu le clou de la "normalité". Il faut le comprendre, la campagne a été longue, épuisante, s'il ne peut pas se lâcher un peu sur le club le plus aimé de France une fois élu ! Le Qatar au PSG, c'est quand même LE leg sarkokyste à la France : on en perçoit d'ailleurs bien l'esprit bling-bling, les coups d'éclats permanent aux mercatos estivaux, largement relayés par les medias.
En même temps, cette ambition démesurée - faire d'un club normal un club exceptionnel en un temps record -, ne pouvait pas se réaliser sans moyen financiers extravagants, et de bien des façons, toujours suspects.
Merci de l'avoir rappelé à M'sieur Hollande pour parler comme l'autre (Bachelot, elle, bon, depuis les vaccins, les millions, et pas les milliards, ne devraient pourtant pas lui faire peur) : il devrait négocier avec Mario Monti, si elle n'existe, une sorte de grosse taxe "Bosman" sur les indemnités de transfert.
Qatari qui rira le dernier.
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Mais je pense l effort est un peu inutile tellement il saute aux yeux que leurs declarations sont juste "populistes", c est a dire n existe que pour s assurer la sympathie d une masse qui ne reflechit pas beaucoup! Et ne se donne surement pas le mal de lire un article de plus de 300 caractere sur le sujet!
Si tous les Russes, Arabes et Chinois qui aiment le foot pouvaient acheter nos clubs et depenser sans compter avec que des joueurs super trop payes, ca serait le reve! Ils remplieraient nos caisses vides pour payer nos retraites etc..
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Zlatan est venu pour le "chalenge sportif"
Il veut remporter la CL avec le PSG
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" on peut être très bien payés et bien jouer collectif et gagner comme l’Espagne"...
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Les gens qui trouvent cela injustes par rapport aux autres sports n'ont qu'à acheter des survetement de l'équipe de france de canoé ou des kimonos de judoka ou non ils peuvent payer un abonnement de 30 euros par mois pour pouvoir suivre le championnat de france de volleyball ou même remplir des stades de 30 000 places et là ils verront comment ces sports évolueront..
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