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  2. // 33e journée
  3. // Reims/Saint-Étienne (2-2)

Sainté entretient l’espoir

Reims n’avait plus gagné depuis le premier mars et devra encore attendre. Tout était pourtant réuni pour voir les Rémois sabler le champagne. Un Signorino des grands soirs, un Brandão plus vrai que nature, et un Agassa étourdissant. Oui, mais non. Cette année, Sainté est au-dessus de tout ça. La preuve par François Clerc. Dans les arrêts de jeu évidemment.

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Quand Brandão remplace Melvut Erding à la 21e minute, il y a forcément deux clans qui se dessinent dans les rangs des supporters stéphanois. Il y a les gentils, un brin naïfs, qui pensent qu’avec le Brésilien, c’est l’assurance de passer un bon moment. Entre coups de coude, coups de folie et coups dans l’eau. Et puis les autres, plus réalistes, qui sont persuadés que Brandão marquera peut-être, mais qu’il finira toujours par s’en sortir avec un raté monumental. Voire deux, voire trois. Ceux-là avaient raison ce soir. Car si le Brésilien a marqué, il aurait aussi pu faire mieux, beaucoup mieux. Pourtant Sainté n’a pas perdu. Et si les Verts étaient sans doute plus costauds que leurs adversaires, ils n’ont pas gagné non plus. Au final, les vacances sont donc encore bien loin. Elle est peut-être là, la conclusion de cette opposition entre un sérieux candidat à la C1 et une équipe qui ne cesse d’hésiter entre l’envie de voir plus haut et sa joie de végéter tranquillement dans le bon ventre mou de la Ligue 1.

Sainté sabré par Charbonnier

Erding qui s’essaie aux petits ponts, Bayal Sall à la reprise de volée, Gradel aux contrôles millimétrés et Lemoine à l’ouverture instinctive : les premiers coups d’éclat sont stéphanois. Indubitablement. Ces Verts-là semblent plus forts, plus frais et s’installent donc logiquement et très vite dans la moitié de terrain rémoise. Christophe Galtier assis, serein, profite du spectacle, le regard confiant. De son côté, Hubert Fournier s’agite anxieusement. Ses bras affolés traduisent une vérité en date du premier mars : sauvés, les Rouge et Blanc n’ont plus rien a gagner cette saison. Tout l’inverse de Stéphanois à qui tout le monde promet la Ligue des champions depuis des semaines. Une explication en guise de révélation. Sans pression, petit à petit et sans avoir l’air d’y toucher, les Rémois inversent la tendance. Peut-être aidés par la sortie d’Erding sur blessure, par la conduite de balle parfois approximative de Romain Hamouma, ils le seront certainement par le jusqu’au-boutisme de Charbonnier à l’origine, avant d’être à la conclusion, d’un bon mouvement rémois. Sans faire de bruit, Reims vient de frapper un gros coup. Abasourdi, Sainté reprend pourtant sa marche en avant. Encore conquérants, mais moins percutants – le coude de Brandão sur Agassa mis à part - les Verts voient les minutes défiler sans jamais parvenir à bousculer l’organisation rémoise.

Signorino, le temps d’un instant


La tête de l’entraîneur stéphanois au moment de rejoindre les vestiaires était peut-être suffisante. Pas besoin de long discours quand le regard confiant s’est mué en une moue dubitative à faire peur. Du coup, Sainté entame sa deuxième période avec la même envie qu’en première. En une touche de balle et en alternant jeu cours et jeu long, Sainté semble reparti pour faire mal à des Rémois toujours bien en place, mais laissant la possession à l’adversaire. Comme en première mi-temps, le premier bon mouvement rémois sera déjà le bon. Presque neuf ans après son dernier but en Ligue 1, Franck Signorino s’arrache sur son côté pour crucifier une défense stéphanoise décidément plus à l’aise avec que sans le ballon. La course folle de Signorino, mélange entre don de soi et accomplissement ultime, aurait dû être la récompense finale d’une performance collective jamais éblouissante, mais toujours maîtrisée. C’est finalement tout l’inverse qui va se passer. Moins de 60 secondes après le break de Signorino, Brandão relance Sainté. L’euphorie rémoise est déjà passée, la domination stéphanoise ne fait en fait que commencer. Le show Agassa aussi. Impeccable par trois fois devant un Brandão oscillant entre lenteur et maladresse, le portier rémois stoppe tout et dégoûte les Verts. Solidaires et accrochés comme jamais à ce qui ressemble fort à leurs derniers espoirs de podium, les hommes de Christophe Galtier ne lâchent rien et sont récompensés dans les toutes dernières secondes. Agassa se détend parfaitement sur la tête de Perrin, mais ne peut rien sur la reprise de François Clerc. Pas de quoi faire péter le champagne, mais suffisant pour préserver leurs derniers espoirs de podium.

Par Martin Grimberghs
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