Saint-Etienne remonte le temps

Sainté, solide leader, accueille le champion de France marseillais. Bienvenue dans les années 70. Quand le football se jouait avec une moustache.

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Paris-SG/Nice


Antoine Kombouaré aurait-il trouvé la bonne formule ? Le repositionnement de Sylvain Armand en défense centrale semble porter ses fruits et le PSG ne prend plus de buts. C'est déjà ça. La défense niçoise, elle, reste sur trois sorties délicates avant de débouler au Parc des Princes. Les Aiglons seront d'ailleurs privés de Mouloungui et peut-être de Mounier. Des absence qui font mal. Le pari du dimanche consistera à faire marquer Mevlüt Erding. Depuis le début de saison, le Turc ressemble plus à une poule ayant trouvé un couteau qu'à un avant-centre international.

Saint-Étienne/Marseille


Double événement à Geoffroy-Guichard. D'une, l'ASSE est leader. De deux, les Verts comptent deux joueurs en Bleus. Les postulats ont la vie dure. Pour autant, les hommes de Christophe Galtier ne désirent pas s'arrêter là et veulent absolument gifler l'ennemi marseillais. Attention à Dimitri Payet, qui marque sur tout ce qu'il cadre. Seulement voilà, les Olympiens restent sur un non-match à Chelsea et comptent bien se rassurer dans le Forez. A cette occasion, André-Pierre Gignac aimerait sucer son pouce, sa marque de fabrique, pour célébrer un but. Une image d'archives sur laquelle Dédé veut absolument mettre un F5.

Arles-Avignon/Auxerre


Franchement, on le sent gros comme une maison. Auxerre possède le profil type de l'équipe qui va donner son premier point à l'ACA. C'est écrit ou presque. Énormes contre le Real Madrid mardi dernier, les Icaunais vont avoir du mal à se remotiver. Passer de CR7 à Piocelle, ça vous fout le moral dans les chaussettes. Il s'agit surtout du seul match opposant deux équipes avec aucune victoire. Aïe. Avec zéro point au compteur, Arles-Avignon veut enfin capitaliser. Histoire de montrer que le bordel environnant n'est qu'un détail. Après tout, l'arrivée de Faruk Hadzigebic au poste d'entraîneur pourrait entrainer le fameux choc psychologique. Enfin, on l'espère.

Monaco/Brest


Les grands débuts de Laurent Bonnart avec l'ASM ? Voilà, grosso modo, la seule question intéressante avant ce match. A domicile, Monaco n'a jamais vraiment soulevé les foules. Doux euphémisme. Alors la venue du solide mais peu sexy promu breton n'aidera pas la billetterie à tourner. Quoi qu'il en soit, Monaco reste sur un match moyen à Lorient et devra se passer de Puygrenier (suspendu). De son côté, Brest n'a rien à perdre et profitera de son escapade princière pour découvrir les joies d'un match à l'étranger.

Nancy/Lyon


Lyon ne pouvait pas mieux tomber pour redorer son blason en championnat. C'est simple, à Picot, Nancy c'est zéro point et zéro but. Peau de zob, nada, que dalle. Un boulevard de doutes que les Lyonnais doivent absolument emprunter pour s'extirper de cette saleté de zone rouge. Leur succès en terre sainte doit leur permettre de relancer la machine. Nancy espère un miracle. Ce dernier est marocain et porte un bouc. M. Hadji, la Lorraine vous regarde.

Valenciennes/Caen


Valenciennes a pour lui ce match contre Marseille où les hommes de Montanier ont explosé l'OM en une mi-temps. Depuis, rien ou presque. VA n'a plus gagné un match et peine à retrouver son football. Une aubaine pour des Caennais qui n'ont jamais triomphé à Nungesser. Paradoxalement, les hommes de Franck Dumas sont toujours invaincus à l'extérieur cette saison et comptent bien le rester. A suivre le duel entre Bisevac et El Arabi. Un match de poids.

Sochaux/Lens


Santini qui fait les causeries, Runje qui fustige ses partenaires, Demont qui monte au front. Ça y est, le RC Lens s'est transformé en Secret Story. C'est le bordel, plus personne ne peut s'encadrer. Pour préparer un déplacement ghetto à Sochaux, on a connu mieux. Car oui, se déplacer aujourd'hui dans le Doubs ressemble à un chemin de croix. La jeune garde sochalienne est complètement folle à la maison. Ça envoie du bois et ça se la joue “Top Buts”. Runje voulait des frappes de Ligue 1. Il va être servi.

Bordeaux/Lorient


Après sept journées, on ne sait toujours pas ce que vaut réellement l'équipe de Bordeaux. Solide un week-end, famélique celui d'après. Vraiment, les Girondins sont schizophrènes. Il faudra se méfier de Lorient, bien que moins fringant que l'année dernière. Les hommes de Gourcuff père semblent aller un peu mieux qu'en août mais demeurent toujours très fragiles, notamment à l'extérieur. Surtout que la destination girondine ne leur réussit pas trop. En effet, les Bretons n'ont jamais gagné à Chaban-Delams. Pis, l'an dernier, ils avaient pris quatre caramels dans les ficelles. Bellion s'était même payé un doublé.

Lille/Montpellier


C'est pour quand le début de saison des Lillois ? On est fin septembre et les Dogues sont toujours aussi indéchiffrables. Pourtant l'effectif est de qualité. Surtout devant. Mais les bonnes prédispositions observées l'année dernière peinent à se confirmer. Il ne faudrait pas que le piètre parcours européen (1 nul et 1 défaite) casse le moral des Nordistes. En même temps, le visiteur héraultais n'est pas au meilleur de sa forme non plus. D'autant que le MHSC n'a plus gagné une élection chez Martine Aubry depuis 1996-1997. A cette époque, la terreur locale s'appelait Djezon Boutoille. Revival.

Rennes/Toulouse


Le choc du week-end. Le second contre le troisième. Oui, vous ne rêvez pas. C'est le haut du panier français. On attend beaucoup de cette équipe rennaise. Séduisante, physique, jeune et donc insouciante. Son milieu de terrain fait rêver. M'Vila, Dalmat, Leroy, Marveaux. N'en jetez plus, la coupe est pleine. Mais l'attaque pose problème. Comment le seul Victor Montano va-t-il faire pour tenir toute la saison ? A vrai dire, Frédéric Antonetti semble se poser la même question. Du côté de Toulouse, on aimerait retrouver la folie estivale. A l'époque, on se disait que Daniel Braaten était un joueur hors norme. Aujourd'hui, il est redevenu ce Norvégien avec un prénom de Gaulois.

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