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  2. // 12e journée

Saint-Étienne assure, Valenciennes est renversant

Vainqueurs à domicile de Troyes (2-0), les joueurs de l’AS Saint-Étienne se rapprochent du trio de tête. Un podium sur lequel les joueurs de Valenciennes, vainqueurs à Bastia au bout du suspense (2-3), s’installent provisoirement.

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Saint-Étienne 2 – 0 Troyes

Un bon Troyes contre un Saint-Étienne en réussite. Un promu en quête de points contre un historique en quête de gloire. Voilà, grosso merdo, ce à quoi les courageux supporters venus braver le froid dans les travées de Geoffroy-Guichard ont assisté. Invaincus lors de leurs cinq dernières sorties, les joueurs de Christophe Galtier entrent bien dans la rencontre. La balle circule, les accélérations de Hamouma font mal et Brandão pèse sur la défense. Un brin trop brouillons, les Stéphanois peinent toutefois à se montrer réellement dangereux. Du pain béni pour des Troyens intéressants mais limités, à l'image d'un Camus bien trop esseulé sur le front de l'attaque. Trop ambitieux pour se laisser endormir par le faux rythme que prenait la rencontre, les Verts réagissent dès la sortie des vestiaires. Tout en technique et en dégaine, Renaud Cohade, la tête levée, dribble, jongle et claque une frappe qui laisse Thuram sans réponse. La prise de pouvoir stéphanoise réveille le promu et son coach, Jean-Marc Furlan, qui lance Marcos et Bahebeck dans l'arène. Désireux de forcer leur destin, les Troyens tentent, mais butent sur Ruffier et finissent par se faire punir. Comme souvent ces temps-ci, le mot de la fin revient à l’homme du moment : Pierre-Emerick Aubameyang. Bien servi au centre, « Aubam’ » claque une belle tête. Thuram repousse, mais le Gabonnais se jette et plante le but du break. La série continue pour les Verts.

Bastia 2 – 3 Valenciennes

Ce Valenciennes-là commence à avoir de la gueule. Et un sacré mental. Toujours aussi séduisants dans le jeu, les Nordistes ont profité de leur virée bastiaise pour prouver à la France du foot qu'ils en avaient également dans la tête. Menés en terre corse, les coéquipiers d'un Foued Kadir exceptionnel ce soir sont revenus de nulle part et s'installent sur le podium. Rapidement menés suite à un but de Kadir, les Corses ont fait leur match. Modeste a égalisé sur pénalty avant que Palmieri, fraîchement entré en jeu, ne vienne valider le bon début de deuxième mi-temps des siens. En difficulté sur la pelouse pourrie de Furiani, les joueurs de Daniel Sanchez ont attendu la fin de la rencontre pour se refaire la fraise. Grâce à l'omniprésent Kadir, d'abord, d'une frappe splendide des trente mètres. Puis grâce à Dossevi, bien servi dans la profondeur, d'une demi-volée bien croisée. Solide dans les jambes et donc, dans la tête, les Valenciennois éjectent momentanément l'Olympique lyonnais du podium. Costaud.


Toulouse 2 – 4 AC Ajaccio

Depuis son but égalisateur totalement fou face à Rennes, les soirs se suivent et se ressemblent pour le pauvre Ali Ahamada. En totale méforme lors de ses dernières sorties, le portier international espoir a une nouvelle fois brillé dans le mauvais sens du terme ce samedi soir, face à Ajaccio. Pourtant, tout avait bien commencé pour le Téfécé. Mis sur de bons rails par Lippini, qui n'a eu besoin que d'une poignée de minutes pour tromper son propre gardien d'un coup de boule sexy, les joueurs d'Alain Casanova n'y arrivent pas. Du coup, les Corses, tranchants, jouent le coup à fond. Privés de Mutu, les protégés d'Alex Dupont ne font pas de complexes. Sammaritano profite d'un ballon mal dégagé par Ahamada pour égaliser. Puis Belghazouani, à l'affut, bénéficie d'un combo mauvaise relance d'Ahamada - mauvais contrôle de Ninkov pour donner l'avantage aux visiteurs. Parti à la pêche en seconde période, le portier du Tef' offre également un but à Diarra, avant qu'Aymen Abdennour ne réduise la marque. À trop pousser pour égaliser en fin de rencontre, les Toulousains, qui n'ont pas su profiter des entrées de Rivière et de Regattin, se font punir en contre. Omniprésent, Belghazouani y va de son doublé. Le Stadium, forteresse toulousaine, tombe pour la première fois de la saison.


Reims 1 – 2 Évian TG

Il aura suffit d'une frappe un peu loupée de Sidney Govou et de beaucoup d'opportunisme pour que Kévin Bérigaud, d'une déviation maligne, ne dégaine le premier coup de feu d'un bon Reims - Évian, duel de style entre un promu en réussite et un ancien du top 10 de Ligue 1 en grosse galère. Battus à Sochaux en début de semaine, les joueurs de Pascal Dupraz ne paraissent pas trop émoussés. Solides dans les duels, ce sont eux qui poussent la défense rémoise à la faute. Pour preuve, le but du break d'Adnane qui, bien lancé en profondeur, se retrouve seul face à un Agassa parti cueillir des mûres en dehors de sa surface, et plante sa banderille. Piqués au vif, les joueurs de Hubert Fournier sortent une grosse fin de match. Relancés par un but contre son camp de Cambon, les Rémois poussent pour égaliser. En vain. Petit coup d'arrêt pour le promu, gros bol d'air pour Évian. Nancy doit se sentir bien seul, ce soir.

Par Swann Borsellino
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"Solides depuis leur victoire face à Marseille, les hommes de Jean-Marc Furlan sont solides". Le comique de répétition ça en devient lourd.
Vous avez aussi un stagiaire autiste chez vous #horsjeu.net
" grosso-merdo" ... je ne vois pas la valeur ajoutée par la vulgarité du commentaire
Ceci dit, bravo St Etienne, n'en déplaise à un certain Benjamin
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