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Saïd Chabane : « Ne pas avoir de regrets »

Saïd Chabane (51 ans) n’était pas né quand Angers a disputé sa dernière finale de Coupe de France en 1957 face à Toulouse (3-6). Le président et actionnaire majoritaire du SCO Angers, qui est aussi à la tête du groupe Cosnelle (agro-alimentaire), a du mal à cacher son impatience avant d’affronter le Paris-SG samedi soir. Un événement qui représente à ses yeux une étape supplémentaire dans le processus d’évolution du club.

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Il semblerait qu’à Angers, une ville réputée très calme, cette finale suscite un engouement rarement vu...
Cela fait soixante ans que les Angevins attendent cela ! Je ne sais pas si vous avez pu voir des images du départ du bus des joueurs vers Paris, mais c’était exceptionnel. Il y a une ferveur incroyable. Je sais que vingt mille de nos supporters sont passés par la billetterie du club. D’autres ont peut-être réservé via celle de la FFF. Il y aura beaucoup d’Angevins au Stade de France samedi soir.

Que représente cette finale pour vous ?
Une étape supplémentaire. On boucle notre deuxième saison en Ligue 1 avec cette finale. On progresse, on avance. Comme je le répète souvent, nous avons l’ambition de pérenniser le club en Ligue 1. Si on parvient à y rester cinq saisons de suite, ce sera vraiment idéal. La saison dernière, nous avions obtenu le maintien assez rapidement. Cette fois-ci, c’est venu un peu plus tard. Mais si on termine lors des trois prochaines saisons à la dix-septième place, ça me va. Ce n’est pas un manque d’ambition. La Ligue 1 est un championnat difficile. Angers n’a pas de gros moyens, et à un moment, on est toujours rattrapé par la réalité économique. En 2017-2018, on cherchera à se maintenir. Rester en Ligue 1 le plus longtemps possible, ce n’est pas un petit objectif.

Quels sont les vrais enjeux de cette finale de Coupe de France ?

Sportivement, vous ne vous offusquez pas quand le Paris-SG est présenté comme le favori de cette finale...
Angers est le challenger. C’est normal. Mais c’est une finale, on va jouer ce match à fond, pour ne pas avoir le moindre regret. Pour arriver jusque-là, ça n’a pas été simple, avec des adversaires comme Bordeaux en quarts de finale (2-1), et Guingamp en demies (2-0), avec contre vous un penalty imaginaire à trois minutes de la fin, alors que le score est de 1-0. Cela aurait pu tout changer si Guingamp avait égalisé... On a fait un beau parcours. Cette finale, nous l’avons préparée sans trop changer nos habitudes. Il y a juste eu cette mise au vert avec le départ pour Paris jeudi. On essaie de vivre l’événement sans se mettre trop de pression inutile. Et puis, la Coupe de France, c’est une merveilleuse compétition, où les plus petits peuvent battre les gros.

« La saison dernière, on avait l'impression qu'Angers devait rester à une certaine place. Cela venait de certains consultants, de certains entraîneurs... Qu'on avait le droit de venir un peu jouer avec les grands, mais pas trop longtemps. »

Et les critiques sur le jeu d’Angers ?
C’était surtout la saison dernière. Cela venait de certains consultants, de certains entraîneurs... On avait l’impression qu’Angers devait rester à une certaine place. Qu’on avait le droit de venir un peu jouer avec les grands, mais pas trop longtemps. Que voulez-vous dire ? Laissons ces personnes parler...

Quel président êtes-vous ?
J’ai un principe : chacun doit s’occuper de son secteur. Avec Stéphane Moulin, l’entraîneur, et Olivier Pickeu, on se connaît parfaitement. Il y a des discussions, beaucoup d’échanges. On peut parfois ne pas être d’accord. Mais ce mode de fonctionnement me convient. Le maître mot, c’est : pas d’ingérence. Avec les joueurs ? Je suis assez proche d’eux, mais chacun son rôle. Nous entretenons des relations de courtoisie.

Il paraît qu’en tribune, vous êtes plutôt du genre démonstratif.
Je vis les choses. Je suis un passionné, j’aime le club. Le football, ce sont des émotions. On a envie de les partager. Il faut parfois aussi savoir prendre du recul. Et puis, je ne suis pas le seul à vivre les choses pleinement dans la tribune d’honneur. Le maire d’Angers (Christophe Béchu, ndlr) avait dit un jour qu’il ne fallait pas avoir un verre à la main quand on regarde un match à côté de moi. Eh bien, je peux vous assurer que quand il assiste à une rencontre du SCO, il n’est pas stoïque (rires).

Si Angers se qualifie pour la Ligue Europa, cela conditionnera-t-il le mercato ?

Bien sûr. Le calendrier sera plus chargé, il faudra donc renforcer l’effectif. Mais ce que je tiens à dire, avant d’envisager une qualification européenne, c’est que le SCO n’a pas besoin de vendre pour vivre. On souhaite conserver au moins 90 % de l’effectif de cette saison, et le renforcer en fonction de nos besoins. J’ai accordé un bon de sortie à Nicolas Pépé. Il y a des avancées en ce qui le concerne, les choses vont bientôt se préciser. Si on peut travailler avec l’ossature du groupe actuel pendant encore au moins deux ans, cela me va très bien.

« Ce qui est dommage, c'est que certains journalistes aient annoncé la reprise du club sans trop vérifier leurs informations. Ils devraient savoir une chose s'ils connaissent un peu l'Afrique : un Algérien ne vendra jamais à un Égyptien. »

Quelles sont les prochaines étapes de la structuration du club ?
On a signé un bail emphytéotique de quarante ans pour l’utilisation du stade Jean-Bouin. Un stade que nous allons rénover, pour améliorer l’accueil des supporters et de nos partenaires. On va investir quelques millions d’euros sur la tribune Colombier (située derrière un but, ndlr). On progresse. Le nouveau centre d’entraînement a été inauguré il y a trois ans, on modernise le stade avec les collectivités.

Angers ne laisse pas indifférent. La preuve, un homme d’affaires égyptien, Hassan Elkholy, a annoncé vouloir racheter le club...
Oui. Un mytho. Un pur mytho. Il annonce qu’il va confirmer l’acquisition du club un jour de février où nous jouons à Marseille. Puis en avril, il a convoqué la presse au Plaza Athénée. Ce qui est dommage, c’est que certains de vos confrères aient annoncé la reprise du club sans trop vérifier leurs informations. Ils devraient savoir une chose, s’ils connaissent un peu l’Afrique (Saïd Chabane est né à Alger, ndlr) : un Algérien ne vendra jamais à un Égyptien (rires) !




Propos recueillis par Alexis Billebault
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