Sahin est de retour à Dortmund

On le disait perdu, foutu, mais il a su répondre présent: grâce à ses deux buts et sa passe décisive, Nuri Sahin a été l'artisan de la victoire du BVB face à Fribourg (5-1). Schalke s'incline chez les « copains » de Nuremberg, et les relégables font de la résistance.

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Au début, personne n'a compris : à quoi ça sert de faire revenir Nuri Sahin à Dortmund ? Les places de milieu axial coûtent cher au BVB, à des postes où Gündogan, Kehl, Sven Bender, voire Leitner et Bittencourt peuvent jouer. Très bien, il arrive, et il est hors de forme. Donc il squatte le banc. Quand il entre, il joue vingt minutes à tout casser. A quoi ça sert, alors ? Bah à des matchs comme celui-ci. Jürgen Klopp a été patient avec son ancien gros chouchou, qui a fini par bien le lui rendre. Dans une partie mal engagée face à Fribourg (suite à un joli but de Jonathan Schmid ; si ça continue, il va finir par quitter la Forêt Noire en fin de saison celui-là), un Borussia Dortmund apathique a fini par trouver la faille en toute fin de première mi-temps grâce à son ancien maître à jouer. Nuri Sahin, docteur ès coups de pied arrêtés, dépose le ballon sur la tête de Lewandowski, qui signe son 8e but en 8 rencontres de suite. Sonnés alors qu'ils pensaient contrôler le match jusque-là, les Breisgauer vont finir par s'écrouler en cinq petites minutes. Blaszczykowski remet en retrait, Sahin déboule et donne l'avantage à son équipe. Deux minutes plus tard, sur un ballon mal renvoyé par la défense de l'ancien club de Sebastian Kehl, Lewandowski crochète intelligemment son vis-à-vis et ne laisse aucune chance à Baumann. Au retour des vestiaires, Nuri Sahin est définitivement « rentré à la maison » suite à son but devant la Südtribüne. En fin de rencontre, Leonardo Bittencourt marque pour la première fois de sa carrière sous le maillot noir et jaune. 5-1, la fête est complète de ce côté-ci de la Ruhr.

Schalke tombe, Hambourg aussi

Un peu plus à l'ouest, on doit faire la gueule. Trois jours après s'être fait éliminer par Galatasaray, Schalke 04 se déplaçait à Nuremberg, et les fans des deux clubs de confirmer l'amitié qui règne entre les deux parties. Pourtant, sur le terrain, ce fut tout autre. Plus agressif, le « Club » a énormément gêné des Königsblauen malchanceux, à l'image du poteau de Julian Draxler. Sanction immédiate, Markus Feulner marque quelques minutes plus tard. Cruel pour le Null-Vier, car il y avait apparemment une main de la part de l'ancien du BVB. Schalke continue de pousser, Höwedes trouve le poteau, et sur un ballon qui sort de nulle part, Esswein tue la rencontre. En fin de rencontre, Frantz ridiculisera un Hildebrand qui a pourtant tout fait pour tenir la baraque. 3-0, un score un peu sévère pour Schalke, mais Nuremberg a su faire preuve de réalisme.

Autre équipe de Bavière (mais pas bavaroise) qui a su défendre bec et ongles son résultat, Augsburg. Face à Hambourg, les Souabes ont ouvert le score très tôt, grâce à Jan Ingwer (Jean-Gingembre) Callsen-Bracker (le nom le plus fou de cette Bundesliga) et ont su contenir les offensives du HSV. Il faut dire que quand Rafael van der Vaart est absent (fiévreux) et que quand Rudnevs a trois fois la balle de l'égalisation au bout du pied/de la tête et qu'il ne semble pas avoir envie de marquer, c'est un peu plus difficile. Un Hambourg aux portes de l'Europe mais qui n'arrive pas à retourner la situation face à une équipe qui se tape pour ne pas descendre, ça rend les Rothosen nerveux. Maximilian Beister en est le symbole, lui qui se fera expulser pour un chassé presque « à la Nani » dans les parties de Baier. Le HSV loupe donc le coche et entretient le suspense dans la course à la C3.

Joyeux anniversaire, Mayence

Si jamais Hambourg finissait par ne pas se qualifier pour la prochaine Europa League, il pourra toujours se vanter d'avoir fait une meilleure saison que son rival, le Werder Brême. Il faut dire que du côté du Weserstadion, on a envie de se tirer une balle (dans le pied). Pour la première fois depuis son arrivée en 1999, Thomas Schaaf a aligné une équipe ultra-défensive, avec notamment Sokratis en 6, et seulement deux joueurs à vocation offensive, de Bruyne et Petersen. Les Elia, Ekici, Arnautovic et Hunt ont tous commencé sur le banc. Et c'est pourtant ce dernier qui finira par débloquer la situation sur pénalty, après avoir subi une faute de Sobiech. Jouer défensif, c'est une chose, savoir défendre, ça en est une autre. Et le Werder qui défend, c'est pas trop ça. Fürtsner égalise, et Petsos donne l'avantage à Fürth d'un bien joli coup franc « à la Cristiano Ronaldo » (même si la faute n'existe pas, à la base). Mais Fürth n'est pas lanterne rouge pour rien : nouvelle faute de Sobiech dans la surface, nouveau pénalty, nouvelle transformation de Hunt. Ce sera une saison sans pour le Werder, qui a intérêt à commencer à préparer la saison prochaine...

C'est peut-être ce qu'est en train de se dire l'ancien directeur sportif du Werder justement, Klaus Allofs. Aujourd'hui à Wolfsburg, l'ancien attaquant de l'OM doit se dire qu'il y a de la qualité dans son effectif (normal, avec 37 joueurs sous contrat) mais qu'il va falloir dégraisser et réorganiser. Face au Fortuna Düsseldorf, les Loups ont attaqué, mais se sont fait surprendre juste avant la mi-temps par Bolly. Olic a remis les deux équipes à égalité, mais le VfL n'a pu s'imposer dans le dernier virage. Enfin, Hoffenheim s'accroche du mieux qu'il peut. Face à Mayence, les hommes de Marco Kurz ont couru partout pour empêcher les hommes de Thomas Tuchel de développer leur jeu. Les Null-Fünfer ont cependant eu les meilleures occasions, avec notamment cette frappe de Pospech sur la pointe de l'équerre. Mais globalement, ce match était trop fermé pour qu'il y ait un vainqueur. A l'image de Hambourg, Mayence laisse également durer le suspense pour la course à l'Europe. Seule chose à retenir de cette journée, le 98e anniversaire du club. Alles Gute zum Geburtstag.

Par Ali Farhat
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WernerRuhr Niveau : DHR
Schwarzgelben un jour ..
DrAwkward Niveau : CFA2
Je vais faire descendre le QI moyen de l'article de 30 points avec cette remarque mais quand je lis "Leonardo Bittencourt" j'ai dans la tête une sorte de fusion DBZ-esque improbable d'une Tortue Ninja, de Leonardo du PSG, de Lilian Bettencourt et de Christophe Rocancourt.

Mélange explosif, vous en conviendrez.
Ça fait vraiment plaisir de voir un joueur du calibre de Sahin de reprendre confiance et de retrouver son niveau ! J'ai vraiment hâte de voir ce que va donner le Borussia Dortmund va donner en Champions League face à Malaga et j'espère en demi face à un très gros sur 2 matchs à élimination direct !
Note : 1
"des Königsblauen malchanceux" pléonasme ...
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