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Sagnol a-t-il encore la flamme ?

Il y a 18 mois, on pouvait penser que Willy Sagnol allait tout casser avec les Girondins de Bordeaux. Mais depuis, son équipe a lentement, mais sûrement perdu en consistance, vécu une vraie déception européenne, et lutte pour le moment pour le maintien. Avec un entraîneur résigné ?

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« Les dirigeants m'ont renouvelé leur confiance. Mais la confiance c'est comme les denrées périssables, il y a toujours une date limite. » Début décembre, Willy Sagnol se montrait lucide sur la solidité de son siège à Bordeaux. Avec une échéance précise : « Si, à la trêve, les résultats ne sont pas meilleurs, des décisions seront prises. C'est logique. » Il y a 18 mois, quand il a été nommé entraîneur des Girondins de Bordeaux, l'ancien latéral de l'équipe de France avait une aura comparable à celle de Laurent Blanc sept saisons plus tôt. Celle d'un ancien grand joueur avec le potentiel pour réussir comme entraîneur. D'autant que l'ancien du Bayern Munich, contrairement au Président, avait déjà une expérience : une saison réussie à la tête de l'équipe de France espoirs. Un poste qu'il a quitté en cours de route pour faire de Bordeaux une machine de guerre. « Ma conviction est que tout doit partir du jeu. J’ai un projet de jeu. Je sais ce que je veux : du mouvement, du jeu vers l’avant. Après, il faut savoir l’adapter aux joueurs qu’on a. Je pense que c’est toujours possible, la seule question est de savoir combien de temps ça prendra. » Le mois d'août 2014 laisse à penser que ce sera très rapide : Bordeaux est alors premier après 4 journées qui l'ont vu déboîter l'AS Monaco 4-1 à Chaban-Delmas et s'imposer deux fois à l'extérieur. Fin octobre néanmoins, les Girondins sont rentrés dans le rang et se positionnent entre la 4e et la 7e place, ce qui apparaît alors comme leur niveau réel. Au final, Sagnol accroche la sixième place et un strapontin européen. Mais alors qu'est venue l'heure de confirmer, son équipe donne surtout l'impression de se désagréger, comme ses ambitions initiales.

La Ligue Europa, cause de lassitude psychologique



Aujourd'hui 14e à trois points du premier relégable, Bordeaux doit lutter pour son maintien. Même si le coach Sagnol a rappelé récemment que les places européennes étaient elles aussi toutes proches, avec le 6e, Lyon, à seulement 4 unités. Mais plus que les chances mathématiques de voir les Marines finir dans le haut du panier, ce sont les propos de Sagnol qui laissent à penser qu'un ressort est cassé. « Je ne vois rien d’infamant à perdre 1-0 contre Sion à domicile. Je ne vois rien d’infamant à aller perdre à Ajaccio » , affirmait-il devant la presse il y a quelques semaines. Avec une rhétorique qui n'était sûrement pas la sienne quand il jouait au Bayern de Munich : « Quand vous entrez sur un terrain, il y a deux équipes. À moins de faire match nul, il y en a une qui va perdre. [...] Dans le foot, il y a toujours des défaites. Si vous ne voulez pas en voir, il faut aller à Barcelone. » Sur Canal Plus Sport, le consultant Christophe Dugarry s'est voulu conciliant avec Sagnol, « un jeune entraîneur qui apprend de ses erreurs » , l'ancien attaquant pointant du doigt la perte de « toute ambition » chez les Girondins, un club « qui ne joue plus aucune compétition pour la gagner » . Une résignation qui se ressent en partie chez Sagnol quand il affirme, après l'élimination européenne à Liverpool que « l'objectif des Girondins, ce n'est pas de gagner la C3 » , mais plutôt « de faire progresser des jeunes joueurs » . Et la Coupe d'Europe, dans l'esprit du technicien, aurait pénalisé ses joueurs en provoquant « une lassitude psychologique » collective, la raison évoquée pour justifier la déroute 4-1 à la maison contre Caen.

« Bordeaux déprimant à voir jouer ? »


Un discours à des années-lumière de ce que laissait transparaître la confiance initiale de Sagnol à l'été 2014, quand il promettait des buts aux supporters. Ceux-là-mêmes qui n'ont pas hésité à faire grève dans une Matmut Arena dégarnie afin de protester contre le manque de qualité du jeu bordelais. Une situation que le technicien avait commenté afin de défendre un bilan pour le moment fragile : « Bordeaux déprimant à voir jouer ? Qui le dit ? Les supporters ont le droit de montrer leur déception, leur mécontentement, leur colère, ça montre qu’ils sont attachés au club. Après, les observateurs, les analystes ne doivent pas oublier qu’on est aussi la 2e meilleure équipe de L1 à domicile et la 6e ou 7e meilleure attaque de L1. Donc ça veut dire qu’il y a 13 équipes plus chiantes que nous à voir jouer, c’est ça ? » Il y a une saison et demie, il avait quitté l'équipe de France espoirs avec l'image d'un petit génie du banc. Aujourd'hui, l'ancien latéral a perdu une grosse partie de ce crédit et voudrait jouer à fond le coup en coupes nationales pour rattraper le coup. Histoire de se qualifier en Ligue Europa et provoquer un nouveau burn out psychologique du collectif girondins ?

Par Nicolas Jucha
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