En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 19 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Les 100 meilleurs joueurs « So Foot »

S'il ne devait en rester que 100... (15-11)

Dans les kiosques, c'est le numéro 100. Alors sur le site, histoire de marquer le coup aussi, il n'y a pas de raison, So Foot a classé ses 100 meilleurs joueurs de l'histoire. Mais selon ses propres critères. Soit un peu d'objectivité, pas mal de mauvaise foi, beaucoup d'amour et même une dose de grâce. Au fur et à mesure du mois seront ainsi dévoilés, et de manière décroissante bien sûr, les heureux élus. Voici donc les meilleurs joueurs So Foot, classés aujourd'hui de 15 à 11.

Modififié

#15: Gerd Mülller

Du gauche, du droit, de la tête, du cul, des couilles. Gerd Müller était l'homme qui était capable de marquer de n'importe quelle partie du corps, de n'importe quelle position. Il est celui qui a révolutionné le poste d'avant-centre. À force de traîner dans les surfaces adverses, « Der Bomber » a hérité de tous les passe-droits possibles et imaginables. Un homme qui a des ratios affolants (0,93 but/match juste avec le Bayern, 1,9 but/match avec la Mannschaft), pour l'époque, mais surtout pour aujourd'hui. Jamais le numéro 9 n'a été aussi bien porté. Les chasseurs de buts des temps modernes, tels que Van Nistelrooy ou Pippo Inzaghi, savent à qui ils doivent dire « Danke schön » .

Vidéo

#14: Romário

Romário a fait son irruption dans le football en 1985. À l'époque les portables n'existent pas, le minitel est ce qui se fait de mieux en matière de technologie et les rares petits veinards qui possèdent la Commodore 64 hallucinent alors sur le meilleur jeu de football de l'univers : Kick-Off. Longtemps, très longtemps, le Carioca a été une sorte de Marty McFly footballistique : un mec du futur coincé dans le passé. Avec ses colas de vacas, ses lobs précieux, ses crochets furieux, son sens du but affolant et ses elasticos à la louche, O Baixinho ( « le petit » ) était un joueur de Playstation avant l'heure. Incomparable et unique à la fois, Jorge Valdano trouva pourtant la formule la plus juste qui soit pour qualifier, alors, le génie du Carioca : « Romário est un joueur de dessin animé : tout ce qu'il fait semble irréel. » Et intemporel.


L'amour
Vidéo

#13: Dennis Bergkamp

Le QI football d'un Hollandais, l'efficacité d'un Allemand, le toucher de balle d'un latin et le mental d'un Britannique pour affronter tous les week-ends des coupeurs de gigot. Dennis Bergkamp est le profil type de tout ce qu'on fait de bien en Europe. « J'aime le beau football, mais ça doit avoir un sens. Cela doit m'emmener quelque part » , déclarait le Batave dans le So Foot n°96. Ce produit de l'Ajax fait partie de ces esthètes qui ont ébloui de leur classe les années charnières 90-2000 et qui font de nous de vieux nostalgiques aigris aujourd'hui. Plusieurs fois, le temps s'est arrêté sur une action de la Malice. En 2003, sur un contrôle orienté et un jeu de corps, le Gunner met sur le cul un défenseur de Newcastle, et la planète entière, avant de conclure de sang-froid. Le beau geste et la magie au service de l'efficacité. Comme annoncé. Mais le chef-d'œuvre remonte à la dernière minute d'un quart de finale de Coupe du monde 98 contre l'Argentine à Marseille : à la réception d'une longue ouverture, le blondinet contrôle du bout du pied, mystifie Ayala de l'intérieur et trouve la lucarne opposée de l'extérieur. Bergkamp ne fait pas qu'envoyer les copains en demie, il vient de résumer le football en trois secondes. Il déclarera plus tard, mais toujours dans le So Foot n°96 : « Mon but contre l'Argentine, c'est une question d'équilibre. Tu dois rester aussi calme et immobile que possible, comme si tu te tenais debout sans bouger… mais en l'air, et en contrôlant le ballon. » Qui a dit que Dennis Bergkamp avait peur de voler ?



#12: Zinédine Zidane

Deux buts en finale de Coupe du monde 98, une panenka et deux coups de tête dans une autre. L'un sauvé par Buffon, l'autre amorti par le torse de Materazzi. Une volée gauche parfaite en finale de Champions, une élimination piteuse et toute transpirante contre Monaco. 14 cartons rouges en carrière, mais des milliards de caresses, roulettes, porte-manteaux et autres douceurs. Le 5, le 7 ou le 21 en club, le 10 en sélection. Des réclames pour Leader Price, des spots pour Chanel. Un retour en invoquant des raisons mystiques, un départ en forme d'énigme. Et si Zidane avait tout envoyé (coup de) bouler pour ne pas devenir le meilleur joueur de tous les temps et vendre des yaourts tranquille ? Pour certains, Zidane restera comme la plus belle chose jamais aperçue sur un terrain de foot. Pour d'autres, Gianni Agnelli en tête, Zinedine restera avant tout comme « un joueur plus divertissant qu'utile » . Pour tous, une chose est certaine, il restera le consultant le plus mutique de l'histoire de la télé française. ZZzz.

Zidane n'échappe pas à la règle qui veut que les vidéos compilation des meilleurs gestes d'un joueur de foot ont toujours une bande son de merde


#11: Franz Beckenbauer

Une image : un bras gauche en écharpe, lors de la demi-finale du Mundial 70. Le symbole d'un pays qui a déposé les armes, mais qui est tout de même prêt à se battre jusqu'au bout pour prouver qu'il est bel et bien vivant. L'Allemagne des 60-70, c'est celle de Franz Beckenbauer. Celle d'un homme qui ne lâche pas l'affaire et qui a la rancune tenace. Lui, le grand fan du Munich 1860 dans sa jeunesse, avait juré qu'il n'oublierait pas de sitôt cette gifle que lui a adressée un jeune des « Lions » , et a signé chez le rival, le « petit » Bayern. Il transformera son « nouveau » club en machine à gagner et (grâce aussi à la Mannschaft) sera consacré « Kaiser » , empereur. En tant que joueur, Beckenbauer a tout gagné. Pas étonnant qu'il ait le droit de dire ce qu'il veut, quand il veut, s'il le veut, à qui il le veut. La tête, et la classe. Assurément le meilleur joueur allemand de tous les temps. Et ce pour un bon moment encore…