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Rybolovlev, des paroles et des actes

La saison réussie de l'AS Monaco est aussi la victoire de Dimitri Rybolovlev. Fantôme médiatique, il n'a cessé pourtant d'être décrié depuis son arrivée. « Mon plus grand désir est de permettre à nos supporters d'être fiers de leur club et de vivre des émotions » , lachait-il en mai 2013. Et ses désirs, Rybolovlev en fait des réalités.

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Le prince Albert II avait fait une promesse à son père, le prince Raynier III, fervent supporter jusqu'à son dernier souffle : jamais il ne céderait le club de la Principauté à des capitaux étrangers. Après avoir repoussé pendant des années des offres de rachat d'Alexeï Fedorichev, homme d'affaires russe et sponsor historique de l'ASM via la société Fedcom, il a pourtant dû se résoudre à couper le cordon entre la Principauté et son club, pour ne pas avoir sa mort sur la conscience. Car quand Dimitri Rybolovlev reprend les rênes de l'ASM en décembre 2011, c'est un club au bord du désastre sportif et sujet à un déficit structurel perpétuel qu'il sauve. Déjà, une décennie auparavant, à l'orée de son épopée en Ligue des champions, l'AS Monaco avait été reléguée administrativement en Ligue 2 par la DNCG pendant quelques semaines. La Principauté s'était depuis évertuée à placer des gestionnaires sans envergure à la tête du club, délaissant l'ambition sportive pour la rigueur des comptes. Résultat : une longue descente aux enfers symbolisée par cette chute à l'étage inférieur en 2011.

Discret, mais concret


Il n'aime pas parler, « le Russe » , on l'a tout de suite compris. Et dans un football français plus adepte de la suspicion que de l'enthousiasme envers ce qu'il ne connaît pas, c'est un sacré handicap. On l'a d'abord pris pour un rigolo. Que vient-il faire à Monaco sinon se payer un petit plaisir sans avenir ? Peu d'engouement, pas de recettes, plus d'équipe, des équipements vétustes... Il est vrai que le chantier était vaste. « Avec eux, on va bien se marrer » , prédit un consultant phare de la chaîne cryptée. Eux ? Oui, car il y a toujours eu cette sémantique étrange autour de lui. « Le Russe » , donc, est vite devenu « les Russes » tant Rybolovlev a tenu à rester en retrait, se contentant d'injecter son argent et de placer ses hommes de confiance. On l'a ensuite pris pour un gogo, au printemps 2013, lorsque Noël Le Graët et Frédéric Thiriez se sont crus capables de lui soutirer deux cents millions d'euros, pour mettre un terme au dossier des avantages fiscaux. Malin et bien aidé par quelques présidents de Ligue 1 pensant pouvoir piétiner l'adage « un tiens vaut mieux que deux tu l'auras » , il ne déboursera finalement pas un centime à la suite d'une décision du Conseil d'État. Une victoire symbolique et irrévocable.

Mauvaises intentions ? Bonnes actions


Tout a été dit sur les intentions réelles de Rybolovlev, parfois par le biais d'interrogations légitimes, souvent par goût du sensationnalisme : volonté d'acquérir un passeport monégasque, de dissimuler sa fortune en plein divorce, de monter un business juteux sur le dos du club et autres semi-vérités amplifiées par le fantasme découlant de la privation d'informations. Car le secret est maintenant bien cultivé en Principauté. Au point même que les premiers mercatos ont été complètement opaques pour les médias traditionnellement bien informés. La signature couplée de James et Moutinho ? La veille encore, la principale radio sportive du pays préfère évoquer une rumeur Serge Aurier. La vente de James après sa folle Coupe du monde et de Martial à la suite de l'échec contre Valence en barrages de Ligue des champions ? Une volonté de Rybolovlev de récupérer ses billes et de s'en aller dans la foulée si l'on en croit les journaux. Délaissant totalement des explications qui n'éclairent pas tout, mais ont le mérite d'être vérifiables, comme la menace de lourdes sanctions financières dans le cadre du fair-play financier. Car là où « le Russe » s'est effectivement fourvoyé, c'est en croyant que ramener des stars allait suffire pour remplir le stade et conclure des contrats de sponsoring juteux. En clair, comme à la fin de l'ère Campora, l'AS Monaco vit alors bien au-dessus de ses moyens. Ce qui légitime le fameux changement de projet, longtemps résumé par un lapidaire : « Ils ont vendu les stars, il n'y a plus d'ambition. »

Parce que c'est notre projet


Aurait-il été judicieux de voir Monaco continuer à emboîter le pas de Paris dans la course au clinquant ? Pour l'intérêt immédiat de la Ligue 1, sans doute. Mais Paris vivra toujours, même sans le Qatar. Sans modèle économique viable, Monaco est, lui, condamné à mourir. Et si Rybolovlev s'était fait le plaisir d'investir à perte jusqu'à se lasser et partir, il n'aurait pas fallu être grand clerc pour imaginer ce qui attendait l'ASM : une nouvelle descente aux enfers. Son bébé a eu quelques douleurs de croissance, mais il se nourrit désormais tout seul. Rybolovlev n'a ainsi pas eu besoin de mettre la main à la poche depuis presque trois ans. En laissant un temps Mendes et Campos entrer dans la bergerie, il a, via l'éponge Vadim Vasilyev, intégré les compétences sportives et économiques nécessaires à un fonctionnement sain du club. Ce modèle, parfois qualifié de « lessiveuse » ou de « supermaché » par les mêmes qui étaient en admiration devant le savoir-vendre de Porto et Benfica, a permis de faire éclore en Ligue 1 des joueurs tels que Bernardo Silva ou Fabinho. « Monaco ne doit pas les vendre s'il veut rester compétitif » , clame-t-on aujourd'hui. « Le Russe » en a vendu bien d'autres et il est champion de France.



Par Christophe Depincé
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