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Rudi Garcia, un chemin qui mène à Rome

Après cinq belles années à Lille, Rudi Garcia a choisi de quitter le cocon pour une première expérience à l'étranger, à la Roma. Un choix audacieux, tant le club de la capitale italienne est en chantier.

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Alors, ça, les tifosi de la Roma ne s'y attendaient certainement pas. Depuis le 26 mai, et la défaite en finale de Coupe d'Italie face au grand rival la Lazio, les supporters invoquaient du changement. Ils voulaient la tête de Baldini et Sabatini, directeur général et directeur sportif. Ils voulaient de vrais Romains au club, un Bruno Conti, un Giuseppe Giannini... C'est en tout cas ce qu'ils réclamaient. Mais ils vont devoir se faire une raison : si Baldini a quitté le club, c'est son acolyte Sabatini qui a récupéré ses fonctions. Et surtout, surtout, leur nouvel entraîneur sera aussi romain que Valbuena est norvégien. Rudi Garcia. Le coach du LOSC. Celui qui a amené les Nordistes à un doublé historique Coupe-championnat en 2011. Un coach qui n'était pas annoncé partant, et qui a donc décidé de relever un sacré challenge. Parce qu'il débarque dans un club en pleine reconstruction.

Les râteaux de Mazzarri et Allegri

Rudi Garcia à la Roma, donc. C'est l'épilogue d'un feuilleton qui aura duré quelques semaines, et qui n'a pas franchement été très gratifiant pour le club romain. À la fin de la saison, les dirigeants contactent Walter Mazzarri pour reprendre les rennes de l'équipe. Mazzarri semble intéressé, mais choisit finalement de s'engager avec l'Inter, laissant la Roma sur le carreau. Pas résignés pour autant, les dirigeants se tournent vers Max Allegri. Les contacts sont bien engagés, et l'entraîneur du Milan AC donne même un pré-accord, allant jusqu'à fournir une petite liste de joueurs qu'il souhaiterait recruter pour la saison prochaine. Coup de théâtre après quelques jours de rumeurs, le technicien dîne avec Berlusconi, et décide finalement de rester à Milan. « Allegri reste à Milan, la Roma est humiliée » , titre le lendemain le Corriere dello Sport. Ajoutez à cela que, dans le même temps, le club giallorosso perd la finale de la Coupe d'Italie face à la Lazio, laissant une trace désormais indélébile dans l'histoire du club. Cette défaite, aussi symbolique soit-elle, a également une influence importante pour la saison prochaine : la Roma, pour la troisième année consécutive, ne disputera pas la Coupe d'Europe.

Dans cette atmosphère très compliquée, les dirigeants (qui se sont fait traiter de « Laziali » par leurs propres supporters après la défaite en finale) ont dû agir vite pour trouver un nouvel entraîneur. Car l'entraîneur, c'est la base. La base pour redonner de l'équilibre à cette équipe qui n'en a plus depuis plus de deux ans. Les dirigeants américains de la Roma ont en effet eu tout faux depuis leur arrivée. Lorsqu'ils ont débarqué, Vincenzo Montella était en poste. Mais au lieu de miser sur lui (un entraîneur jeune, plein d'avenir, et qui connaît parfaitement le club), ils ont préféré faire un pari et nommer Luis Enrique. Évidemment, un fiasco. Derrière, Montella s'est à nouveau proposé, mais les dirigeants lui ont préféré un autre pari : l'expérimenté, certes, mais fantasque Zeman. Un autre fiasco. Andreazzoli a finalement tenté de sauver les meubles, sans succès. Deux années de doutes, en somme. Et il faut désormais quelqu'un pour recadrer tout ça. Allegri et Mazzarri semblaient être les deux personnes idéales, mais les techniciens ont préféré Milan. Sabatini a donc dû chercher à l'étranger, et très vite, se sont démarqués deux Français : Laurent Blanc et Rudi Garcia. Le premier, en année sabbatique après son échec de l'Euro avec les Bleus, était annoncé tout proche de la signature. C'est finalement le coach lillois qui atterrit sur le banc de la Roma.

Un projet commun, des tifosi satisfaits


Une nomination surprenante, qui relevait de l'impensable il y a encore quelques jours. Le 27 mai dernier en effet, le coach et son président Michel Seydoux annonçaient qu'ils poursuivaient l'aventure ensemble à Lille. Poudre aux yeux, finalement : à peine une semaine plus tard, les deux hommes ne feront aucun commentaire sur leur entretien estampillé « avenir » . La faute à la Roma donc, et à un projet qui a séduit Garcia. Entre le club de la capitale italienne et le technicien, l'attirance est mutuelle, et facilement explicable : les dirigeants giallorossi voient en Garcia un jeune coach tourné vers l'offensive - on ne va pas se mentir, en L1, le LOSC est ce qui se fait de mieux en matière de beau jeu depuis quelques années - et ce dernier voit en la Roma un club où il pourra franchir une étape dans sa carrière. Et accessoirement, comme il l'a assuré ce soir en conférence de presse, un club où « il pourra gagner des titres » .

Mais pour ce faire, Garcia va devoir cravacher. Cadrer ses nouvelles troupes, déjà (on y a évidemment tous pensé au moment de l'annonce, mais peut-on vraiment imaginer Garcia donner des consignes à Totti ?). Apprendre le rital. Faire avec la pression inhérente au poste d'entraîneur en Italie. Et donc, entamer un nouveau cycle. Son cycle. Il y a eu celui de Capello, celui de Spalletti, prolongé par Ranieri. Mais depuis, la Louve n'arrive pas à construire quelque chose de stable, malgré les investissements réalisés (près de 110 millions d'euros dépensés en deux ans) et le (trop) grand nombre de joueurs recrutés. Rudi Garcia aura donc du boulot pour ramener de l'enthousiasme et de l'équilibre dans ce club. Il pourra au moins se satisfaire d'une chose : dans leur désir de représentation de « romanité » , les tifosi sont plutôt enthousiastes devant sa nomination. Sur le site d'informations RomaNews.eu, à la question-sondage « Êtes-vous satisfait du choix Garcia ? » , 62% des près de 2 000 votants ont répondu oui. Un échantillon significatif. Mais attention. Ces votes ne pourraient être qu'illusion, sachant que la patience des tifosi a atteint son point de non-retour. Pendant deux ans, ils ont attendu et accepté les erreurs. La finale perdue contre la Lazio a été la goutte d'eau. Désormais, la moindre incartade ne sera pas pardonnée. Comme première expérience à l'étranger, Rudi n'a pas choisi la facilité.

Par Eric Maggiori et Alex Pauwels
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