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  1. // Euro 2016
  2. // 8es
  3. // Angleterre-Islande (1-2)

Roy sans couronne

Encore une fois, elle concentrait toutes les attentes. Mais encore une fois, elle n'a fait que décevoir. L'Angleterre est comme ça : elle promet sans jamais respecter ses engagements moraux. Lundi soir, les hommes de Roy Hodgson ont pris la porte face à l'Islande (1-2) et le sélectionneur national a décidé de quitter ses fonctions. Au bout de la honte.

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Comme un refrain lancinant. C’est une musique connue, un air déjà trop entendu. Il faut se repasser les images, le voir se gratter la tête, se frotter frénétiquement les yeux et prendre conscience de l’impensable. Roy Hodgson avait débuté son championnat d’Europe dans les excuses – « rien n’a fonctionné » . Il vient de le terminer dans le silence le plus total. Le seul bruit qui grimpe est celui de la honte. Légende au Royaume, Gary Lineker évoque déjà la défaite de l’Angleterre en huitième de finale de l’Euro contre l’Islande (1-2) comme « la pire de l’histoire du football anglais » . Non, il n’a pas tort et encore plus après les quatre-vingt-dix minutes de spectacle vomitif proposé lundi soir par les hommes de Roy Hodgson. Reste la conclusion : cette fois, c’est terminé. Derrière ses 68 ans et après quatre ans au poste de sélectionneur, Hogdson n’est plus et a lâché ses fonctions dans la foulée de l’élimination anglaise. « Je suis fier du travail accompli par l’ensemble du staff pendant ces quatre années. On a réussi à faire la transition entre une génération de trentenaires et une jeunesse prometteuse. J’aurais aimé rester deux ans de plus. Mais je suis pragmatique et je connais le poids des résultats. » Car malgré le travail mené depuis mai 2012, Hodgson vient d’accrocher un revers terrible à ses chevilles vieillies et marquées par le poids d’une mission impossible.

La page blanche


Cette fois encore, il y avait des promesses. L’Angleterre débarquait en France en confiance, invaincue durant sa campagne de qualifications, et restait sur plusieurs succès porteurs contre l’Allemagne (3-2), la France (2-0) ou encore le Portugal (1-0). Il y avait les résultats et aussi le papier où venait s’écrire les 49 buts inscrits cette saison en Premier League par la paire Vardy-Kane, des gosses (Alli, Dier, Rashford) qui promettaient et un Rooney capitaine qui parlait lui-même du « meilleur groupe » fréquenté depuis son arrivée en sélection il y a douze ans. Il fallait y croire, tout le monde voulait y croire. Hodgson évoquait même par moments la date du 10 juillet prochain. Puis, l’histoire et sa vérité : l’Angleterre n’est pas une grande nation de football. Elle n’est pas l’Italie, n’est pas l’Espagne, n’est pas l’Allemagne, n’est pas les Pays-Bas et n’est pas non plus la France. Cette fois encore, elle l’a prouvé et cette chute contre l’Islande n’est finalement que la suite logique d’un pays qu’on ne cesse d’idéaliser, mais qui n’a pas la capacité de briller pour le moment. De ses dix-sept jours passés en France, que retiendra-t-on du passage de cette Angleterre ? Rien, ou pas grand-chose, si ce n’est les incompréhensions : les titularisations à répétition d’un Sterling sans flamme, Kane qui s’entête à tirer les coups de pied arrêtés (Hodgson pense toujours qu’il est le meilleur dans cet exercice) ou encore l’absence de confiance dans un Vardy pourtant intéressant à chacune de ses apparitions.

Le Roy est mort


L’Angleterre n’a jamais été capable de se dessiner le moindre style de jeu, de bouger des blocs regroupés et encore plus de marquer des buts (quatre seulement). Le plus dur est peut-être d’avoir assisté à la chute progressive du projet d’un Hodgson qui n’a cessé de se remettre publiquement en question. Cette défaite contre l’Islande sera au moins aussi marquante que celle contre les États-Unis à la Coupe du monde 1950. Les Islandais, eux, ont joué avec des valeurs simples : de l’impact, de l’organisation et de la volonté. Ce que n’a jamais montré l’Angleterre pendant ce championnat d’Europe. Alors, il est maintenant temps d’ouvrir une nouvelle page pour la Fédération anglaise et de se poser les bonnes questions, à propos de ses jeunes notamment (les Espoirs ont été éliminés au premier tour de l’Euro 2015), mais aussi concernant un championnat national où la quête d'entertainment a aussi un coût. L’option évoquée depuis plusieurs semaines serait de repartir avec un entraîneur étranger pour une sélection qui n’a plus atteint le dernier carré d’une compétition internationale depuis 1996. Car reste cette trace terrible : depuis l’arrivée d’Hodgson, l’Angleterre n’a remporté que trois de ses onze rencontres disputées en phase finale (Euro 2012, CDM 2014, Euro 2016). Ce soir, le Roy est mort, mais l'Angleterre aussi.

Par Maxime Brigand
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