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Roy Keane : « Les jeunes connaissent mieux Britney Spears que Bill Shankly »

Vendredi soir, le Cobh Ramblers, club de l’est de Cork, avait donné rendez-vous à ses fans dans un prestigieux hôtel du nord de la ville. Le but de la soirée : faire connaissance avec le plus grand joueur ayant été formé au club, Roy Keane. Pendant plus de deux heures, l’ancienne légende de Manchester United s’est assis dans un canapé pour causer football avec John Mc Hale, journaliste irlandais, et Seamus Mc Donagh, ancien gardien de l’équipe nationale irlandaise. Il a également répondu aux questions de quelques-unes des 700 personnes venues l’écouter. Morceaux choisis d’une soirée où Roy Keane a taillé un beau costard à la génération de footballeurs actuelle, et a mis fin à un certain nombre de rumeurs sur son avenir.

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Souriant, apaisé, blagueur, voire même très blagueur. Les quelque 700 privilégiés (en grande majorité membre des Cobh Ramblers) ayant eu la chance d’obtenir un ticket pour une soirée de gala avec Roy Keane, ont découvert un autre visage de l’ancien capitaine de Manchester United. Celui de derrière les caméras, mais surtout celui de l’homme qui, revenu dans sa ville d’origine pour aider son club formateur à collecter des fonds, a semblé vouloir prendre le temps de partager son expérience et donner son point de vue sur l’actualité du football.

« Avant chaque match, je fais comprendre aux membres du staff médical qu’ils feraient mieux de la fermer »


Longuement acclamé après son arrivée sur scène, l’actuel numéro deux de la sélection irlandaise s’est d’abord dit « fier et ému » de revenir là où tout avait commencé pour lui, trente-huit ans en arrière. Avant de se lancer dans un véritable one-man show, qu’il a commencé lorsque le premier thème de la soirée a été abordé : son rôle d’entraîneur adjoint de l’équipe d’Irlande. « J’aime beaucoup ce job, j’ai du temps pour voir les matchs et pour parler aux joueurs. Le seul défaut ? Le staff médical. Ils m’envoient des messages tous les jours, pour me parler de l’état de santé d’un tel ou un tel.. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que je ne les regarde jamais. On a des meetings avec eux avant tous nos matchs, à chaque fois je leur fais comprendre qu’ils feraient mieux de la fermer un peu. C’est aux coachs de décider qui doit jouer, pas à eux. Chacun à sa place. »


Il n’a en revanche pas eu de mots assez forts pour Martin O’Neill, le sélectionneur actuel, qui lui a demandé de devenir son adjoint en novembre 2013, et à qui il attribue la bonne forme du football irlandais actuellement. « Pour être honnête avec vous, je ne le connaissais pas avant notre premier meeting. Mais en deux minutes, j’ai eu une super connexion avec lui, et j’ai su que j’allais accepter le rôle. J’ai eu la chance de jouer sous les ordres de Fergusson et Brian Clough, Martin me fait penser à eux. Il arrive à simplifier le message pour les joueurs, tout en leur donnant une analyse très poussée de jeu de nos adversaires, ce n’est pas donné à tout le monde. »

Son décalage avec la génération actuelle


S’il apprécie particulièrement le travail du n°1 de l’équipe d’Irlande, c’est qu’il est bien conscient de la difficulté du métier. Interrogé sur ses différentes expériences en tant qu’entraîneur principal, il a avoué connaître une grande difficulté : s’adapter à une génération très différente de la sienne. « Quelque chose que je comprends pas, par exemple, c’est ce besoin d’être le nez sur son smartphone, même les jours de match. Quand j’étais entraîneur d’Ipswich et qu’on avait des longs déplacements en bus, je mettais des vidéos des grands moments de la Premier League pour détendre les joueurs. Un jour, je me retourne et je vois que les mecs étaient tous sur leur téléphone, pas un ne regardait la télé. À la fin du match, quand tu gagnes, le premier truc à quoi ils pensent, c’est de faire un selfie. Ils connaissent mieux Britney Spears que Bill Shankly, ça je n’y arrive pas. »
L’autre évolution sur laquelle il a été amené à réagir en détail : l’arrivée probable de l’arbitrage vidéo à la Coupe du monde 2018. Une nouveauté qui ne lui plaît pas vraiment. « Je pense que le football doit rester en dehors de ça. On n’est pas un sport américain. Je n’ai pas envie que le jeu soit interrompu toutes les deux minutes, qu’on demande à un type en tribune de prendre une décision. Regardez le rugby, est-ce que la vidéo a vraiment amélioré les choses ? Je ne crois pas. Ça ralentit le jeu. Je pense qu’on va perdre beaucoup en adrénaline. Et puis on va vouloir l’utiliser pour tout. J’ai peur qu’on standardise le foot. »

« Si je ne taclais pas, je faisais mal mon travail »


L’autre grand thème de la soirée sur lequel les spectateurs ont voulu l’interroger : son style de jeu atypique, qui faisait de lui un joueur particulièrement craint par ses adversaires. Il est revenu en longueur sur le rôle qui lui était donné, notamment lors de la période mancunienne. « Mon job était simple, je devais tacler, faire peur à l’adversaire. Ça ne m’a jamais dérangé, car c’est quelque chose que j’avais en moi. Quand j’allais jouer à Cork dans la rue ou dans le parc, c’était toujours contre des plus grands. Fallait que je m’impose. J’ai toujours aimé cet aspect physique. Si je ne taclais pas, je faisais mal mon travail. » Souvent au cœur de conflit avec ses adversaires, il a pourtant répété qu’il admirait la plupart de ses victimes. « Les joueurs avec qui j’ai eu des grosses histoires, comme Patrick Vieira ou Mark Overmars, j’aurais rêvé de jouer avec eux. Il n’y avait pas de haine entre nous, simplement, une fois sur le terrain, je les voyais comme des ennemis. »


Peu bavard sur son palmarès, il a en revanche évoqué ce qu’il considère comme le plus gros regret de sa carrière : ne pas avoir signé au Real Madrid, alors que le club lui avait proposé un contrat d'un an et demi lors de de sa dernière saison à Manchester United. « J’aurais bien aimé me mettre en difficulté, découvrir une nouvelle culture, parler une nouvelle langue. Simplement, sur le moment, je ne l’ai pas senti. J’étais sur la fin à Manchester, et j’ai eu peur de ne pas pouvoir m’imposer à Madrid. » Résultat : il signe au Celtic, une expérience qui reste comme l’un de ses pires souvenirs. « Le jour où j’ai signé j’avais mal au dos, à la jambe, enfin un peu partout. Puis je vois les fans qui étaient tout excités, ils pensaient qu’ils avaient fait signer Messi, au fond de moi je me disais : "Mes pauvres si vous saviez dans l’état où je suis..." »

« La Chine, ça ne me fait vraiment, vraiment pas envie. »


Et le futur ? Il n’en sait rien, il souhaite rester le plus longtemps possible dans son rôle d’adjoint, au moins jusqu’à la Coupe du monde 2018. Une chose est certaine : selon lui, il ne cédera pas aux sirènes de la Chine. « Il y a beaucoup d’argent c’est vrai, mais honnêtement je ne me vois vraiment pas aller là-bas. Je comprends l’idée d’aller finir sa carrière un peu loin comme aux USA, c’est une nouvelle aventure, en particulier pour ta famille. Mais je peux vous dire, la Chine, ça ne me fait vraiment, vraiment pas envie. » Autre certitude : il devrait diminuer ses interventions télé dans les prochaines semaines, le rôle de consultant ne lui convenant que très peu. « Je n’aime pas regarder les matchs depuis un studio télé. Je ne ressens pas les mêmes émotions. Puis, honnêtement, le temps de parole est très court, tu ne peux pas développer tes idées, la moindre petite phrase fait polémique, ce n’est pas vraiment pour moi. » Il tient à rester proche de ce qui lui crée des émotions : le terrain. « Ce que j’aime, c’est être proche de la pelouse, là je peux sentir le jeu. Aujourd’hui, en tant qu’entraîneur adjoint, j’adore quand l’arbitre siffle la mi-temps et que je dois aller parler aux joueurs. Ça, c’est de l’adrénaline. » Une manière d’indiquer que sa carrière d’entraîneur est sans doute loin d’être terminée.



Par Charles Thiallier, à Cork
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