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Rouyer : « Un grand moment d’hésitation lors du Mariage pour tous »

Il y a plusieurs Olivier Rouyer. Il y a d'abord eu le joueur fidèle de Nancy. Il y a ensuite eu l’ami de Michel Platini, l’entraîneur de Strasbourg, puis le patron de restaurant, le chroniqueur télé et enfin le premier (et toujours unique) footballeur qui a osé son coming-out en France. Maintenant, il y a donc le candidat sur la liste UMP-UDI – en position éligible - pour les prochaines élections municipales. Il va de la sorte essayer d’aider la droite à conserver « la Ville aux Portes d’Or » dans son escarcelle, après l’annonce du départ du maire « historique » en place depuis 1983, André Rossinot. À l’entendre néanmoins, davantage qu’un choix partisan, c’est d’abord son cœur de Lorrain qui a parlé. Un supporter aime avant tout ses couleurs et son maillot.

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Qu’est-ce qui vous a amené à entrer dans la bataille politique ?
Je n’aime pas ce mot : politique. Je ne suis pas un politicien. Si je m’engage, c’est d’abord pour défendre ma ville. J’ai 58 ans et j’en ai passé 50 à Nancy. Je ne lui ai fait que quelques infidélités, pour aller entraîner Strasbourg par exemple. Je sais parfaitement que je suis sur la liste de l’UMP-UDI. Mais j’aurais très bien pu me retrouver avec l’autre bord, sur celle du Parti socialiste. Il s’agit en premier lieu d’un choix personnel. Je suis profondément lorrain et j’aime Nancy. Je ne me reconnais pas franchement dans ces débats droite / gauche. Je suis peut-être un idéaliste. J’aimerais prendre des idées aussi bien à droite qu’à gauche, du moment qu’elles servent l’intérêt des habitants de la ville.

Justement, pourquoi ne pas avoir rejoint la gauche, s’il n’est pas question de positionnement idéologique ?
Ils ne sont simplement pas venus me chercher. J’entretiens de très bons rapports avec l’actuelle tête de liste UMP-UDI, Laurent Hénart. Je lui avais déjà exprimé mon intérêt pour la démarche, se présenter aux municipales, voici quelques années. Il est revenu vers moi récemment et j’ai accepté. J’ai vécu un grand moment d’hésitation lors du « Mariage pour tous » . Certaines personnes de l’UMP ont tenu de tels propos que je ne m’imaginais pas siéger à leurs côtés au conseil municipal. Mais je me suis finalement dit qu’il fallait s’imposer, être « à l’intérieur » pour faire évoluer les mentalités, et ça, je le reconnais, c’est politique.

Vous n’avez pas peur que des notables de la droite locale n’apprécient pas votre présence ou vos idées ?
Ce n’est pas très compliqué, je n’y vais pas pour dire « Amen » à tout. Je le répète, je m’entends très bien avec Laurent Hénard. Toutefois, si je ne suis pas d’accord, si je m’aperçois que la situation se révèle trop compliquée, j’analyserai, je ferai attention, et dans cinq ans, pourquoi pas, dans ce cas que je ne souhaite évidemment pas, si les choses se déroulent vraiment mal, monter une liste dissidente. Quoi qu’il en soit, je ne vais pas m’asseoir et me laisser dicter ce que je dois signer…

Quelles seraient vos responsabilités ? Adjoint au sport ?
Justement non. Je ne pouvais pas accepter cette responsabilité. Mon travail pour Canal + me tient éloigné de la ville quasiment tous les week-ends. Ainsi, impossible de suivre tous les événements sportifs ou simplement la vie des associations locales. Je vais être chargé de l’animation commerciale, ce qui n’exige pas d’être présent tous les samedis et tous les dimanches aux cotés des sportifs, des bénévoles ou des dirigeants.

Vous allez malgré tout être conduit, lors des délibérations, à statuer sur les relations entre l’ASNL et la ville. Quelle est votre position ?

La ville doit être partenaire du club. Il faut qu’elle l’aide dans les grandes décisions à prendre. En 1998 et pour 2016, nous sommes passés à travers, c’est inadmissible. Ce qui m’énerve le plus, c’est que j’ai presque envie d’y voir un outrage à Michel Platini. Que ce soit lors de la Coupe du monde en France, en tant que président du comité d’organisation du Mondial, ou pour l’Euro, à la tête de l’UEFA, il a vraiment tout mis en place pour que Nancy soit de la fête. Sur les deux fois, on – la ville et l’agglo - l’a fait marron. Nous avons aussi pris énormément de retard sur la réfection du stade, l’amélioration du réseau routier… Il faut des gens qui n’ont pas peur de s’investir, qui soient à fond, qui accompagnent l’ASNL.

Certains affirment pourtant que les collectivités n’ont plus vocation ni les moyens de financer le sport pro et ses projets…
Le problème ne se situe pas au niveau du porte-monnaie. Il n’est pas question évidemment de laisser les caisses publiques ouvertes pour des choses débiles ou folles. Il s’agit de soutenir, d’assister, d’apporter des compétences. Je trouve que nous n’avons pas été assez partenaire du club. N’oublions pas que des événements comme Sotchi constituent un éclairage mondial incroyable pour une ville. En 98, nous aurions pu avoir un match avec le Brésil à Nancy. Dans deux ans, nous n’aurons même pas un Roumanie-Italie. Quand on aime sa ville comme moi, il est évident de trouver un tel gâchis désolant, à tous les points de vue. Enfin, espérons que je pourrai déjà revoir l’ASNL en L1 durant mon mandat…


Propos recueillis par Nicolas Ksiss-Martov
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