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Roux de l'infortune

Arrivé en janvier dernier dans le Nord de la France contre un chèque de 8 millions d'euros, Nolan Roux traverse actuellement un passage à vide après des débuts très prometteurs. Souvent confiné sur le côté droit de l'attaque, l'ancien Brestois a du mal à franchir le cap, alors que De Melo, titulaire en attaque, n'est pas meilleur que lui.

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Note pour plus tard : ne jamais réussir ses débuts dans un nouveau club, ça porte préjudice pour plus tard. Quelque part sur son miroir de la salle de bain, Nolan Roux a dû laisser ces quelques mots écrits au stylo bille. Comme un pense-bête. Janvier 2012, l'ancien Lensois quitte Brest pour Lille. Huit millions d'euros font le chemin en sens inverse. Certains estiment que c'est beaucoup pour un mec qui n'affiche qu'une saison et demie en Ligue 1. Pas grave, le potentiel est là. Pour son premier match contre Saint-Étienne, Roux entre en fin de match et plante un doublé. Première soirée, premiers baisers. L'amour est au rendez-vous. Le premier mois du grand blond est quasiment parfait. Bien loin de la situation actuelle du numéro 26 lillois (aucun but en 2012/2013). Depuis le début de saison, Roux se cherche. Un jeu visiblement à la mode du côté des Dogues, puisque ses coéquipiers le cherchent également. Sans jamais le trouver. Lors du match nul concédé à Nice (2-2), Nolan Roux a joué à l'inverse de ses pourvoyeurs de ballons. Quand il fait des appels, la gonfle n'arrive pas. Quand il se lance dans des contre-appels, on lui file le cuir. À se marcher sur la tête. Et quand Roux n'est pas aligné en pointe (son poste de prédilection a priori), Rudi Garcia le confine sur le côté droit de son trident offensif.

Une aile sur laquelle Roux se perd alors qu'il pourrait s'y amuser. Lui, l'homme en mouvement perpétuel et qui déteste être enfermé dans une zone (le trip à la mode). Sur le côté droit, il s'ennuie. Alors pourquoi perdre son temps à le coltiner à droite pendant que De Melo passe son match à roupiller au poste d'avant-centre ? Le Brésilien justement, c'est de lui qu'est venu le spleen de Nolan Roux. Enfin de lui, de sa titularisation systématique lors de son retour de blessure au printemps dernier. Les deux joueurs n'ont pas du tout le même profil. De Melo est un joueur de surface, très bon dans les airs et parfait pour faire remonter le bloc équipe. Roux, lui, est plus insaisissable. Plus marginal. Fantasque même. Le problème est en fait plus ancien et il s'appelle Moussa Sow. Un mec qui restait sur 25 caramels lors du doublé de 2011. Alors quand le Sénégalais décide de prendre le premier avion pour la Turquie, Lille se penche sur le cas Roux. Et dans l'esprit des gens, Roux vient remplacer Sow. Pourtant, du côté des dirigeants nordistes, on fait tout pour ne pas mettre sur le tapis cette association d'idées. C'est ainsi que Rudi Garcia dégoupille dans La Voix du Nord : « Nolan, ce n'est pas Moussa Sow. Mais il est aussi capable de faire de belles choses. » Suivi par Mickaël Landreau pour qui « c'est très difficile de comparer avec quelqu'un qui a marqué 25 buts la saison passée. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques. Mais de toute façon, Nolan ne le vit pas comme un remplacement de Moussa. » La plèbe, si.

Un système à deux pointes ?


Finalement, ce n'est pas tellement le joueur qui est visé, mais le système actuel. En perdant Hazard, Gervinho et Sow en moins d'un an, Lille aurait dû changer son fusil d'épaule. Or, Rudi Garcia continue d'aligner son 4-2-3-1 dans lequel Kalou, Martin et Payet semblent promis aux postes offensifs du milieu de terrain (Roux faisant le nombre au gré des suspensions/blessures). Dès lors, Roux et De Melo se battent pour une place. Après le début de saison difficile des champions de France 2011, Garcia ne pourrait-il pas être tenté par un passage au 4-4-2 ? Une nouvelle disposition qui permettrait à Roux et De Melo d'agir de concert devant, bien soutenus par un Payet placé en dix (ou Martin, quand celui-ci reviendra de blessure) avec le trio Pedretti/Mavuba/Balmont dans l'axe du milieu de terrain. Oui, ce changement condamnerait Salomon Kalou pour le moment. À moins que l'Ivoirien ne vienne bousculer le duo d'attaque. Dans tous les cas, Payet et Kalou ont tendance à systématiquement repiquer dans l'axe quand ils évoluent sur les ailes, un recentrage ne devrait pas trop les déranger. Après tout, pourquoi se passer des qualités d'un Nolan Roux, l'un des rares attaquants de Ligue 1 aussi complet et généreux. Son parcours le démontre, le blondinet est un mec solide dans la tronche. « La pression ? Impossible, il ne connaît pas. Et c'est une force » , assurait Olivier Bijotat, éducateur au RC Lens, qui a connu le néo-Lillois dès son plus jeune âge, dans La Voix du Nord. « Nolan est arrivé chez nous en post-formation, il avait déjà son caractère bien à lui. Il a cette capacité à savoir passer d'un contexte à l'autre sans difficulté. Tenez, par exemple, il adore la pêche et il y consacre beaucoup de temps, mais il sait passer à autre chose, notamment quand il s'agit de tout donner dans son quotidien de joueur pro. » À Lille, Roux a dû laisser tomber ses parties de pêche. Son péché mignon. Décidément, un mec au profil unique. Alors pourquoi s'en passer ?

Par Mathieu Faure
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