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Rosier : « Je ne voulais pas aller bosser de 8h à 18h »

Il y a un an et demi, Valentin Rosier évoluait à Rodez, alors en CFA. Aujourd’hui, le jeune Montalbanais de 21 ans s’installe doucement, mais sûrement dans l’effectif dijonnais. Sans en faire des tonnes, mais avec l’ambition d’aller au bout de son objectif de jeunesse. Rosier voulait être footballeur professionnel, et rien d’autre.

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La semaine dernière, tu as croisé le Paris-SG et surtout Neymar. Sympa, le garçon ?
Il est plutôt sympa. Avant le coup d’envoi, il m’a juste dit « bon match. » Sur le terrain, on voit qu’il est vraiment très fort. Il n’a pas une mauvaise attitude sur le terrain, loin de là. Il n’est pas chambreur, ni arrogant. Il parle très peu et quand il prenait des coups, il ne se plaignait pas. J’ai essayé d’échanger mon maillot avec lui, mais il m’a dit qu’il l’avait déjà promis à quelqu’un.

Ces dernières semaines, Olivier Dall’Oglio te faisait jouer à gauche de sa défense, alors qu’on avait plutôt l’habitude de te voir à droite. Face au PSG, c’est d’ailleurs là que tu as débuté...
Oui. Lors des dernières séances d’entraînement, je rejouais à droite. Donc je me doutais que je risquais de revenir à ce poste. Moi, tant que je joue... J’ai disputé trois matchs à gauche, alors que je suis droitier. Le staff m’avait fait travailler les centres du pied gauche. C’est un poste où je me sens plutôt à l’aise. Contre le PSG, honnêtement, je ne me suis pas mis de pression parce que j’allais affronter des stars. Évidemment, quand tu te retrouves face à Neymar, ça fait bizarre au début. Et après, tu rentres dans ton match. Tu sais que tu vas apprendre des choses face à un tel adversaire. Même si on sait que pour nous, le vrai championnat, nous le disputons contre des équipes comme Metz, Amiens, Strasbourg, qui visent le maintien.


Dijon t'a recruté en 2016, juste après son accession en Ligue 1. Tu y as signé ton premier contrat professionnel. C’était un objectif, ou cela t'est-il tombé dessus un peu par hasard ?
Avec Dijon, les premiers contacts remontaient à une période où l’accession en L1 n’était pas officielle. L'équipe était bien placée pour monter... Moi, j’avais depuis longtemps envie d’être professionnel. Me lever tous les matins pour bosser de 8 heures à 18 heures, ça ne me branchait pas. Je savais aussi que ce serait difficile, qu’il faudrait beaucoup travailler. C’est ce que j’ai fait, en me disant que j’arriverais peut-être à intéresser quelques clubs pros.


Ton passage à Rodez a tout changé ?
Clairement. J’ai commencé dans un petit club pas loin de chez moi (FC Albias), avant de jouer à Montauban, puis j’ai rejoint le TFC en moins de 13 ans. Je n’ai sans doute pas fait tout ce qu’il fallait à Toulouse, je ne réalisais pas complètement, et je suis parti pour aller aux Terrasses du Tarn. C’est là-bas que Rodez m’a repéré, en 17 ans nationaux. Rodez, c’est un club qui a joué au niveau professionnel il y a quelques années. C’est structuré. Un jour, l’entraîneur a fait appel à moi, car le titulaire était blessé. Et je ne suis plus sorti de l’équipe. Le DFCO m’a repéré lors de matchs de CFA. Évidemment, quand on m’a proposé de signer dans un club qui allait rejoindre la Ligue 1, je me suis dit que mon objectif allait se réaliser.

Les premiers mois ont été très difficiles...
Ah oui... Je m’y attendais, mais pas à ce point... J’ai pu voir toute la différence entre le monde amateur et le monde pro. J’ai fait la préparation estivale et j’ai compris ! J’étais complètement cramé ! Pendant six mois, ça a été difficile. En plus, j’étais blessé à un pied. Mais le coach me disait qu’il me faudrait du temps pour m’adapter. Je savais aussi que je devais changer certaines habitudes.


Lesquelles ?
Déjà, à Rodez, je ne m’entraînais qu’en fin de journée. À Dijon, c’est surtout le matin. Donc, au niveau du sommeil, des siestes, il fallait être plus sérieux. C’est ce que j’ai fait. Même chose pour l’alimentation. À Rodez, je vivais seul, et j’avais la flemme de me faire à manger. Je ne faisais que deux ou trois bons repas par semaine.


Le reste du temps, c’était kebab et Mc Do ?
Ben, disons que je ne faisais pas vraiment attention. À Dijon, j’ai vite compris qu’il fallait bien se nourrir. Cela se ressent sur le terrain quand l’alimentation est plus saine. Le DFCO travaille avec un diététicien. Aujourd’hui, je mange sainement, je fais la sieste, je me couche plus tôt, et je me sens beaucoup mieux physiquement.


La saison dernière, c’est à Bordeaux, en Coupe de France (1-2) que tu as joué ton premier match au niveau professionnel. Et tu as attendu trois mois pour rejouer, face au même adversaire, en Ligue 1 (0-0, le 30 avril)...
J’ai attendu plusieurs mois pour jouer avec les pros. Forcément, je me demandais parfois si j’avais le niveau. Et puis est venu ce match à Bordeaux. J’ai essayé de ne pas me mettre de pression. Le coach m’avait d’abord demandé d’être fort défensivement. Et puis, je n’ai plus rejoué pendant trois mois. Quand il m’a fait confiance, je ne me suis pas posé de questions. L’équipe traversait une période difficile, puisqu'on jouait le maintien.

Cette saison, tu en es déjà à huit matchs, dont six comme titulaire. Un cap a-t-il été franchi ?
J’ai davantage confiance en moi. Je respecte les consignes du staff, qui me demande d’abord de bien travailler défensivement. Mais comme Dijon est une équipe qui aime aller de l’avant, on demande aux défenseurs d’apporter offensivement. Moi, comme j’ai souvent joué par le passé milieu droit, ça me va. Je crois que si je suis en train de progresser, c’est parce que je suis beaucoup plus professionnel dans mon quotidien. Vraiment, cela change beaucoup de choses. Mais rien n’est acquis. Je ne dois pas me contenter de ça ! Ce qu’il y a de bien dans l’effectif, c’est que je côtoie tous les jours des joueurs qui ont beaucoup d’expérience, comme Cédric Varrault, Florent Balmont, Fred Sammaritano, etc. Ils sont très pros. Ce sont des exemples à suivre...

Propos recueillis par Alexis Billebault, à Dijon
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