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  1. // Premier League – Manchester Utd/Liverpool (2-1)

Rooney s'offre le derby

Manchester United a forcé la décision en début de seconde période, par un doublé de Rooney. Buteur, Suarez est sorti vivant d’Old Trafford, alors qu’Evra s’est fait un kif avec son public.

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Manchester United – Liverpool : 2-1

Buteurs : Rooney (47’, 50’) pour les Red Devils ; Suarez (80’) pour les Reds

Les esprits sont déjà spécialement tendus pour ce choc entre plus féroces ennemis. L’idée de revoir Suarez, seul en pointe (le canasson Carroll sur le banc), face à son meilleur ami de couleur Patrice Evra, ne donne qu’encore plus de piment à l’affiche. Ajoutez à cela la présence toujours incroyable au sifflet du bedonnant Phil Dowd, et vous obtenez un Man U / Liverpool explosif. Dès le protocole de serrage de pinces, Suarez ne calcule pas Evra qui rattrape l’Uruguayen par le bras, tout en se plaignant au proviseur Dowd. Les deux belliqueux n’avaient visiblement pas la même idée de « tourner la page » . Le livre reste ouvert. Le nouveau chapitre s’écrit à peine le coup d’envoi donné. Un ballon qui traîne dans l’entrejeu est chassé par Suarez et… Evra, les deux lancés à pleine vitesse. Ferdinand s’immiscera in-extremis entre les deux et prendra un énorme carton de Pat’. Soleil, réception capillaire façon break-dance. 2 minutes chronos. Les deux minutes suivantes, les deux portiers ont déjà été sollicités. Le début est dense, très dense, limite à l’avantage des Reds. Manchester ne reprendra réellement le dessus qu’après le premier quart d’heure, avec la ferme et première intention de ne pas perdre la balle, quitte à repartir de très loin.

Parce qu’il faut bien le dire, il faut quand même se la coltiner cette défense de Liverpool. Danny Welbeck, chaud comme la braise, arrive particulièrement à tirer son épingle du jeu, en multipliant les feintes de corps et les crochets, en pleine course. Valencia s’occupe quant à lui à mettre quelques courants d’air à José Enrique. Du côté des Reds, on reste tout de même solide, alors que Glen Johnson, par deux fois, est le seul à inquiéter sérieusement De Gea (débordement à droite, on repique, on frappe). Rafael, jaloux, s’y tentera aussi, histoire de vraiment mettre mal José Enrique. Les débats sont plutôt équilibrés, avec les encouragements du conseil de classe pour Man United, qui gratifiera l’audience d’une fulgurance collective trans-générationnelle (Welbeck, Rooney, Giggs et Scholes) ponctué d’une tête du vieux rouquin sur les poings de De Gea. Suarez, que le public d’Old Trafford était presque en train d’oublier, jettera, en se dirigeant vers le tunnel des vestiaires, de l’huile sur le feu. On n’envoie pas un missile sur les premiers rangs des tribunes pour rien.

Evra ovationné


Physionomie complètement différente au retour des vestiaires. Les Red Devils partent illico à l’abordage. Sur le premier corner, Rooney au deuxième poteau, d’une volée en pivot, ouvre déjà le score (47’). Et remet la pression dans la foulée. Valencia gratte une balle dans les trente derniers mètres et sert Rooney qui glisse le ballon entre les jambes de Reina. 2-0 (50’). Kenny Dalglish grimace et fait son coaching. Downing, invisible si ce n’est pour un carton jaune, laisse son poste à Bellamy. Spearing rejoint le banc aussi pour permettre à Carroll d’accompagner Suarez devant. Le plan ne fonctionne pas plus. Old Trafford se régale en applaudissant Evra à chaque fois qu’il touche une balle, en applaudissant aussi les quelques séquences de passes à dix des leurs. Et il faut être honnête, Liverpool passera une bonne partie de la fin de rencontre à courir derrière les passes adverses, en misant tous ses jetons sur les coups de pied arrêtés.

Les hommes de Dalglish réduiront d’ailleurs le score sur cet exercice. Un coup-franc d’Adam, entré en jeu à la place de Kuyt, est pour la première fois du match mal jugé par Evans, trop court. Le ballon rebondit sur un Ferdinand surpris et… Suarez, parce que ça ne pouvait être que lui, ramasse la miette pour tromper De Gea (80’). On n’assistera pas pour autant au siège du but de United, même si De Gea ressort la parade élastique, comme à Stamford Bridge, sur une ogive de Johnson dans le temps additionnel. Le match se finira surtout comme il avait commencé, par un happening d’Evra devant Suarez. Le Français fait son tour d’honneur, en frappant son cœur et le blason de son maillot, comme un Paul-Henri Mathieu. Il s’arrêtera près du tunnel, à deux mètres de Suarez, qui n’a pas bronché, à l’inverse des autres Scousers, le skin Skrtel en tête. Esbroufe. Ce qu’il faut avant toute retenir de cette longue histoire franco-uruguayenne, c’est que Suarez et Evra ont quand même un sacré beau melon.

Par Ronan Boscher
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