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Ronaldo Maccione

Un nom et un numéro 7 que Manchester United ne cesse d'aduler. Cristiano Ronaldo n'a que vingt-quatre ans lorsqu'il hisse les Red Devils sur le toit de l'Europe. Lors de cette édition 2007/2008, il rafle trophée sur trophée et facture des statistiques sans pareilles sur la scène européenne. Retour sur une saison phénoménale où le Portugais trustait le top des charts. Seul. Tout là-haut.

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« Pendant des années, j'en ai vu défiler, des "nouveaux George Best". C'est la première fois que je prends ça pour un compliment. » En 2004, Cristiano Ronaldo n'a alors que 19 ans lorsqu'il se fait adouber par le géant nord-irlandais. Presque à contre-courant, l'idole mancunienne garde, un an avant de rejoindre les cieux, une once de lucidité. Quatre ans plus tard, Ronaldo n'a plus rien de l'enfant éploré un soir de juillet à l'Estádio da Luz. Terminés, aussi, les mèches blondes malvenues et les pulls Versace made in porte de Clignancourt. Le prodige de Madère a grandi, mûri, épuré son jeu. Et fait taire les derniers sceptiques à son sujet. Bref, un bonhomme. Un vrai. Déjà auteur d'une partition époustouflante l'année précédente (17 pions, 13 assists en championnat), il met – à l'unanimité – l'Europe à ses pieds durant l'édition 2007/2008. Une saison ébouriffante qui va l'inscrire dans la prestigieuse lignée des plus grands numéros 7 de Manchester United. Flashback.

Simply the Best


À la question de savoir s'il pense figurer dans la même liste que Best, Robson ou Cantona, le Red Devil de 23 piges joue, à juste titre, la carte de la modestie en début de saison : « L'histoire jugera si j'en suis digne. » Digne, il l'a été du début à la fin. Pour cette cuvée, Ronaldo commence par un retour aux sources. Quatre buts en phase de groupes de C1 dont deux face au Sporting, son club des débuts où Ferguson est parti l'enrôler. En championnat, même entrée en matière pétaradante. Des pions contre Liverpool et Arsenal, deux concurrents majeurs à la couronne nationale. À cette époque, le joyau lusitanien est couvé, choyé par Ferguson depuis le décès de son père. Sous sa houlette, il jouit d'une totale liberté au sein d'un collectif parfaitement rodé.

Van der Sar retrouve une seconde jeunesse dans les bois d'Old Trafford devant la meilleure charnière européenne d'antan formée par Vidić et Ferdinand. Au milieu, Scholes, véritable roue motrice, distille et donne le tempo, avec à ses côtés Carrick, Hargreaves, Anderson ou Fletcher. Sur les ailes, CR7 cohabite avec l'éternel Giggs, sans oublier les seconds couteaux (Nani, Park), pendant que Rooney ou Tévez alimentent l'attaque. « La meilleure équipe » qu'il a eu, dixit Sir Alex. À sa meilleure équipe, son clutch player. Mais Ronaldo n'est pas encore cette machine sans failles qu'il incarne désormais au Real Madrid. C'est un feu follet, un ambianceur de foules sur les ailes. Il lui reste cette tendance à ajouter le geste superflu, à se la jouer trop individualiste, à privilégier le spectacle. Qu'importe, le public mancunien le lui rend bien en clamant chaque week-end : « There's only one Ronaldo. »

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Moscou, l'apothéose


À la mi-saison, il égalise déjà son total de la saison dernière. Puis, un soir de mars 2008, en claquant un doublé face à Bolton, Ronaldo, brassard de capitaine au bras, dépasse le record de buts sur une saison détenu par son illustre prédécesseur, George Best (32 caramels lors de la saison 1967/1968), et inscrit son blase au Hall of Fame. Dès lors, les similarités entre les deux Magnificent 7 se font plus criantes encore. « Il y a certaines ressemblances. Quand Georges jouait comme ailier, il ne restait pas que sur son côté. Il bougeait d'un côté à un autre, il jouait à droite, à gauche mais aussi au milieu. J'ai vu ses plus beaux buts et beaucoup de Cristiano sont semblables. Ils partent de leur position avant d'entrer à l'intérieur. Ronaldo est actuellement dans la forme de sa vie » , lâche, admiratif, Fergie, après la rencontre. En lévitation, l'ex-joueur du Sporting continue sur cet incroyable rythme de croisière. Il sort United de la galère après un huitième de finale aller de Ligue des champions tendu à Lyon, avant d'apporter sa contribution d'une tête rageuse au tour suivant contre la Roma. Même ritournelle en championnat. Le Diable rouge, avec 31 pions au compteur, dont cette merveille de coup franc contre Portsmouth, permet à Manchester d'empocher son deuxième titre d'affilée devant Chelsea. Adversaire qu'il a bien failli maudire par la suite.

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Vient cette soirée mémorable au Stade Loujniki, à Moscou, le 21 mai. Passé à côté de sa demi-finale face à un Barça en fin de cycle, Ronaldo se hisse pour la première fois en finale de la coupe aux grandes oreilles avec la ferme intention de la marquer de son estampille. Chose qu'il croit parfaitement réussir dès la 26e minute. Servi sur un plateau par Wes Brown (un centre de Wes Brown, putain !), il s'élève, seul dans les airs, et adresse une tête décisive dans le petit filet de Čech. Joie éphémère, puisque Lampard remet les Blues d'aplomb peu avant la mi-temps. Incapables de se départager, les deux formations se dirigent vers la séance de tirs au but. Cristiano Ronaldo est le troisième homme coché sur la liste côté mancunien. Le Portugais s'élance, la course entrecoupée d'arrêts, mais bute sur le portier tchèque. La fin d'un rêve éveillé, pense-t-il, avant que Terry ne glisse et n'infléchisse le destin. Et lui ouvre la porte du Ballon d'or. « Le Ballon d'or ? J'ai été le meilleur… » , confie-t-il d'ailleurs à quelques semaines de la récompense. Même son Euro en demi-teinte quelque temps après n'y changera rien. La distinction honorifique lui était promise. Manchester United ne l'a toujours pas oublié. Et comme ses héros demeurent éternels, le Théâtre des Rêves, même quatre ans après son départ, continue en souvenir d'entonner à tue-tête ce refrain gravé à jamais : « Running down the wing, here United sing, Viva Ronaldo »

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Par Romain Duchâteau
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