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  1. // Euro 2016
  2. // Finale
  3. // France-Portugal (0-1)

Ronaldo a préféré ne pas s'infliger ça

L'histoire retiendra que le Portugal a remporté son premier Euro sans sa star et celui qui avait le plus envie de le gagner. Sorti prématurément sur blessure après seulement 25 minutes, son absence a peut-être paradoxalement conforté le Portugal dans son identité de jeu.

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Et un papillon de nuit s’est collé au visage transpirant de Cristiano Ronaldo. Il ne manquait plus qu’un vol de chauve-souris pour annoncer la petite mort de l’attaquant portugais. Cela faisait cinq minutes que le capitaine traînait la patte et sa frustration sur le terrain du stade de France, après un contact avec Dimitri Payet, annonciateur d’une finale tronquée, en tout cas sûrement loin de ce que tout qu’il avait pu imaginer, lui qui annonçait la veille qu’il était temps de faire gagner son pays, comme s’il trouvait injuste de se gaver d’autant de titres et d’honneur avec son club sans pouvoir s’offrir, une fois, au moins une fois, la même jouissance avec son pays. 25 minutes et puis une sortie sur une civière, sous les applaudissements de tout un stade, y compris le virage des supporters français qui l’avait pourtant hué pendant sa minute à terre et à chacune de ses prises de balle. Cette sortie sous les applaudissements sonnait peut-être comme la fin du privilège de pouvoir le siffler, parce que le peuple aime toujours voir les puissants à terre, jouir de son petit pouvoir de les déstabiliser de ses cris ou de ses crachats quand passent les carrosses.

Approximations, Éder et Cristiano Ronaldo


CR7 à l’infirmerie, il n’y avait plus grand monde à détester gratuitement ou à jalouser dans ce onze portugais en mode bleu de travail depuis le début du tournoi. Pas même Quaresma, atteint d’un inconnu syndrome de sobriété et qui a presque donné l’impression de s’excuser d’être entré jusqu’à sa reprise en ciseaux de la 80e minute, après la parade de Lloris sur un tir vicelard de Nani. Il n’y avait pas beaucoup de place pour autre chose que le combat et la puissance dans cette finale. Ni Payet, ni Griezmann, ni Pogba côté français, ni Nani, ni Renato Sanches n’ont pu sortir le match de sa logique plombée par la sortie prématurée de Ronaldo. Ce n’est peut-être pas un hasard si la meilleure action française, le tir de Gignac sur le poteau, a ressemblé à un bon vieux mouvement d’intérieur de basket qui se protège avec ses fesses avant de planter les deux mains dans le panier. Pour un match d’une telle prévisibilité, la perspective de la prolongation était déjà de trop en sachant que le temps qui s’écoule pousse rarement à la perte des repères. Une rencontre qui s’est ankylosée dans la peur de perdre, qui a fini par tuer l’ambiance du Stade de France. Tout le monde dans les tribunes aurait voulu que cette finale puisse faire oublier un tournoi dénué de parti pris et de risque tactique, un Euro un brin consanguin, donnant parfois l’impression d’assister à une élection de miss qui seraient toutes issues de la même famille. Au lieu de ça, ce France-Portugal en a été quelque part le sommet par ses défauts et ses approximations. Au but d’Éder, on a vu réapparaître Ronaldo revenu de sa sortie en civière, qui surgit du banc. Qui avait peut-être choisi de ne pas s’infliger ça.



Par Joachim Barbier, au Stade de France
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