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  2. // Flamengo/Fluminense (0-0)

Ronaldinho toujours invaincu

Même Fluminense, champion brésilien en titre, n'a pas réussi à faire chuter le Flamengo de Ronnie. Sans être brillant, le Ballon d'or 2005 a tout de même éclairé son premier Fla-Flu de gestes de classe.

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D'un petit contrôle en porte-manteau à l'heure de jeu, Ronaldinho a régalé les supporteurs de la Nação Rubro-Negra. Rien que pour ça, ils ont dû se dire que ça valait le coup de faire le déplacement au stade Engenhão pour le premier Fla-Flu de 2011. D'autant que, malgré le score de 0-0, Flamengo est toujours en tête de son groupe, dans un championnat carioca dont il est sûr de participer à la grande finale suite à sa victoire lors de première phase (Taça Guanabara) il y a deux semaines.

En revanche, pour les tricolores du Fluminense ce match nul est plus dur à avaler. Derniers de leur groupe en Copa Libertadores, les champions nationaux en titre avaient bien besoin d'une victoire contre leur rival historique, histoire de redonner le moral à un collectif qui n'est que l'ombre de l'équipe conquérante qui déblayait tout sur son passage la saison dernière. Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, Muricy Ramalho, le coach qui a remporté quatre des cinq dernières éditions du Brasileirão, a annoncé juste après la rencontre qu'il quittait le club. Une décision qui peut surprendre quand on sait qu'il a refusé de prendre les rênes de la seleção pour honorer son contrat avec le Flu. À moins qu'il aime mieux se faire la main avec Neymar et Ganso au Santos. En tous cas, le président de l'ancien club de Pelé s'est déjà mis sur les rangs pour enrôler Muricy avant même que ce dernier ne confirme son départ.

Cinq buts et trois écoles de samba

Mais les déboires de Fluminense, Ronnie s'en fout pas mal. En neuf matchs, il est toujours invaincu sous le maillot rouge et noir. Mieux que ça, il est le meilleur buteur de son équipe avec cinq pions à son actif, dont un coup franc magistral décisif en finale de la Taça Guanabara. Quelque peu à cours de forme en février, il monte en puissance et pèse de plus en plus sur le jeu.

Hier soir, il était aligné aux avant-postes dans un 4-4-2 sans véritable attaquant de pointe. Voire même un 4-6-0, selon les détracteurs de Vanderlei Luxemburgo, qui se sont pris à rêver du retour d'Adriano depuis que l'Imperador a résilié le contrat qui le liait avec la Roma. Peine perdue, l'ancien coach du Real a affirmé sans détours en milieu de semaine qu'il n'était pas question que l'enfant de Vila Cruzeiro remette les pieds au club. Faut croire qu'il préfère que Ronnie s'épuise à force de faire des appels au poste d'attaquant, plutôt que de le voir sombrer sous l'influence de son pote, avec qui il sortait déjà souvent à l'époque où les deux fêtards évoluaient tous les deux dans les équipes rivales de Milan.

Il faut dire que depuis son retour au pays, Ronaldinho affiche un professionnalisme exemplaire. Mardi dernier, le lendemain d'une folle nuit de Carnaval qui s'est terminée à 4h30 après avoir défilé pour sa troisième école de samba, il s'est pointé à 11h du mat' à l'entraînement, frais comme un gardon.

Flamengo sauvé par le poteau

Pour son premier Fla-Flu, le numéro 10 des rouge et noir ne tarde pas à se mettre en évidence. Dès la 11e minute, il élimine Diguinho d'un coup de rein, s'infiltre sur la gauche de la surface, mais croise trop sa frappe, qui manque quand même d'être reprise au deuxième poteau par Thiago Neves. Pendant toute la première période, il permute à merveille avec le jeune Negueba sur les ailes, mais force est de constater qu'il serait encore plus tranchant avec un point d'ancrage dans la surface. En l'absence de l'ancien Bordelais Deivid, blessé, Luxemburgo n'a pas vraiment de solution de rechange à ce poste, même si le jeune Diego Mauricio, surnommé « Drogbinha » pour sa relative ressemblance physique avec l'Ivoirien, pointe le bout de son nez. Flamengo a tout de même créé le danger à plusieurs reprises, notamment sur deux frappes lointaines de Negueba et Renato Abreu juste avant la pause qui ont obligé le gardien Ricardo Berna à se détendre de tout son long pour sauver les siens.

En seconde mi-temps, alors que Fluminense commence à hausser son niveau de jeu, Ronnie est au cœur de l'action la plus polémique de ce classico. A la 55e, il s'arrache en taclant les deux pieds en avant dans la surface adverse pour récupérer une passe en profondeur. Il rate le ballon mais manque d'envoyer ses crampons dans la tronche de Ricardo Berna. Carton jaune. Avec l'entrée en jeu de l'ancien parisien Williamis Souza, le Flu continue de pousser. À un quart d'heure de la fin, le défenseur Gum voit sa frappe repoussée par le poteau. Pas assez pour inquiéter les coéquipiers de Ronaldinho. Même loin de son niveau de Barcelone, le capitaine de Flamengo a au moins le mérite de faire le métier. Et de créer un sillage pour les autres.

Louis Génot, à Rio de Janeiro

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