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Ronaldinho : « J'ai toujours joué pour m'amuser »

Voilà maintenant plusieurs années que Ronaldinho passe son temps dans les aéroports, à voyager aux quatre coins du monde pour faire ce qu’il sait faire de mieux : arracher des sourires aux gens en taquinant le cuir. Malgré le jet-lag et ses activités dans la musique, le Gaucho a pris le temps, il y a quelques mois, de se poser deux secondes pour rembobiner le fil de sa carrière. Entretien sans feintes avec un funambule.

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Aujourd’hui, le Barça est une référence mondiale du beau jeu, mais avant ton arrivée, c’était loin d’être le cas. Tu es conscient de ce que tu as représenté pour ce club ?
Disons que quand je suis arrivé, tout le monde ne parlait que des Galactiques du Real Madrid. Une équipe phénoménale, pleine de stars. Nous, nous avions un nouvel entraîneur, de nouveaux joueurs, et une particularité par rapport aux Galactiques : nous avions besoin de cette reconnaissance mondiale à laquelle eux n’aspiraient plus, tout simplement parce qu’ils l’avaient déjà. Notre coach, Rijkaard, pareil. Et les supporters avaient besoin de relever la tête, donc ils étaient plus que jamais prêts à nous encourager. Toutes les conditions étaient réunies pour entamer un nouveau cycle, et ça a plutôt bien fonctionné. Tu ne peux même pas imaginer ce que ça signifie, pour moi, Barcelone... (Il marque une longue pause.) Je n’ai vraiment pas de mots pour décrire ce que ce club représente dans ma vie. Pour te dire à quel point c’était fou, mon premier but, je l’ai marqué à 1 heure du matin ! (Le match avait dû commencer à minuit pour des raisons administratives, ndlr.) C’est à partir de là que j’ai compris que ce club serait quelque chose de différent dans ma vie...

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L’histoire aurait aussi pu être différente si tu avais choisi de signer à Manchester United. Sandro Rosell, le dirigeant blaugrana qui négociait avec toi à ce moment-là, a raconté plus tard que Jordi Pujol, le président de la Généralité de Catalogne, lui a dit que tu devais absolument rejoindre Barcelone pour remonter le moral des Catalans. Il te met au courant de ça à l’époque ?
(Il rigole) Non. Sandro a toujours été un grand ami. Il me disait souvent qu’il allait devenir dirigeant du Barça, et qu’à partir de là, je viendrais jouer dans son équipe. Quand il devient vice-président du club, Manchester me fait une très belle proposition. Finalement, je choisis le Barça par amitié pour Sandro, mais aussi pour réaliser un rêve. Tout me menait à Barcelone à ce moment-là, et j’ai pris la bonne décision, car ça a été une aventure incroyable.

Quelles étaient les consignes de Rijkaard te concernant : tu avais une totale liberté ?
Non, pas totale, j’avais une fonction tactique, comme tous mes partenaires, et je devais la remplir. Mais quand j’avais le ballon, là oui, je faisais ce que je voulais... À la base, c’est vrai que je jouais plutôt sur le côté gauche, mais j’étais libre d’aller partout sur le terrain.
« J’avais une fonction tactique, comme tous mes partenaires, et je devais la remplir. Bon, allez, j’avoue : c’est Giovanni van Bronckhorst qui se tapait tout le travail défensif. »
Et puis je débordais assez peu, au contraire, je rentrais plutôt vers l’intérieur, pour chercher la frappe ou la passe décisive. Bon, allez, j’avoue : c’est Giovanni van Bronckhorst qui se tapait tout le travail défensif. (Rires.) Il me manque beaucoup, Gio. Lui et Sylvinho aussi, les deux avec qui je partageais le couloir gauche. Ils faisaient toujours cet effort supplémentaire qui me permettait de jouer mon jeu librement. Ils étaient très importants pour nous, et surtout pour moi. (Rires.)

Pendant les échauffements d’avant-match, tous les titulaires travaillaient avec le préparateur physique, mais toi, tu faisais des transversales avec Deco, tranquille...
Rassure-toi, à l’entraînement, on faisait les exercices comme tout le monde, mais c’est vrai qu’avant les matchs, chacun était libre de s’échauffer comme il le voulait, selon ses besoins. Avec Deco, on aimait travailler ce qu’on allait faire le plus pendant le match, des passes longues et des contrôles. Mais cela ne signifie pas qu’on était privilégiés...

Les socios venaient quand même pour toi. Était-ce ça, le plus important pour toi : divertir le public ?
Je ne dirais pas que c’était le plus important, mais c’était... naturel. Je venais du PSG, où j’avais réalisé de très belles choses dans un championnat au jeu beaucoup plus dur, avec beaucoup plus de contacts. Forcément, quand je me suis retrouvé à jouer en Espagne, où il y a plus d’espace, où le football est beaucoup plus technique, c’était presque facile. En tout cas, c’était naturel. Tu sais, le football, ça n’a jamais été aussi simple que : « J'entre sur le terrain et je fais ce que j’ai prévu. » Il y a toujours un défenseur que tu n’avais pas anticipé, un partenaire qui ne joue pas comme tu l’avais imaginé, un arbitre qui t’empêche de réaliser ce que tu voulais. Donc il faut toujours improviser. Et je pense que c’est ma force : dans mon jeu, il y a 90 % d’improvisation. Une passe du dos, par exemple, ce n’est pas un truc que tu prémédites, c’est du feeling.


D’où te vient toute cette aisance technique ?
De Dieu. Dieu m’a donné ce don de bien jouer au football. Et après, c’est de l’entraînement, beaucoup d’entraînement. Travailler, travailler avec le ballon, répéter les gestes, sans cesse. La passe aveugle, par exemple, je l’ai répétée jusqu’à ce que ça devienne naturel en match. À force, j’en faisais sans réfléchir, sans me dire : « Là, je vais tenter une passe aveugle. » C’est comme ça que tu déséquilibres tes adversaires. Mon entraînement a commencé très jeune. Quand j’étais tout petit, mon père me faisait travailler ma frappe de balle. Puis mon chien est devenu mon meilleur compagnon de jeu. C’était le plus fidèle : il n’en avait jamais marre de se faire dribbler. (Rires.)

Il paraît que tu regardais les dribbles des autres, puis que tu les refaisais, en essayant de les personnaliser. De qui t’inspirais-tu ?
Wahou, il y en avait un paquet ! Maradona, Zico, mon frère, que j’observais de près tous les jours... Jay-Jay Okocha, que j’admirais. Je cherchais à les imiter, mais avec mon style, c’est-à-dire à un autre rythme, dans d’autres situations de jeu.

Généralement, les joueurs pensent à faire un bon match et à gagner. Toi, tu pensais à tes dribbles au moment d’entrer sur le terrain ?
C’est vrai que je me concentrais là-dessus, mais je réfléchissais aussi à la manière de mettre mes attaquants en position de but. La passe décisive, c’est mon travail. J’imagine donc ce qu’il peut se passer, comment y arriver, avec quel geste. J’ai toujours joué mon jeu en faisant abstraction de l’adversaire. Sur le terrain, c’est du onze contre onze, et dans mon cas, c’était surtout du un-contre-un. Tu ne peux pas regarder la tête du défenseur et penser : « Lui oui, lui non. » C’est le ballon que tu regardes.


Pourquoi recules-tu toujours de trois pas avant de tirer un coup franc ?
Question d’équilibre et de confort. C’est comme ça que je suis le plus précis. Je calcule la distance, la position de mon corps, je sais exactement où doit se situer mon pied d’appui.

Tu as déjà pensé en voyant un geste technique d’un autre joueur que tu ne serais pas capable de le reproduire ?
Non.

Tu regardes des vidéos de toi parfois ?
Très rarement. Mon neveu m’en montre, mais c’est tout.
« Dans mon jeu, il y a 90 % d’improvisation. Une passe du dos, ce n’est pas un truc que tu prémédites. »
Moi, j’aimais m’entraîner, tenter des gestes pendant la semaine et les reproduire en match le week-end, mais je n’ai jamais été du genre à m’attarder sur des vidéos.

En quarts de finale du mondial 2006, le 10 d’en face, c’était Zidane.
(Il coupe.) Le « Maestro » . Quel joueur... Et ce match... Une des plus grandes tristesses de ma vie ! Quand j’y repense aujourd’hui, ça me rend vraiment malheureux. On avait une excellente équipe en Allemagne, mais Zidane était là. Et comme toujours au cours de sa carrière, il a fait ce qu’il fallait. Nous, les meneurs de jeu plus jeunes que lui, on s’est tous inspirés de ce qu’il faisait. On le regardait tous, le Maestro.


Ce qu’on souligne moins, mais qui est consubstantiel de ton jeu, c’est ta puissance. Ces jambes, ces muscles, c’est le résultat de combien d’heures de de travail ?
(Rires.) Non, je crois que ça vient de mes parents, et même mieux, ça vient de... ma mère ! Elle est petite, mais hyper costaud à ce niveau-là. C’est un héritage familial !

Tu as un Ballon d’or, et on a presque envie de dire que tu n’en as gagné « qu’un seul » ... Est-ce qu’il ne t’a pas manqué un peu de volonté, de sérieux, pour aller encore plus haut ?
J’ai gagné une Coupe du monde, puis j’ai été reconnu meilleur joueur du monde... Ce sont les deux objectifs suprêmes d’un footballeur. On ne peut pas avoir un sentiment de gâchis après ça... Après, j’aurais pu gagner plus, des gens racontent ça, que j’aurais pu avoir deux, trois, quatre Ballons d’or. Ce n’est pas à moi de le dire, et puis tu sais, la vie est comme ça... J’ai déjà beaucoup reçu, et j’ai aussi beaucoup donné. Le plus important, ce qui reste à la fin, ce que les gens n’oublieront pas, ce ne sont pas les récompenses, mais ce qui est imprimé dans leurs souvenirs, mes gestes et mes actions qu’ils garderont en mémoire. Un Ballon d’or, c’est valorisant, mais ce n’est rien en comparaison de la trace laissée dans la tête des gens.

On a tout de même l’impression que ce Ballon d’or a été un aboutissement pour toi, la fin de quelque chose...
Non, absolument pas. Ça a été la réalisation de mon second rêve, après mon titre de champion du monde.
« Mes jambes hyper musclées ? Ça vient de mes parents, et même mieux, ça vient de... ma mère ! »
Bien sûr, c’est un moment très spécial dans ma vie, très fort émotionnellement, mais après ça, il me restait beaucoup de choses à gagner.

Pourquoi Guardiola n’a-t-il pas voulu de toi ?
Tout ce qui a été dit à ce propos est faux. On a dit que c’était lui qui m’avait mis dehors, mais c’est archifaux, c’est moi qui suis parti. Pep est venu me parler quand il a pris ses fonctions. Il m’a dit qu’il me voulait dans son équipe. Il me connaissait très bien, et moi, j’avais beaucoup d’admiration pour lui. Mais j’ai refusé. J’avais besoin d’un changement dans ma vie, je voulais découvrir d’autres compétitions, un nouveau championnat. Ça n’a pas été facile, j’étais content de rejoindre Milan, mais à la fois triste de ne pas travailler avec Guardiola parce qu’on était amis, vraiment amis. Et puis Messi-Ronaldinho, ça aurait pu être pas mal. C’est ce que Guardiola avait en tête. Mais à l’époque, ça faisait cinq ans que j’étais au club, mon cycle était terminé, il fallait que j’aille voir ailleurs.

Qu’est-ce que tu lui as appris à Messi ?
Rien. Rien du tout. Il a toujours été comme ça, Leo, aussi phénoménal qu’aujourd’hui. J’ai partagé de très bons moments avec lui, mais je ne lui ai absolument rien appris. Enfin si, mais ce sont des choses qu’on ne peut pas dire, qui ne se racontent pas. (Il explose de rire.)

Comment tu expliques, alors qu’à son tour il est devenu le meilleur joueur du monde, qu’il ne transmet pas la même joie que toi au public ?
On a des styles de jeu très différents, développés dans des époques différentes du Barça, donc forcément, on a deux façons différentes de faire plaisir aux gens. C’est difficile de faire l’unanimité, pourtant Messi rend heureux toute la planète, pas seulement les supporters de son club. Son football, tout le monde en profite, moi le premier.

Parlons du PSG. Que retiens-tu de Luis Fernandez ?
Rien. Je ne retiens rien de Luis Fernandez. Je ne lui en veux même pas, il ne m’intéresse pas, il m’est égal. (sic)

Quelles explications te donnait-il quand il te mettait sur le banc ?
Aucune. Mais je ne lui en demandais pas non plus.


Ça veut dire que tu comprenais pourquoi tu étais remplaçant ?
Non, c’est pour ça que je suis parti. (Rires.) Mais cela dit, j’ai beaucoup apprécié les supporters parisiens, ils me manquent beaucoup... J’ai joué dans des équipes très populaires, le Barça, Milan, Grêmio, Flamengo, mais jouer au Parc des Princes, c’est wahou... inoubliable. Avant de signer au PSG, j’ai beaucoup échangé avec mon frère sur la bonne destination à choisir en premier. Il fallait que je franchisse les étapes une à une. Et pour moi, à ce moment-là de ma carrière, Paris était l’idéal, aussi bien sur le plan sportif que sur le plan humain. Je n’ai jamais regretté mon choix. Là-bas, c’était fort... Ils m’appelaient tous « le Petit Prince du Parc » . Dommage qu’à cause de l’entraîneur, je n’ai pas pu jouer davantage, j’aurais donné beaucoup plus de bonheur aux supporters parisiens. J’ai tout appris à Paris. J’ai découvert un football très compétitif, dans lequel il est très difficile de jouer et de s’imposer. Je crois qu’un joueur qui se distingue en France peut jouer dans n’importe quel autre championnat. Les Africains sont très forts, très puissants. Les Français sont très durs. Après avoir joué en Ligue 1, toutes les compétitions m’ont paru accessibles. Et je suis content que Paris soit désormais devenu une référence mondiale, qui peut potentiellement gagner la Ligue des champions.

Y a-t-il quelque chose qui te rend plus heureux que de jouer au foot ?
J’ai des passions en dehors du foot, mais la première, c’est celle-là.


Et la seconde, c’est la fête et la musique ?
Ouiiiiii !

Tu joues des percussions. D’une manière ou d’une autre, ça a eu une influence sur ton jeu ?
C’est vrai que la musique m’accompagne toujours, y compris sur le terrain. Avant de jouer, j’avais toujours un rythme qui sonnait dans ma tête. Mais après, plus rien.

En Europe, il n’y a pas cette musicalité chez les footballeurs. Ça n’a pas été trop dur de quitter le Brésil ?
Quand tu vas en Europe, tu sais ce que tu vas trouver et ce que tu ne vas plus trouver. Bien sûr, notre façon de vivre me manquait, mais parallèlement, l’Europe aura été la plus belle expérience de ma vie, connaître autre chose, parler d’autres langues... Je suis devenu un homme en sortant du Brésil.

La presse européenne t’a beaucoup critiqué pour tes sorties nocturnes, notamment à Barcelone. Tu as toujours répondu que quand tu étais le meilleur joueur du monde, tu sortais aussi beaucoup.
(Il coupe.) Beaucoup, non. Seulement quand je le pouvais. (Rires.) Contrairement à ce que l’on peut penser, je n’ai jamais été du genre à sortir beaucoup.
« Messi, je ne lui ai absolument rien appris. Enfin si, mais ce sont des choses qui ne se racontent pas. »
Et même : m’amuser hors du terrain n’a jamais influencé mes performances sur le terrain, de même qu’on ne peut pas dire non plus qu’il faut absolument que je fasse la fête tous les soirs pour être libéré sur le terrain. J’ai connu des grands moments dans ma carrière alors que j’étais installé avec ma copine, menant une vie très tranquille, à la maison. La fête n’a tout simplement rien à voir avec mon jeu. Il ne faut pas croire que parce qu’on est brésiliens, on ne pense qu’aux filles, à l’alcool et à la musique. On est capables de s’adapter à l’Europe. La preuve, beaucoup de Brésiliens deviennent des références mondiales en jouant dans des clubs européens.

Et beaucoup d’autres s’écroulent et disparaissent en très peu de temps...
Mais ça, c’est le foot, et c’est partout comme ça, pas seulement au Brésil.

Quel regard portes-tu aujourd’hui sur le football brésilien ?
C’est tout le football mondial qui a beaucoup changé, pas que le brésilien. Tactiquement, physiquement... Peut-être qu’aujourd’hui, le joueur brésilien fait un peu moins rêver qu’à mon époque, quand on avait Ronaldo, Adriano, mais ça va revenir. Là, on est tous derrière Neymar pour qu’il devienne à son tour le meilleur joueur du monde. Ça ferait un Brésilien de plus ! Et c’est aussi la preuve vivante que la fantaisie n’a pas disparu de notre football. J’en regarde beaucoup, du foot brésilien, et je peux te dire que dans chaque équipe, il y a un ou deux joueurs virtuoses. Le problème, c’est que la Seleção a traversé une période de moins bien, et du coup, les journalistes en tirent des conclusions sur l’état de santé du football au Brésil. Des conclusions qui sont souvent un ramassis de n’importe quoi...

Tu pourrais t’imaginer jouer aujourd’hui sans médias et sans sponsors ?
Évidemment, c’est la meilleure chose qui existe. D’ailleurs ici, chez moi, je joue souvent avec mes amis, juste pour m’amuser. Il faut profiter de la vie... C’est con ce que je vais dire, mais j’ai toujours joué pour m’amuser. C’est ce qu’il faut, non ?


PS : Pour les retardataires qui veulent se refaire les dents, l'interview complète dans le numéro 148 de SOFOOT - 100% Ronaldinho, c'est par ici.

Propos recueillis par Léo Ruiz, à Belo Horizonte
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