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  2. // Flamengo/Real Potosi (2-0;1-2)

Ronaldinho donne de l’air au Flamengo

Malgré une défaite 2-1 en Bolivie à 4.000m d’altitude, Flamengo a passé le tour préliminaire de la Libertadores en battant le Real Potosi 2-0 à Rio, avec un Ronnie du feu de dieu.

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Contrôle orienté en pleine course, petit pont, feinte subtile pour fixer le gardien et finition en finesse. A la 92e, Ronnie met le Flamengo à l’abri et montre qu’à 31 ans, il en a encore sous la semelle. 2-0, score final, après l’ouverture du score de la tête de Léo Moura à la 35e, sur un coup-franc millimétré de l’inévitable R10.

Pourtant, c’était loin d’être gagné d’avance, après avoir perdu 2-1 à l’aller la semaine dernière contre des Boliviens qui avaient déjà fait bien des misères aux Rouges et Noir en 2007. A l’époque, ils étaient venus arracher un match nul héroïque (2-2) au terme d’une partie dantesque à près de 4.000 mètres d’altitude. Au bord de l’asphyxie, la plupart des joueurs brésiliens profitaient des arrêts de jeu pour respirer dans des masques à oxygène.

Cette année, ils se sont inclinés en encaissant deux pions tout pourris de la tête, après avoir eu la bonne idée d’inscrire le but à l’extérieur qui va bien. Même l’attaquant ‘El Gordo’ Brittes, qui a marqué pour la première fois sous ses nouvelles couleurs mercredi dernier, a avoué la veille du match retour à Rio que cette victoire à l’aller était « 70% due à l’altitude » .

Pourtant, la direction de Flamengo avait tout fait pour éviter ça. Les joueurs sont arrivés sur place dix jours avant le match pour s’habituer à l’air raréfié de l’altiplano. Effet Ronnie oblige, ils ont été accueillis comme des héros par le président Evo Morales himself et la star s’est même fendue de jolies photos en poncho.

Guerre d’égos avec Luxemburgo

Le problème, c’est que cette fois, le vrai ennemi des Brésiliens n’était pas l’altitude, mais plutôt l’ambiance délétère qui règne au club. Là, encore, Ronaldinho est au centre des attentions. Il a bien failli ne pas être du voyage, après avoir boudé parce qu’il ne touche pas depuis cinq mois la part de son salaire due par l’entreprise Traffic à cause d’un désaccord avec les dirigeants sur l’exploitation de ses droits d’image. Une dette de pas moins de 3,75 millions de reais (plus d’1,5 million d’euros) qui a poussé son frère et agent Assis à dire à qui veut bien l’entendre qu’il n’hésiterait pas à aller voir ailleurs. Allô, Leonardo ?

Mais surtout, Ronnie livre une guerre d’égos sans merci avec le coach Vanderlei Luxemburgo - oui celui qui est resté bien moins de temps que Mourinho au sein du Real Madrid - mais rivalise avec le Portugais en termes de melon.

L’entraîneur ne supporte pas de se savoir moins important que la star de son équipe et apprécie moyennement le fait que le club ferme régulièrement les yeux sur ses frasques nocturnes. La dernière en date, une jeune femme « invitée » dans l’hôtel où les joueurs étaient confinés lors de la préparation d’avant-saison à Londrina, dans le sud du Brésil.

Petit pont et talonnade

Au final, malgré la qualif’ de ce mercredi soir, ‘Luxa’ risque bien de faire les frais de sa mésentente avec son numéro 10. Aux dernières nouvelles, les dirigeants de Flamengo auraient déjà trouvé son remplaçant : Joel Santana, technicien expérimenté qui connaît parfaitement la maison pour avoir entraîné le Fla à quatre reprises. Répondant au doux surnom de « Papai Joel » , il est tout sauf un père fouettard, mais sait gérer comme personne les caprices des divas.

Et il a plutôt intérêt, parce qu’après sa performance du match retour au stade Engenhão, Ronaldinho a tout fait pour redevenir à nouveau incontournable, malgré une fin d’année 2011 plutôt quelconque. Avant son but de toute beauté dans les arrêts de jeu, il en a fait voir de toutes les couleurs aux joueurs du Real Potosi, qui à part le nom et l’écusson qu’ils portent sur leur maillot, n’ont pas grand-chose en commun avec leurs cousins madrilènes.

Passes aveugles, ouvertures lumineuses, dribbles chaloupés… Du Ronnie comme on l’aime. Dès la 11e minute de jeu, il est tout près d’ouvrir le score de la tête. A la 65e, il réussit une talonnade spectaculaire pour remettre les siens dans le sens du jeu alors qu’ils sont acculés dans leur moitié de terrain.

Après une première mi-temps largement dominée, les Rouges et Noir se sont fait quelques frayeurs après la pause, quand les Boliviens ont raté plusieurs occasions d’égaliser lors de cafouillages dans la surface brésilienne. Brittes a même failli remettre ça de la tête à la 76e, mais il manque le cadre de quelques centimètres. Heureusement que R10 était là pour mettre tout le monde d’accord à la fin.

L’autre club brésilien engagé dans ce tour préliminaire a eu chaud, lui aussi. L’Internacional de Porto Alegre, qui pensait avoir fait le plus dur en gagnant 1-0 à domicile contre les Colombiens du Once Caldas, s’est arraché pour obtenir le nul 2-2 après avoir été mené au score en début de match. Le Brésil n'est décidément plus ce qu'il était.

Par Louis Génot, à Rio de Janeiro
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évidemment que le championnat brésilien n'est plus ce qu'il était, c'est un championnat de branques et de stars brésiliennes sur le déclin (malgré quelques fulgurances quand même) et après on veut nous faire croire que Neymar est le meilleur joueur du monde... laissez moi rire
Bah non! c'est Messi! tout le monde le sait.
Deja l'an dernier la victoire de Santos en Copa Libertadores etait l'arbre qui cachait la foret.

Les Corinthians de Ronaldo et Roberto Carlos deja éliminés au tour préliminaire, les 5 clubs Bresiliens présents en poules en etaient sorti. Mais 4 se sont faits sortir en 8eme de finale. C'etait la 1ere fois de l'histoire qu'il ne restait qu'un seul club Bresilien en quart.
nicococo67 Niveau : CFA2
Woulala le dribble de Ronnie, arf, l'ablation de rein la plus rapide du continent, merci maître.
ET pour les détracteurs des championnats autre que la PL et la Liga, ben emmerdez vous bien les gars, puisque vous connaissez déjà les gagnants. Allez bisou
Quel joueur ce Ronnie. Pour moi ça restera toujours le plus grand.
Ronnie, je t'aime.
C'est peut être nul d'un faible niveau, mais c'est beau
C'est bien de dénigrer le Brasileiro mais encore faudrait t'il suivre les matchs pour pouvoir aspirer donner un avis négatif ! pas evident vu de France point de vu médiatisation !
mais mine de rien on assiste de plus en plus a des rappatrimment d'Europe a gros salaires ces dernières saisons vu que le Brésil est le pays émergent de la zone Mercosur !
Que ce soit un départ vers le vieux continent ou un retour aux sources le débat sera toujours économique sur la question du salaire .
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