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Roma/Lazio, le derby du siècle

Ce soir, à 18h, l’AS Roma et la Lazio s’affrontent en finale de Coupe d’Italie. C’est toute la ville qui s’arrête de vivre pour ce derby, le plus important de l’histoire. En jeu : la suprématie de la ville, un trophée, un billet en C3, et un ticket pour Pékin.

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Nous y sommes. Aujourd’hui, à Rome, il y a trois évènements. La messe du Pape Francesco, sur la place Saint-Pierre. Puis les élections municipales, où les Romains seront invités à aller élir un nouveau maire. Enfin, le derby. Et quel derby. Une finale de Coupe d’Italie, ce qui constitue une première dans l’histoire. La Roma et la Lazio vantent à elles deux 14 Coupes d’Italie. 9 pour la Roma, 5 pour la Lazio. Mais jamais les deux équipes ne s’étaient affrontées en finale. Même pas en demi-finales, à vrai dire. Aujourd’hui, donc, le Pape et le nouveau maire attendront. Rome va littéralement s’arrêter de vivre. Déjà, un derby de championnat provoque dans la ville une atmosphère indescriptible. Chaque passant cherche du regard une écharpe de couleur rouge ou un maillot bleu ciel. On se reconnaît, on se fait des signes, on se lance des regards. Parfois (souvent, même), cela va plus loin. Mais ce soir, cette tension risque bien d’être décuplée. Et les tifosi des deux camps, tellement tendus à l’approche de ce match qu’il ne faut pas perdre, ont fait passer des messages plutôt clairs à leurs protégés. Ceux de la Roma ont été cash. « 23-05-2013 : Vincete o scappate  » . Gagnez, ou fuyez. Ceux de la Lazio se sont montrés plus poétiques : «  Avete la possibilità di diventare immortali » . Vous avez la possibilité de devenir immortels. Oui, ce derby va marquer de son sceau l’histoire des deux clubs. En bien, ou en mal.

L’avenir sur un match

On entend souvent cette phrase toute faite : « Cette équipe joue sa saison sur un match » . Elle n’a jamais été aussi vraie. Mais le pire, c’est qu’elle s’applique aux deux clubs qui vont ce soir se disputer la Coupe d’Italie. De fait, la Lazio et la Roma ont toutes les deux déçu cette saison. La Lazio, après avoir longtemps lutté pour les premières positions (elle avait conclu la phase aller à 39 points, deuxième derrière la Juve), s’est écroulée lors de la phase retour. Certes, elle a atteint un quart de finale d’Europa League, mais la 7e place en Serie A est clairement un pas en arrière par rapport aux deux saisons précédentes, où les biancocelesti avaient terminé 5e, puis 4e. Du côté de la Roma, ce n’est pas beaucoup mieux. Les giallorossi terminent 6e, avec la seule satisfaction d’avoir coiffé la Lazio lors de la toute dernière journée. Toutefois, les deux équipes romaines sont pour le moment out de toute compétition européenne. Pour se qualifier pour la prochaine C3, une seule solution : gagner le match de ce soir. Voilà pourquoi, en plus de tirer la belle satisfaction de battre l’ennemi juré, ce derby est à ce point capital. Une victoire, et la saison devient positive. Une défaite, et la saison est complètement ratée. Surtout, pour l’une comme pour l’autre, ce derby peut marquer un point de départ, ou un point d’arrivée.

Si la Roma l’emporte, il s’agira du premier succès de la Roma « américaine » . Il s’agirait alors d’un signal important pour la suite. D’ailleurs, si les dirigeants giallorossi n’ont pas encore pu officialiser l’arrivée d’Allegri, c’est probablement parce que le coach attend de savoir s’il va pouvoir disputer l’Europe la saison prochaine ou que dalle. La Lazio, de son côté, sait qu’une victoire serait à la fois la juste consécration du cycle entamé par Reja il y a trois ans, mais aussi le premier succès de l’ère Petkovic. Et là, les superstitieux ont forcément déjà fait le rapprochement avec la Lazio d’Eriksson. Arrivé lors de l’été 1997, le coach suédois avait longtemps lutté pour le Scudetto la première année, avant de s’écrouler en fin de saison, pour finalement terminer… 7e (tiens donc). Mais la saison avait été sauvée par un sacre en Coupe d’Italie, contre le Milan AC. Après quoi, les biancocelesti avaient remporté la Supercoupe d’Italie contre la Juve (ça tombe bien, le vainqueur du derby affrontera justement la Juve en Supercoupe, à Pékin) et avaient entamé un fabuleux cycle de victoires. On n’en est pas encore là, loin de là.

Ascendant psychologique


Evidemment, à Rome, la question que tout le monde se pose, c’est : « Qui est favori ? » . En vrai, personne. Un derby ne suit souvent aucune logique et même, bien souvent, c’est l’équipe la moins en forme qui s’impose. La Roma a plusieurs motivations. Déjà, elle a au bout la carotte de la 10e Coupe d’Italie. Depuis des années, les Romains proclament qu’ils se feront coudre une étoile d’argent sur le maillot lors de leur dixième succès en Coupe. Ils seraient d’ailleurs les premiers à atteindre cette barre, puisque la Juve est restée bloquée à 9. Ensuite, il y a Totti. En marquant, le Capitano deviendrait le deuxième meilleur buteur de l’histoire des derbys, en devançant son ancien pote Delvecchio et en se portant à une seule unité du recordman Da Costa. Il permettrait également à la Roma de remporter un trophée qui manque désormais depuis 2008. Trop long, dans la capitale. En face, la Lazio tente de s’appuyer sur les statistiques et sur l’aspect psychologique. Elle n’a plus perdu un derby depuis mars 2011, s’imposant à trois reprises lors des quatre dernières confrontations (et un nul lors de la dernière stracittadina). Des joueurs comme Hernanes, Klose ou Mauri ont souvent marqué lors des derniers derbys, ce qui peut leur permettre de predre un ascendant psychologique sur les défenseurs adverses. Enfin, la Lazio sait aussi qu’elle n’a perdu qu’une seule des six finales de Coupe d’Italie qu’elle a disputées. C’était en 1961, une défaite 2-0 contre la Fiorentina. Depuis, elle n’a plus jamais perdu de finale, remportant les éditions 1998, 2000, 2004 et 2009.

Alors, à quel match peut-on s’attendre ? Un match équilibré ? Sûrement. Un match fermé ? Peut-être. Un match débridé ? On en doute, mais ne sait-on jamais. Ce que l’on sait, c’est que les deux formations et les deux peuples ont certainement plus peur de perdre ce derby qu’envie de le gagner. Le remporter voudrait dire passer un été serein, avec en poche un billet pour l’Europe et un autre pour Pékin. Même si, pour la Roma comme pour la Lazio, il faudra apporter certaines modifications à l’effectif lors du mercato (notamment à la Lazio, avec certains joueurs comme Biava ou Dias clairement en bout de course). Le perdre signifierait passer un été tout pourri, la tête baissée (un véritable enfer en prévision pour le camp des perdants dans la Ville éternelle), et avec, forcément, l’obligation d’entamer une révolution au sein du club. Oubliez la messe, oubliez les élections. Ce soir, Rome ne répondra qu’aux paroles saintes de 22 acteurs, qui se disputeront le Saint Graal dans la cathédrale du stadio Olimpico. Les vainqueurs, que ce soit dit, seront canonisés. Amen.

Eric Maggiori
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