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Roma-Juventus : accord de paix ?

L'AS Roma reçoit la Juventus, ce lundi soir, au stadio Olimpico dans une ambiance beaucoup moins tendue qu'attendue après le match aller. Et pour cause, les Giallorossi accusent neuf points de retard sur les Bianconeri et semblent résignés, même s'ils n'ont pas encore déposé les armes.

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«  La seule possibilité qu'on a pour relancer le championnat est de gagner. Si on veut essayer de faire un miracle, vu l'écart qui nous sépare, on ne peut se permettre autre chose qu'une victoire. On imaginait un scénario différent pour ce match. On espérait que ce soit une confrontation directe pour les dépasser ou les rejoindre, mais on s'est un peu endormis. » Avant de recevoir, ce lundi soir, la Juventus au Stadio Olimpico, avec sa Roma, Daniele De Rossi a livré une analyse très cohérente aux micros de Sky Sport 24. Avec neuf points de retard sur sa rivale turinoise, la Louve fait certes un bon chasseur, mais le gibier est sans doute déjà hors d'atteinte. Pourtant les Giallorossi n'ont toujours pas perdu en 2015, signe qu'ils n'ont pas abandonné la battue, mais les victoires se sont, elles, faites aussi rares que les brins de cheveux sur la tête de l'ancien Wayne Rooney. Effectivement, en huit matchs de Serie A depuis la reprise, la Roma ne s'est imposée que deux fois contre six matchs nuls (dont quatre en revenant au score) et a ainsi laissé la Juventus s'échapper. Résultat, il lui faut désormais espérer un miracle pour que l'implant capillaire fonctionne.

Le Scudetto remis en titre ?


Le Capitan Futuro, comme on le surnomme, a identifié très justement la situation : sans une victoire de la Roma, le Scudetto sera promis à la Juventus. Avec deux calendriers relativement similaires jusqu'à la fin de la saison, difficile en effet de croire que la Roma puisse combler l'écart en cas de défaite ou même de match nul. Les Giallorossi, revigorés par leur succès à Rotterdam en Ligue Europa, ont donc pour le moment un objectif plus humble, comme en témoigne Francesco Totti, en chasse de son dixième but en Serie A contre la Juve, qui s'est offert un édito dans les colonnes du Corriere dello Sport ce dimanche : «  On doit maintenant continuer sur cette voie, ne pas lâcher ne serait-ce qu'un centimètre. On attend depuis longtemps la rencontre contre la Juve. Nous sommes convaincus que nous pouvons gagner et relancer le championnat qui semble déjà terminé. Mais on ne veut rien promettre, on ne veut pas décevoir les tifosi. » .

Les convictions de titre affichées plus tôt cette saison ont désormais laissé place à plus d'humilité côté romain. Rudi Garcia a d'ailleurs fait amende honorable en conférence de presse de ses déclarations tapageuses après le match aller et reconnu la supériorité actuelle de la Juve : « Cette Juve est première avec neuf points d'avance, ce qui veut dire que pour le moment, c'est l'équipe la plus forte du championnat » . Le ton a bien changé et trouve son écho chez Daniele De Rossi : « On a fait une erreur de parler du match aller comme unique explication de notre distance avec la Juve » . Des propos qui n'ont tout de même pas fait retomber l'attention de Massimiliano Allegri qui s'est montré très factuel en conférence de presse : « C'est un match très important pour le championnat, mais pas fondamental. Il restera ensuite 13 matchs, soit 39 points à distribuer. Le championnat est encore long » . Si l'eau mouille, et le feu brûle, Allegri ne se risquera, lui, ni à se mouiller ni à mettre sa main au feu.

Des impératifs européens


La rencontre prend ainsi des airs de combat de boxe enfin programmé, mais sans remise en jeu de la ceinture nationale. Dans ces conditions, Floyd Mayweather aurait accordé à Manny Pacquiao un affrontement depuis bien longtemps. Autre élément significatif des risques mesurés pris par la Vieille Dame, Pogba et Vidal tous deux légèrement touchés pourraient ne pas être alignés contre la Roma par mesure de précaution. Car la Juventus a d'autres impératifs, notamment une demi-finale aller de Coupe d'Italie, dès jeudi, contre la Fiorentina et surtout un huitième de finale retour de Ligue Champions, à Dortmund, le 18 mars. Des rendez-vous qui pour certains représentent un motif d'espoir pour la Louve. Mais c'est bien mal connaître la Juve qui ne sacrifie jamais son emprise sur la scène nationale au prix de délires de grandeurs européens. Mieux, les Bianconeri peuvent s'appuyer sur un effectif plus riche que lors des dernières saisons.


Andrea Barzagli et Alessandro Matri ont par exemple fait leurs retours dans le groupe et apporteront encore plus de profondeur lors d'une fin de saison bien chargée. Contrairement à la saison dernière, la Roma ne peut d'ailleurs pas bénéficier de l' « avantage  » d'une saison sans Coupe d'Europe. Son parcours en Ligue Europa pourrait aussi lui coûter quelques plumes avec une compétition très dense et des soirées, le jeudi soir, qui sont toujours problématiques physiquement. Les étudiants en savent quelque chose, il est bien difficile de se maintenir en bonne santé après ces fastes soirées du jeudi. Une santé qui fait également défaut à Kevin Strootman sur lequel la Roma ne pourra pas s'appuyer pour encaisser le choc. Un coup dur pour les Giallorossi qui peinent aussi à trouver des alternatives offensives en soutien de Francesco Totti. En attendant de voir plus loin, l'empire romain a ainsi revu ses ambitions à la baisse. « J'espère voir une belle rencontre, fair-play, avec un bel accueil digne de la Roma et pas comme celui du match aller » , Rudi Garcia se devait bien une petite pique avant d'entrer dans l'arène.

Par Eric Marinelli
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