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Rolland Courbis : que de la gueule ?

En passe de sauver Montpellier de la relégation, Rolland Courbis aura redonné vie à une équipe lessivée par la mauvaise gestion de l’après-titre. Un nouveau pari réussi. Malgré cela, Courbis garde l’étiquette du pompier de service, baroudeur et gueulard, uniquement bon à sauver les « petits » . Décryptage.

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Rolland Courbis est un homme étiqueté. Plus solidement attachée que celle attenant à un string H&M, celle de l’entraîneur montpelliérain lui colle même à la peau. Ou qu’il soit passé, le « gouaillard » à l’accent chantant a traîné la réputation de coach techniquement limité mais capable de transcender un groupe. Si le jugement peut paraître injuste, la parcours « mercenaire » du bonhomme ne plaide pas en sa faveur. Habitué des piges et opérations sauvetage, Courbis ne serait finalement qu’un type sévèrement burné auquel les clubs font appel quand il s’agit de mettre un bon coup de pied dans la ruche. Le principal intéressé souhaiterait pourtant s’affranchir de cette description : «  Si on pense que les seules qualités que j’ai, c’est meneur d’hommes, boute-en-train, et que quand on prépare les matchs, je raconte des blagues aux joueurs pour les faire rire, qu’on pense ce qu’on veut.  » S’il laisse parler les gens, la magie du système Courbis ne réside pas uniquement dans cette propension à manier habilement le discours. À Montpellier, il a su redresser la barre d’un club à la dérive pour l’éloigner des eaux troubles de relégation. Ses choix tactiques ont permis au club héraultais d’empocher 23 points en Ligue 1 depuis le 7 décembre, mais surtout de mieux jouer au football. Des résultats incontestables qui n’étonnent guère ceux qui l’ont côtoyé par le passé.

Une vraie réflexion tactique

«  Sa force, c’est de prendre conscience des faiblesses de l’adversaire et de mettre en place une équipe pour les contrecarrer, quitte à changer complètement son schéma.  » Pour Mickaël Debève, qui a côtoyé Courbis lors de son passage à Lens, Rolland Courbis n’est pas qu’un coach fantasque. Il est aussi un tacticien. Et si son expérience avec l’entraîneur n’a duré qu’une année dans le Nord, l’ancien milieu de terrain reconnaît néanmoins au technicien une qualité plus surprenante : «  Il a toujours été en avance sur le plan tactique. Il préparait parfaitement les matchs.  » Bernard Casoni, sous ses ordres à Toulon, confirme et détaille cette aptitude : «  Défensivement, à Toulon, on était en avance sur beaucoup de monde. Il arrivait à faire appliquer des principes qui sont toujours valables aujourd’hui : défendre en avançant, coulisser, c’était des choses que peu d’équipes faisaient à l’époque. Alors qu’aujourd’hui, tout le monde le fait. En 1986, avec Courbis, on était dans le vrai.  » Preuve de l’influence de l’homme sur ses ouailles, Casoni avoue même avoir « piqué » quelques idées du mentor : « Quand j’ai pris l’OM après Courbis, on m’a demandé mes principes de jeu, j’ai dit : "Défendre en avançant." On m’a pris pour un fou ! » Précurseur dès sa première année sur le banc, le Marseillais a mis en place, avec plus ou moins de succès, ses principes de jeu dans l’ensemble des équipes qui l’ont accueilli par la suite. Une force trop souvent effacée au profit d’une autre, plus visible du grand public cette fois.

Un homme de parole


Tactiquement couillu, Courbis est également un leader charismatique, capable de retourner des situations données perdues d’avance par la confiance insufflée à ses joueurs. Casoni évoque de longues causeries où Courbis «  utilisait beaucoup de métaphores. Il arrivait à dédramatiser, mais à faire rire aussi de temps en temps. Il arrivait à faire passer ses messages d’une manière peu commune.  » Mickael Debève ose même la comparaison avec un autre gueulard de la balle ronde : «  Il me fait un peu penser à Claude Onesta, capable de sublimer son équipe pour un grand événement. Il a un dialogue qui sublime les joueurs, même les plutôt moyens ou ceux qui manquent de confiance.  » De là à se voir coller une étiquette de pompier de service, il n’y a qu’un pas, franchi trop souvent injustement par ses détracteurs, à en croire ceux qui ont été sous ses ordres. Le milieu picard poursuit : «  Courbis fait partie des très bons entraîneurs, de ces meneurs d’hommes qui savent réagir quand il y a une crise dans un club. Mais il a prouvé qu’il était capable de prendre une équipe avec des objectifs dès le début de saison. Sur ce plan, il a peut-être été un peu sous-estimé.  » Surtout, il avance un autre trait attenant à cette qualité pour expliquer la médisance de certains face au « cas Courbis » : «  Il a un style différent. Il a toujours dit ce qu’il pensait, il est franc, après cela ne plaît pas forcément à tout le monde mais c’est un très bon mec. » Ce très bon mec est capable d'exploits et de punchlines, comme lorsqu'il raconte la causerie qui a conduit à la remontée inoubliable de l'OM face à Montpellier : «  Imaginez qu'on joue à la pétanque. On est menés 12-0. Mais la partie est en 13 points. Alors, maintenant, soit on jette les boules à la mer, soit on gagne 13 à 12.  » Un sens de la formule indéniable qui, s'il irrite certains, a prouvé son efficacité à maintes reprises.

Par Paul Piquard et Raphael Gaftarnik
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