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Rolando fait souffler l'OM

Au bout d'un match longtemps poussif, l'OM a arraché dimanche un succès précieux pour lancer définitivement l'ère Rudi Garcia face à Caen, qui ne demandait qu'à se faire frapper (1-0). Trois points qui permettent de souffler et une victoire qui dessine de nouvelles bonnes pistes.

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Olympique de Marseille 1-0 Stade Malherbe Caen

But : Rolando (81e) pour l'OM.

Il y a ce Vélodrome qui se remplit de nouveau malgré des supporters qui cherchent doucement leur place dans un nouveau projet étoilé. Il y a aussi ce nouvel entraîneur qui dégage des ondes et des idées positives à un groupe qui ne demandait que ça. Et il y a, surtout, cette équipe qui avait besoin de respirer après trois matchs sans succès dont une dernière branlée sans se battre à Montpellier. Dimanche après-midi, l'OM a longtemps maîtrisé sans piquer Caen, qui n'avait pas fait le déplacement pour jouer. Puis, comme le premier vrai coup de caractère de l'ère Garcia, Rolando s'est élevé dans le ciel marseillais à dix minutes de la fin pour sceller (enfin) le premier succès du nouveau coach marseillais. La première pierre est posée, au bout de l'ennui.

Vainqueur, pour le besoin de l'équilibre


Rudi Garcia n’a que ce mot sous la mèche : l’équilibre. Celui des hommes, d’abord, à l’heure où il cherche encore, un mois après son arrivée sur le banc de l’OM, les solutions aux problèmes collectifs d’un groupe en quête de confiance. Celui des résultats, ensuite, quinze jours après une première défaite bordélique dans son nouveau costume à Montpellier (1-3) et alors qu’il fouille de toutes les manières pour obtenir la première victoire en Ligue 1 de son mandat. Puis, celui de son onze, enfin, sur le plan tactique après avoir définitivement confirmé qu’un entraîneur restera toujours tributaire de l’effectif qu’il a entre les pinces. Garcia sait qu’il lui faudra du temps pour installer son projet, ses idées et ses préceptes. Au fond, s’il sera avant tout jugé sur les résultats, lui préfère y chercher la manière. La réception de Caen se présentait donc comme un nouvel exercice de style, alors que l’entraîneur marseillais devait composer sans Diarra, suspendu, et Bedimo, blessé, pour mettre fin à une série de trois matchs sans succès en championnat. Sur son tableau, Garcia avait alors balancé Rekik à gauche, Fanni dans l’axe (merci), un milieu Lopez-Vainqueur-Machach et le revenant-capitaine Gomis en pointe. Côté Malherbe, Patrice Garande veut continuer à faire le mariole après avoir tapé Nice avant la trêve malgré un bilan terrible à l’extérieur cette saison. Dans la continuité au niveau du choix des hommes, dans la résistance sur le plan des idées.

Et le scénario est sans surprise. Car, d’entrée, l’OM tripote le ballon, emmené par les gourmandises de son ado précoce au milieu et bien aidé par des Caennais frileux dans l’approche, avec pour ligne directrice l’idée qu’un point serait suffisant. Mais voilà : comme à Montpellier, même s'il y a eu du mieux dans l’animation du milieu grâce au retour de William Vainqueur, Marseille a majoritairement conservé le ballon, a tenté de jouer, de combiner mais a longtemps peiné à dégainer ses flèches offensives. Comme une longue stérilité et rien de très excitant pour un dimanche après-midi malgré les belles ouvertures de Lopez, la douceur des centres de Thauvin et les gribouillages techniques de Sakai. Même la joute verbale entre Nicolas Seube et Bafé Gomis avant la pause ne fait frémir personne et ne peut empêcher quelques sifflets du Vélodrome. Les hommes de Garcia ont poussé sans inquiéter, à l’exception d’une tête au-dessus de Rekik ou d’une frappe en déviation d’Alessandrini, et doivent maintenant accepter de se salir. Lancer la machine est à ce prix.

Les balles perdues et le banni


L’architecte Rudi a beau gratter frénétiquement sur son calepin, le second acte ne change pas de rythme et les quelques accélérations de Thauvin n’aboutissent pas. Le seul frisson offensif marseillais tente de loin, sur coup franc, mais n’inquiète pas Vercourtre, tranquille, qui rigole devant Gomis, seul dans son spleen. L’OM ronronne, fait tourner sans enclencher, et Garcia semble s’agiter dans le vide, alors que les saloperies techniques s’enchaînent. L’entrée de Zambo Anguissa ne bouscule pas grand-chose, les défenseurs caennais chatouillent quelques chevilles, mais ne tremblent pas vraiment. On se regarde, on fait n’importe quoi et c’est toute la com’ du championnat de France qui est une nouvelle fois flinguée en pleine tête par un spectacle sans saveur, sous les yeux de Frank McCourt, perplexe. Garande, lui, offre un footing à la carcasse de Steed Malbranque, alors que son homologue marseillais préfère lancer Bouna Sarr à la place d’Alessandrini, déprimant. Les espaces ont beau s'ouvrir grâce à la fatigue physique, personne n'en profite vraiment, alors que Vainqueur et Thauvin de la tête poursuivent le festival de cartouches non cadrées de l'OM. Puis Rudi Garcia explose. Il saute, hurle et fait sauter sa mèche. Le Vélodrome peut enfin souffler : McCourt a vu le premier but de son mandat. Une tête de Rolando sur un centre parfait de Gomis (1-0, 81e). Comme souvent, Marseille a marqué et a décidé de reculer. Mais l'OM a tenu et voilà Garcia avec un premier succès précieux dans les mains. Et quelques bonnes pistes pour poursuivre la construction d'un chantier qui n'est encore qu'à ses débuts.


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    Par Maxime Brigand
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