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Rolando et Cardozo à Milan, sérieux?

Étrange mercato que celui du Milan AC. Les principaux cadres de l'équipe se sont barrés, et les supporters lombards peuvent toujours courir pour voir d'autres stars les remplacer. Parce que les petits nouveaux à San Siro risquent de s'appeler Rolando et Cardozo. Moins sexy, oui, moins bons, aussi, mais pas nuls pour autant.

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« Le marché a changé, les grands joueurs ne peuvent plus arriver en Serie A. » Adriano Galliani, en plus de mal digérer les départs de Thiago Silva et de Zlatan Ibrahimović, commence à douter de l'attractivité du championnat italien. Et il n'est pas loin d'avoir raison. Exit les cracks : pour remplacer le Brésilien et le Suédois, chez les Rossoneri, des noms comme Rolando (FC Porto) et Óscar Cardozo (Benfica) reviennent avec insistance. Des joueurs de talent, certes, mais qui ne semblent pas être en mesure de faire oublier leurs éventuels prédécesseurs sur certains aspects.

Cardozo, el artillero

Un petit centimètre sépare « Tacuara » - plante ressemblant au bambou - (1m93), d'Ibracadabra (1m92). Sans doute le seul domaine dans lequel le Paraguayen dépasse le Scandinave. Pour le reste, un fossé sépare les deux attaquants. A commencer par l'égo, le charisme, la bêtise ou la classe - appelez cela comme vous voudrez. Si l'actuel Benfiquiste débarque à Milan, San Siro devra s'habituer à un tout autre personnage, plus discret et moins impulsif. Sont donc à proscrire balayettes, high kicks, punchlines dévastatrices et auto-compliments. Óscar Cardozo est un joueur normal, qui se lève le matin pour faire son travail, marquer des buts et c'est tout. Pas le genre de mecs à faire vendre des tonnes de maillots, même si à Benfica, les supporters l'adorent. Quand on passe derrière Ibra, il est difficile d'être transcendant, à moins de planter des pions, plein de pions.

Un truc qui correspond un peu mieux au Paraguayen, deux fois meilleur buteur de la Liga Sagres depuis son arrivée en 2007. Les mauvaises langues diront qu'il ne s'agit que du championnat portugais - meilleur que la Ligue 1 selon l'UEFA. Ok, mais c'est dans cette compétition qu'il a pu affronter et surclasser des fortes têtes comme Lisandro, Falcao ou encore Hulk. En cinq saisons, il a planté 88 banderilles chez les Aguias pour une moyenne de 0,66 buts/match, grâce au fusil qu'il porte en lieu et place de la jambe gauche. Sa qualité de frappe, en mouvement ou sur coups de pied arrêtés, font de lui un redoutable avant-centre. À l'inverse, il peut se transformer en réel fardeau dans le cas où son équipe jouerait en contre, du fait de sa lenteur ; domaine dans lequel il rivalise avec Hugo Almeida. En outre, Óscar Cardozo peut être une bonne solution de dépannage en attendant mieux, à condition de ne pas casquer trop d'argent pour se l'approprier. On parle quand même d'un mec qui est passé de Dieu à pestiféré dans son pays pour avoir foiré un pénalty décisif contre l'Espagne en 2010.

La chanson de Rolando


Contrairement à Thiago Silva, Rolando a réussi à s'imposer dans la défense centrale du FC Porto. Là où le néo-Parisien n'a disputé aucune rencontre, le second a réussi à faire oublier Bruno Alves, parti en cryothérapie au Zenit. Pourtant, aujourd'hui, personne n'échangerait le Brésilien pour le Portugais. Pas parce que Rolando est nul - bien que sa saison 2011-2012 fût assez laide -, loin s'en faut. C'est surtout qu'après son échec sur le Vieux Continent, Thiago a avalé plus de kilomètres que son homologue portista, à tel point que beaucoup le perçoivent comme le meilleur défenseur central du monde. Au tennis, on appelle ça un retour gagnant. Bref, Silva a tellement grandi que Berlusconi ne pouvait plus le garder sous son aile, un peu comme Rolando qui, à 26 ans, estime ne plus avoir l'âge de vivre chez papa Pinto da Costa, encore un homme de vertu. Une manière peu commune de remercier quelqu'un qui l'a sorti du caniveau, en l'occurrence Belenenses.

Arrogant, même, au vu de l'année catastrophique qui l'a mené sur le banc des Dragons et de la Selecção. Dix mois passés à se tourner les pouces et se reposer sur ses - solides - acquis, ceux d'un défenseur complet, qui plus est efficace offensivement lorsqu'il monte sur phases arrêtées (12 buts à Belenenses, 16 à Porto). Balle au pied, on a vu bien pire à son poste, et ses relances sont des plus propres. On peut parler d'un Thiago Silva low cost, au sens propre comme au figuré. Seul hic, les Portugais réclament 15 millions d'euros alors que le club lombard n'en propose pas plus de 10. Et encore, c'est le tarif d'un mec qui a mal joué dans un club qui a foiré sa saison européenne. Du coup, même s'il a déclaré à plusieurs reprises que « c'est Milan ou rien » , Rolando n'exclut plus un départ au Fenerbahçe où son salaire triplerait. Ce qui constituerait un joli gâchis pour le Milan, le Portugal et le joueur himself. Mais du blé, pour Porto...


Par William Pereira
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