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Roberto Trashorras : « Le Rayo en Liga, c’est un miracle »

Ce samedi, le premier de Liga reçoit l’avant-dernier. Ce Barcelone-Rayo Vallecano s’apparente à un David contre Goliath. Ce qui n’est pas sans déplaire à Roberto Trashorras, capitaine du navire de Vallecas formé à La Masia. Un navire des plus atypiques qu’il nous décrit.

Comment sens-tu ton équipe avant de se déplacer au Camp Nou ?
Très logiquement, l’équipe a beaucoup d’envie, vient avec beaucoup d’illusion. C’est un match forcément très compliqué, très difficile. Le Barça ne laisse en route que très peu de points. Mais nous y allons sans rien à perdre. Nous allons essayer de mettre en place notre football pour que le Barça souffre un maximum. Je vais te dire une phrase bateau, mais tout est possible dans le football.

D’autant plus que le Rayo paraît plus fort lorsqu’il joue contre de grosses équipes…
Sans doute parce que nous n’avons aucune pression et que personne ne nous attend. Nous sommes aussi plus vaillants. Nous devons juste profiter car si l’on perd, il n’y aura rien à redire. Après, on joue dans leur stade, et ils y sont très forts. À Vallecas, ce n’est pas pareil, les dimensions sont beaucoup plus réduites.

Vous n’allez pas changer votre philosophie qui se rapproche de celle du Barça ?
Comme nous l’a dit le coach cette semaine, nous ne devons pas changer notre style. Encore moins contre le Barça. Nous savons qu’il est extrêmement difficile d’enlever la possession au Barça, mais nous l’avons déjà fait à l’aller et nous avons été dangereux (au match aller, le Rayo avait eu plus de 50 % de possession, une première depuis des années pour un adversaire du Barça, ndlr). Comme le Barça, nous partons du principe que si nous avons le ballon, l’adversaire ne l’a pas et a moins de chance d’être dangereux.

C’est ta troisième saison au Rayo. C’est également la plus compliquée…
Oui, ça l’est. Nous avons connu une très belle saison l’an dernier. Toutes les choses allaient bien, tout était positif. Cette année, c’est différent, tout est plus compliqué, nous avons perdu beaucoup de joueurs l’été dernier. Mais pour une équipe comme le Rayo, c’est plutôt normal, non ? Nous avons le plus petit budget de la Liga et nous savions que nous allions souffrir. Mais nous sommes préparés à cela.

Avec si peu d’argent et une dette si importante, comment est-ce possible de voir le Rayo en Liga ?
C’est un miracle. Il y a des différences économiques très importantes avec d’autres clubs. Pour être compétitif en Liga, il nous faut de l’illusion, de l’envie. Tous les joueurs que nous recrutons sont libres car nous ne pouvons pas acheter de joueurs. Nous devons trouver d’autres arguments car nous n’avons pas d’argument économique.

Le public du Rayo est également une bonne raison de venir, non ?
Notre public est incroyable. C’est la chose la plus importante de ce club. Je n’ai jamais connu un tel public. Nous sommes un tout petit club, mais lorsque les autres équipes se déplacent chez nous, le public leur rend les choses compliquées. Lors du dernier match face à Málaga (victoire 4-1), ils ont encore été énormes dans les tribunes.

« Nous ne sommes pas un club comme les autres »

Le Rayo est le seul club de quartier de la Liga. Selon toi, c’est également le plus atypique ?
C’est un club vraiment très atypique. Le Rayo n’est pas d’une ville ni d’un endroit très connu. Le Rayo vient d’un quartier très humble, très pauvre. Les gens ont de la sympathie pour nous parce que nous ne sommes pas un club comme les autres. Nous avons eu beaucoup de problèmes économiques, les supporters en ont également. Pour la plupart, ils sont tous ouvriers, ils se reconnaissent dans les valeurs de ce club.

À titre personnel, tu te sens proche de ces supporters ?
Je me sens vraiment bien avec eux. Dès que je suis arrivé, les gens m’ont traité comme un des leurs. Désormais, je suis dans ma troisième saison, je suis capitaine de l’équipe. Je me sens aimé, et je les aime en retour. Je suis très heureux ici.

Tu as connu ta formation au Barça. Les deux clubs n’ont rien en commun…
Nous parlons d’un des plus grands clubs du monde, et du Rayo, sans doute la plus petite équipe de Liga. Le Barça a un pouvoir économique et un pouvoir social énorme. Dans l’illusion, l’espoir et l’envie, je pense que le Rayo est à la hauteur de tous les autres clubs. Économiquement, c’est évident que l’on ne peut pas concourir dans la même cour. Mais on compense avec d’autres choses. Et cela arrive que le petit gagne contre le grand.

Si tu repenses à ton époque au Barça, qu’est-ce qui te vient en premier
Je ne vais pas être original, mais ce sont mes débuts en Première Division. Mais également quand je suis arrivé. J’avais 13, 14 ans. Ton rêve est de jouer en Première Division et tu débarques au Barça. Le Barça. J’ai créé des amitiés qui perdurent avec des « cracks » internationaux. Xavi, Iniesta, Puyol, Víctor Valdés, ce sont tous mes amis.

L’an dernier, tu faisais partie des cinq joueurs qui ont réussi le plus de passes en Liga. Les quatre autres étaient du Barça
Ça se voit tant que ça que je suis formé au Barça (rires). Mais le style de Paco Jémez est ainsi : nous sommes une équipe qui aime avoir la possession. Et comme je joue milieu de terrain, c’est normal que le ballon passe beaucoup par moi. Ça me rend fier qu’un joueur du Rayo soit au milieu de joueurs du grand Barça.

Pour finir, comment définirais-tu Paco Jémez ?
C’est le meilleur entraîneur que j’ai eu. Je ne te dis pas ça parce que c’est mon entraîneur actuel, mais parce que c’est ainsi. C’est une personne très sincère, je crois que tous les joueurs de l’effectif aiment Paco. C’est quelqu’un qui aime sincèrement le football, il veut que le ballon vive, que l’on ait la possession. Il veut toujours que l’on soit protagoniste, jamais que l’on subisse les événements. Je pense qu’il est fait pour entraîner une plus grande équipe que le Rayo.


Propos recueillis par Robin Delorme, à Madrid
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