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Roberto Martínez, l’exorciste

Quelques semaines après l’éviction de Marc Wilmots et au lendemain d’un championnat d’Europe raté, l’Union Belge a décidé d’installer Roberto Martínez sur le banc de sa sélection nationale pour les deux prochaines années. Le tout sur une pile de CV clinquants et avec, déjà, les premiers doutes.

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Au départ, une annonce. Une ambiance qui tangue entre un hall Pôle emploi et un côté « venez comme vous êtes » . Quelques mots pour définir les contours du profil recherché - « de l’expérience » , « des résultats dans le monde du football actuel qui est en constante évolution » , une « expertise tactique et stratégique » , « un communicateur ouvert et solide » , une culture « high performance » - et la date butoir du 31 juillet en ligne de mire. Au final, une quarantaine de CV sur la table et des gros noms. Voilà où en était depuis quelques jours l’Union Belge, se battant entre les candidatures de Luis Fernandez, Alain Perrin, Rudi Garcia, Louis van Gaal ou encore Marcello Lippi. Il y a quelques jours, un rendez-vous avait également eu lieu avec Dick Advocaat, sélectionneur de la Belgique pendant cinq petites rencontres entre fin 2009 et avril 2010. Puis, Michel Preud’homme, le candidat idéal pour beaucoup, continuait à faire des appels du pied avant que le FC Bruges ne ferme définitivement la porte à un départ en début de semaine et que son cas ne fasse débat jusqu'au sein même de la Fédération. Jusqu’à cette soirée de mercredi où, peu après 22h, le comité de sélection a envoyé son uppercut : ce sera Roberto Martínez, viré en mai dernier de son poste d’entraîneur d’Everton après 23 petites victoires lors des deux dernières saisons et présent sur la short list finale avec Garcia et Advocaat. Reste que l’entraîneur espagnol a le profil recherché et qu’il a accepté de faire des concessions sur son salaire (un million d’euros par an, puis deux en cas de qualification en demi-finale de la Coupe du monde 2018, ndlr). Et maintenant ?

Le jeu et la gestion


Il faut d’abord s’arrêter sur le choix de l’homme. Parler de Roberto Martínez, c’est parler de style, de jeu offensif et d’une nouvelle génération d’entraîneurs qu’il incarne depuis maintenant plusieurs années. Non, il ne faut pas s'arrêter uniquement sur son échec récent à Everton. Car l’entraîneur espagnol est avant tout l’homme qui a construit Swansea, qui a porté Wigan jusqu’à une victoire en FA Cup en 2013 et qui a surtout réussi à imposer ses idées dans un pays qui n’est pas le sien. De son football, il parle en scientifique. Voilà les mots qu’il tenait dans une interview donnée il y a plusieurs saisons à The Blizzard : « On ne peut pas micro-coacher. On ne peut jamais, vraiment jamais, prendre une décision à la place d’un joueur, mais on peut lui donner le concept dont a besoin l’équipe, et lui permettre de s’exprimer, de prendre ses propres décisions, connaissant ce que ses partenaires attendent de lui à la perte du ballon, quand il faut passer aux devoirs défensifs. » Le tout en expliquant que « le coaching peut devenir un outil négatif. Le talent fait gagner les matchs, le talent brut. (…) Le sur-coaching peut déposséder les joueurs de leur talent brut. » Des idées sans excès d’interventionnisme donc.


Voilà pourquoi l’Union belge a été chercher Roberto Martínez : pour avancer (enfin) avec des idées, la palette tactique de Marc Wilmots ayant souvent montré ses limites. Après l’élimination en quart de finale de l’Euro, Thibaut Courtois, notamment, n’avait pas hésité à balancer en place publique sa colère contre le manque de renouvellement tactique du sélectionneur Wilmots. Plus encore, Martínez a ce que Wilmots n’avait pas forcément. On parle là de la connaissance culturelle d’une génération dopée à la Premier League et avec qui l’Espagnol a travaillé (Lukaku, Mirallas et Fellaini rapidement). C’est un plus mais c’est aussi une épine car, du côté d’Everton, les relations de Martínez avec les trois hommes ont terminé en eau de boudin. «  On a aussi vu par le passé qu’il a eu des problèmes relationnels avec Coleman ou Barkley à Everton. On parle à chaque fois de joueurs qui ont un rôle de cadre. Quand on prend une sélection, on sait qu’on va devoir faire face à des vedettes, il va falloir qu’il gère cette situation mais aussi qu’il clarifie le passé avec certains joueurs » , note Ariel Jacobs, l’ancien entraîneur d’Anderlecht.

Le paramètre étranger


Reste aussi l’histoire et les souvenirs. Ceux du passé des sélectionneurs étrangers avec les Diables rouges. De Advocaat à William Maxwell en passant par l’éphémère Géza Toldi, rien de bon. Surtout, des passages brefs, à un moment où la Belgique veut enfin mettre à profit sa fameuse « génération dorée » . Jacobs : « C’est au bout du compte qu’on jugera si Martínez était un bon choix. C’est une surprise d’un côté et un point d’interrogation de l’autre. Il est maintenant la seule personne capable de clarifier cette situation. Si on regarde le dernier championnat d’Europe, aucune grande nation ne possède un sélectionneur étranger. C’est un paramètre, et ce qui m’étonne aussi est la vitesse à laquelle tout ça a été fait. Je me demande même si la Fédération a vu tous les candidats. » Le choix de Martínez est donc, sur ce point, une surprise, même si on sait que l’entraîneur espagnol était en discussions avec Anderlecht il y a quelques jours. Présenté à la presse ce jeudi midi, l’ancien entraîneur de Wigan a affirmé s’être « senti le bienvenu en Belgique. Il y a tellement de jeunes joueurs talentueux. Nous devons aider notre équipe à jouer avec de l’ambition. Je compte rencontrer chaque joueur, pour mieux les connaître. » L’objectif est maintenant fixé alors que la campagne de qualifications pour la Coupe du monde 2018 de la Belgique débutera par un déplacement à Chypre le 6 septembre prochain, cinq jours après un match amical contre l’Espagne. C’est désormais une histoire à écrire, à créer, et une génération à porter au niveau qui doit être le sien. Roberto Martínez sait ce qu’il lui reste à faire. La fin des critiques est à ce prix, celui de la revanche aussi.



Par Maxime Brigand
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