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Robert Pirès : « Le match idéal, c’est quand j’avais fait une passe dé à Cyrille »

Entre 1992 et 1996, le FC Metz a compté dans ses rangs l’un des duos les plus prolifiques de son histoire. Il faut dire qu’entre Robert Pirès et Cyrille Pouget, l’entente a été immédiate avant d’être dévastatrice dans les défenses adverses. À la fin des années 90, le duo s’est même reformé du côté de Marseille. Avec moins de succès, comme souvent. Toujours est-il qu’au moment où Metz et Marseille s’affrontent en championnat, l’occasion était parfaite pour revenir sur l’histoire des PP Flingueurs. Avec Robert Pirès en narrateur.

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Avec Cyrille Pouget, vous avez formé un duo très prolifique de 1992 à 1996 au FC Metz, quels souvenirs gardes-tu de cette période ?
D’excellents souvenirs ! Déjà, d’un point de vue personnel, le club m’a fait signer mon premier contrat professionnel, donc pour moi, c’était un réel aboutissement. Qu’un club comme Metz me fasse signer en professionnel, c’était vraiment incroyable. Et puis sur le terrain, tout s’est bien passé, car on avait une belle équipe. On a failli être champions de France, il y a eu cette Coupe de la Ligue. Bref, je n’en garde que de bons souvenirs.

L’entente entre vous s’est-elle faite rapidement ?
On l’a beaucoup travaillée, mais c’est vrai qu’entre nous, ça a été très naturel, très instinctif. On avait chacun notre rôle, lui était attaquant, donc il fallait qu’il marque, et moi, j’étais plus là dans le rôle du passeur. C’est vrai qu’à chaque fois qu’on était ensemble sur le terrain, j’essayais systématiquement de le trouver.

Patrice Évra, roi de la communication ?

On peut parler d’une forme de coup de foudre footballistique ?
Ouais, c’est vrai qu’on peut dire ça. La façon qu’il avait de se déplacer, de bouger sur le terrain, moi ça me correspondait parfaitement. On était assez fusionnels. D’ailleurs, peut-être que ça devait agacer certains de nos coéquipiers, car comme je viens de le dire, c’est lui que je cherchais toujours en priorité pour le faire marquer. Pour moi le match idéal, c’est quand j’avais fait une passe dé à Cyrille.

Et on ne vous reprochait pas de trop jouer ensemble, justement ?
Non, je ne crois pas. Honnêtement, je n’ai jamais senti de tensions à ce sujet. Ni même de jalousies. On parlait peut-être plus de nous que d’autres joueurs, mais je n’ai jamais eu l’impression que ça ait créé un malaise.

Vous travailliez beaucoup cette relation à l’entraînement ?
Oui, forcément. De toute façon, c’est ce que tu travailles à l’entraînement que tu essaies de reproduire en match. Dans les oppositions à l’entraînement, Joël Muller nous mettait toujours ensemble, car il fallait que l’on répète nos gammes. Même si on s’entendait bien dès le début, on a quand même bossé pour perfectionner la chose, c’est comme tout.

C’est Pierre Ménès qui a sorti ce surnom des « PP Flingueurs » . Ça vous a fait marrer ?
Oui, bien entendu. Mais le truc fou, c’est surtout que ça a marqué les esprits. La preuve, on en parle encore plus de vingt ans après. Ça restait un surnom assez flatteur pour nous, donc on était contents.

Vous en avez joué puisque vous fêtiez les buts avec des coups de pistolet. Qui avait décidé ça ?
Je ne m’en rappelle plus. Mais je pense que c’est Cyrille puisqu'il marquait plus que moi.

Votre relation allait-elle plus loin que le simple cadre footballistique ?
On s’est tout de suite apprécié, mais c’est vrai que finalement, on ne se voyait pas tant que ça en dehors. De temps en temps, mais pas souvent. Cyrille était quelqu’un de très discret qui préférait rester à la maison alors qu’à cette époque, moi, j’aimais bien sortir, aller bouffer avec mes potes. Chacun avait sa vie, mais en revanche, dès qu’on était ensemble, que ce soit à l’entraînement ou en match, il y avait un vrai truc qui se passait entre nous. On était différents, mais très complémentaires.

Vous n’aviez pas de grandes discussions ensemble ?
« On ne parlait pas de voitures, ni de femmes ou de vacances, on ne parlait que football. »
Si, bien sûr. Mais ça restait souvent dans le cadre du football. Cyrille avait vraiment l’obsession de marquer, donc on parlait de choses pour que notre entente s’améliore encore plus : « Quand je fais tel appel, je préfère que tu me la mettes dans les pieds. » Ce genre de trucs. On ne parlait pas de voitures, ni de femmes ou de vacances, on ne parlait que football (rires).

Quand Cyrille part à la fin de la saison 1995-1996, tu es déçu ?

Oui, d’ailleurs, je lui ai dit de ne pas partir. À ce moment-là, je sais qu’il prend la direction du Servette de Genève et je lui dis : « Écoute, ce n’est que mon avis, mais je pense que tu fais une erreur, reste au moins une saison, on a encore des choses à faire. » On était jeunes, mais on avait pourtant la quasi-certitude de jouer à chaque fois, il y avait une super équipe, une belle alchimie entre jeunes et anciens. Mais bon, il est parti, et oui, forcément ça a été une déception pour moi. Il m’avait dit qu’il avait besoin de partir pour connaître autre chose, découvrir un nouveau championnat.

Le duo s’est reformé du côté de Marseille lors de la saison 1999-2000, est-ce que vous avez tout de suite retrouvé votre complicité ?
Ça a été plus difficile, notamment par rapport au contexte marseillais. Quand Cyrille est arrivé, notre position au classement était plutôt mauvaise. Le contexte était moins favorable. Surtout que la grande différence, c’est qu’à Marseille, tu n’as pas le temps, il faut que ça aille vite. Les gens pensaient qu’on allait vite se retrouver, mais dans un autre club, un autre environnement, une autre pression, ce n’est pas aussi évident que ça en a l’air. Pour nous, ça a été plus compliqué.

Es-tu parvenu à retrouver cette entente fusionnelle avec un autre joueur dans la suite de votre carrière ?
À Arsenal, je me suis très bien entendu avec Titi (Henry). Je ne sais pas si le bon mot est « fusionnel » , mais en tout cas, je trouve que notre duo fonctionnait plutôt bien, oui.

Vous avez continué à vous voir, derrière ?
Non, pas forcément. Notre relation était vraiment particulière sur le terrain, mais en dehors, chacun faisait un peu sa vie. On a nos numéros respectifs, mais c’est vrai qu’on ne s’appelle pas vraiment. Quand j’étais à Arsenal, il est venu me voir une fois, mais ça s’arrête là. D’ailleurs, il n’est pas venu dormir chez moi, car il avait peur de déranger, donc il est allé à l’hôtel. Aujourd’hui, on se voit peu, mais on reste potes. Et à chaque fois qu’on se voit, ça reste quelque chose de fort.

Pour finir, vous étiez-vous donné des petits surnoms ?
« Cyrille, je l’appelais mon petit cochon. Il avait tout le temps les joues roses. »
Bien sûr ! Cyrille, je l’appelais mon petit cochon (rires). Il avait tout le temps les joues roses, donc c’est le surnom que je lui avais donné. D’ailleurs, il n’y avait que moi qui l’appelais comme ça. Si ça le faisait rire ? Non pas trop, mais moi oui (rires). Je ne sais plus s’il m’en avait donné un, tiens.



Par Gaspard Manet
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