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Robert Pirès : « J'ai eu un blackout »

En 2005, 23 ans après la réussite du duo Cruijff-Olsen, Thierry Henry et Robert Pirès tentent le penalty à deux durant un match face à Manchester City. L'idée est simple : Robert doit décaler Titi pour qu'il n'ait plus qu'à marquer. Mais, tétanisé, Pirès loupe complètement sa passe... Il ne sait toujours pas pourquoi.

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Dimanche 22 octobre 2005, quelques semaines après le début d'un championnat que les Gunners finiront à la quatrième place, les hommes d'Arsène Wenger affrontent un Manchester City toujours dans son époque loser (Danny Mills, Kiki Musampa, David Sommeil...). Alors que le score est bloqué à 1-0 depuis le premier penalty converti par Pirès à la 61e minute, l'arbitre Mike Riley siffle un deuxième coup de pied de réparation pour Arsenal... Thierry Henry s'avance donc près de son pote Bob pour lui parler d'une de ses envies qu'il veut mettre en place : le penalty à deux.


D'où vient cette idée ?
De Thierry Henry, tout simplement parce qu'il était un grand admirateur de Johan Cruijff, c'est d'ailleurs pour ça qu'il portait le numéro 14. Il voulait absolument le faire ce jour-là face à Manchester City

Pourquoi contre Manchester City, justement ?
Parce qu'il avait eu l'idée la veille à l'entraînement. On l'avait travaillé et, à l'entraînement, on l'avait réussi (rires).

Donc ça veut dire que vos coéquipiers étaient au courant que vous alliez le faire ?
Non, personne ne le savait, à part Thierry Henry et moi. On l'a fait durant un entraînement normal, mais c'était une sorte de secret qu'il a gardé avant de le partager avec moi.

Pourquoi le faire avec vous spécialement ?
C'est une bonne question, mais je pense que comme on était assez complices sur le terrain, il pensait que j'étais le joueur idéal pour réaliser ce qu'il voulait faire. Dans la tête de Thierry, tout était clair, net, précis, clarifié.

Vous pouvez revenir sur la première fois qu'il en a parlé ?
On est à l'entraînement, et comme par hasard ce jour-là, Arsène Wenger siffle un penalty pendant un petit jeu. Thierry vient près de moi et dit : « Robert, on fait le penalty à deux ! » Mais le truc, c'est qu'à l'entraînement, les rôles étaient inversés : il était en mode passeur et moi en mode « buteur » . Donc on l'a fait et j'ai marqué.

Pourquoi avoir changé les rôles pendant le match ?
Tout simplement parce que cinq minutes, avant il y avait déjà eu un penalty et que c'est moi qui l'avais marqué. Quand l'arbitre siffle un deuxième penalty, Thierry m'a dit : « Robert, on fait le penalty à deux, mais on inverse les rôles ! » Et là : grosse panique.

C'est ce changement de rôle qui a fait foirer le penalty ?
Euh… il y a de ça parce que je n'étais pas préparé à ce rôle-là, puis je me suis retrouvé dans une situation de panique, simplement. Et à l'arrivée, j'ai eu comme on dit un blackout et je ne sais pas pourquoi mon pied s'est tétanisé, s'est arrêté au moment de toucher le ballon… C'était une situation très très étrange !

C'est vrai que quand on voit les images, on ne comprend pas bien ce qui se passe…
Ha, mais personne ne comprend, moi non plus je ne comprends pas pourquoi j'ai fait ça ! Je ne sais même pas pourquoi j'ai essayé de lever le pied au dernier moment. Au moment même, les gens ont rigolé, ont dit que c'était ridicule, mais 10 ans après, on en reparle.

Pourquoi vous n'aviez pas tenté le coup lors du premier penalty ?
Comme la première faute avait été commise sur Thierry, il a préféré me le laisser et je l'ai tiré normalement. Mais quand j'ai eu le second penalty, il a dit : « Il faut le faire maintenant ! » Moi, j'étais dans une situation où je ne voulais vraiment pas le faire, lui a vraiment insisté et à l'arrivée… je me suis loupé quoi.

Il vous dit quelque chose au moment où vous touchez le ballon ?
Il m'a dit : « Mais qu'est-ce que tu fais ? » (rires) et j'ai répondu : « Ben, je sais pas. »

Directement après, c'est Danny Mills qui vient quasi vous sauter dessus pour vous engueuler, il était autant énervé que ça ?
Ha, c'est Mills qui est venu m'insulter, ouais. Il m'a dit : « Mais qu'est-ce que tu fais ? Pour qui tu te prends ? » Mais vous savez c'est quoi le plus marrant dans l'histoire ?

Dites-moi…
C'est que l'arbitre ne connaissait pas cette règle. Vous savez ce qu'il a fait quand j'ai touché le ballon ?

Il a sifflé faute contre vous…
Hé ouais, alors que je n'ai même pas touché le ballon. Normalement le penalty est à retirer parce que le ballon n'a même pas fait un tour sur lui-même, je l'ai effleuré. C'est ça le pire dans l'histoire : l'arbitre n'était même pas au courant qu'on pouvait faire ça (rires). Mais je pense que beaucoup de gens étaient dans son cas.

Vous avez essayé de lui expliquer ?
Ho ben non, ça ne servait à rien. Et puis Man City a joué le coup franc rapidement et a contre-attaqué…

Vous aviez prévu de faire cette action sur la gauche, exactement comme Cruijff, c'était l'objectif d'imiter ?
Ouais ouais, c'était exactement ce qui était prévu, ce que j'aurais dû faire : décaler le ballon sur la gauche, lui arrivait, et pouvoir marquer de l'intérieur du pied droit.

Les jours qui suivent, ça raille ou ça râle à Arsenal ?
Je vais être honnête avec vous, Arsène Wenger m'a fait les gros yeux, mais ne m'a rien dit parce qu'on avait gagné 1-0. J'ose même pas imaginer si Man City avait égalisé. Je peux vous dire qu'à la fin du match, j'étais sur le banc et je priais pour ne pas qu'ils égalisent.

Vous avez été remplacé pour le penalty raté ?
Écoutez, je pense… il faudrait poser la question à Wenger. C'était pour me punir (sourire).

Vous avez sûrement appris par après que Cruijff n'était pas l'inventeur de ce penalty…
Oui, je l'ai su après, mais vous savez, quand ça vient de Johan Cruijff, pour nous, c'est l'inventeur.

Si Cruijff n'est pas le vrai inventeur, vous êtes quoi ?
Je ne sais pas, ce que vous voulez. Mais je préfère qu'on dise qu'on a tenté le penalty de Cruijff et pas de quelqu'un d'autre, même si lui a réussi (rires).

Découvrez l'histoire complète du « pénalty à 2 » de Cruijff dans le SO FOOT #128, intégralement consacré à Johann Cruijff, en kiosque à partir du 9 juillet 2015.

Propos recueillis par Émilien Hofman
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