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Robert Beric, the Goal Machine

Last but not least. Dernière recrue du mercato stéphanois, Robert Berić a impressionné dès ses deux premières sorties avec l'AS Saint-Étienne. De quoi donner envie au peuple vert de s'enflammer pour celui qui a planté 27 buts en Autriche la saison passée. Mais qui est vraiment le colosse slovène ? Un allergique des réseaux sociaux qui aime penser collectif, sortir son chien et remercier Dieu d'avoir fait de lui ce qu'il est.

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Cet été, Christophe Galtier voulait Robert Berić, ou personne. Et pour le satisfaire, la direction stéphanoise a claqué près de six millions d'euros - troisième transfert le plus onéreux de l'histoire du club - pour piquer l'attaquant slovène au Rapid de Vienne, qui avait tenté de lui proposer une prolongation assortie d'une belle revalorisation salariale. Mais à 24 ans, celui qui a mis son premier but en sélection le 8 septembre dernier contre l'Estonie (1-0) voulait franchir un cap en rejoignant un championnat plus exigeant. Dans le Forez, on a rapidement compris que la somme investie en valait la peine : pour sa première titularisation contre Rosenborg en Ligue Europa, Berić a sorti une prestation de haut vol et fait la démonstration de sa panoplie d'avant-centre. À savoir une capacité à jouer les pivots/remiseurs quand son équipe avait besoin d'allonger le jeu, mais aussi une grande intelligence dans le jeu comme l'a attesté son entente presque innée avec Nolan Roux. Quant à son but dès la quatrième minute de jeu, il a confirmé l'évidence : quand on en plante plus de 30 sur une saison, même en Bundesliga autrichienne, c'est qu'on a le sens du but. Contre Nantes, le Slovène a confirmé ses bonnes dispositions avec une réalisation tout en puissance et jeu de corps, ce qui n'a pas manqué de rassurer un peuple vert resté sur sa faim avec Ricky van Wolfswinkel la saison dernière. Avec Nolan Roux et Neal Maupey, plus joueurs de profondeur, le gaillard de 1,88m était probablement la pièce de puzzle qui manquait pour faire du Saint-Étienne 2015-2016 une des belles machines de Ligue 1.

Transformé par Carsten Jancker


Sous réserve d'une confirmation sur la durée, car si Robert Berić s'est classé second meilleur buteur en Autriche la saison passée et douzième à l'échelle européenne, son explosion au plus haut niveau reste récente. Certes, le Slovène a débuté en sélection dès novembre 2012 - mais il ne compte que 7 sélections depuis - et s'est forgé un palmarès conséquent avec NK Interblock (une Coupe de Slovénie en 2009) et surtout le NK Maribor (3 championnats et deux coupes nationales de 2011 à 2013). Cependant, le natif de Krško, dont il a intégré le club local à 7 ans avant d'y débuter en pro à 15, n'avait jamais fait exploser les compteurs buts avant de débarquer au Rapid de Vienne l'été passé. Sous la direction de Zoran Barisic, l'attaquant généreux mais mal dégrossi - record sur une saison à 13 buts avec Maribor en 2013 - est devenu une véritable machine. Sur 37 tirs cadrés en championnat, il a planté 27 fois, ajoutant à sa collection quelques autres pions en coupe nationale. En Autriche, sa métamorphose entre une saison correcte avec le Sturm Graz en 2013-2014 - 10 buts - et sa production industrielle de 2014-2015 a suscité la curiosité. L'explication la plus rationnelle des spécialistes a consisté à pointer le jeu offensif des Vert et Blanc, le coach Barisic ayant rapidement fait de Berić son titulaire et donc le bénéficiaire privilégié du travail de ses trois milieux offensifs Florian Kainz, Steffen Hofmann et Philipp Schobesberger. Mais derrière l'ouvrage collectif réside également une histoire d'hommes : à Vienne, Berić a été pris sous son aile par l'adjoint de Barisic, l'ancienne gloire du Rapid et international allemand Carsten Jancker. À force de travail - le Slovène était chaque jour l'un des premiers arrivés aux entraînements - et de conseils de son aîné finaliste de la Coupe des coupes 1996 contre le PSG, Berić est devenu un véritable tueur dans la surface. Ainsi qu'un bien meilleur joueur de tête, alors que malgré sa taille, il était relativement limité dans ce domaine avant de travailler avec Jancker.

Dieu, Twitter et le chien de Robert


Malheureusement pour ce dernier, c'est Christophe Galtier qui va désormais récolter les fruits de son entraînement particulier. Et ce n'est pas faute pour les Viennois d'avoir tenté de retenir le « Bombardier de Krško » en lui proposant un nouveau contrat et l'ambition de gagner le championnat national face aux riches du Red Bull Salzbourg. En mettant son prix à près de six millions d'euros, le Rapid a refroidi Schalke 04 et le Werder de Brême, venus aux nouvelles, quand le seul autre club que Saint-Étienne prêt à s'aligner était Reading, en Championship. Mais pour le joueur, St-Étienne était impossible à refuser, comme l'a expliqué à la presse autrichienne Zoran Barisic : « À certains moments, on ne peut pas empêcher les joueurs de relever un défi ou de saisir une opportunité qui s'offre à eux. » Pour le Rapid, il y aura la consolation d'avoir fait une belle plus-value sur un élément recruté il y a un an pour 800 000 euros. Le club de Vienne a bien acheté le Croate Matej Jelić - 19 buts en D1 slovaque avec Žilina l'an passé - pour remplacer le vide sportif, mais sur le plan humain, les observateurs autrichiens ont bien conscience d'avoir perdu une perle. Car dans la caste des buteurs prétendument égoïstes, Robert Berić apparaît comme un contre-exemple : « L'important, c'est le résultat de son équipe, pas son nombre de buts personnels » , avait expliqué l'intéressé à Sturm12 lorsqu'il évoluait à Graz. Un esprit collectif qui transpire dans ses statistiques, Berić tournant régulièrement autour d'une dizaine de passes décisives par saison. Loin d'avoir recruté une future star bling-bling, Saint-Étienne a mis la main sur « un gars tranquille » qui ne veut « pas se démarquer » comme il l'avait expliqué l'an passé au quotidien autrichien Kurier. Pas de grosses soirées ni d'achat de ballons en diamant à prévoir pour lui qui déteste les réseaux sociaux, « une activité stupide, certains enfants ne lèvent pas leur tête de leur téléphone à cause de cela » , et préfère sortir son chien ou se balader avec sa copine. Quand il ne remercie pas Dieu, les index pointés vers le ciel après un but marqué : « Je remercie Dieu de vivre mon rêve. Peu de gens font ce qu'ils rêvaient de faire enfant. Par conséquent, mes premières pensées après un but sont toujours tournées vers le ciel. » Amen.

Par Nicolas Jucha
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