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Robben : mais pourquoi court-il si vite ?

Dans une forme étincelante depuis le début de la compétition, Arjen Robben tentera ce soir de mettre l'Argentine de Messi à ses pieds. Entre courses folles et pointe de vitesse, analyse d'un bolide qui pourrait mener les Pays-Bas au titre suprême.

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Vendredi 13 juin, 23h35. Au milieu du terrain, 11 Espagnols traînent leur peine. Eux, les doubles champions d'Europe et champions du monde en titre viennent de se faire terrasser par une équipe de Bataves que personne n'attendait à ce niveau. 4-1, le score est lourd, l'histoire en train de vaciller. Pourtant, un Oranje ne se satisfait pas encore de l'humiliation infligée. 81e minute, ses jambes s'animent, ses bras moulinent. À ses côtés, Sergio Ramos ne peut suivre la cadence. Et puis, un flash : 37km/h. À la vitesse de l'éclair, Arjen Robben vient donner un dernier coup de batte de baseball derrière les nuques ibères. Facile, presque trop. Car 3 semaines après ce sprint, Arjen Robben « Johnson » continue de courir vers son destin en même temps qu'il porte les Pays-Bas vers un premier sacre. Surtout, après une saison pleine et 5 matchs disputés dans la chaleur brésilienne, l'homme semble se balader sur les prés avec une puissance physique intacte. Une performance hors norme, qui, alliée à un talent naturel balle au pied, fait des dégâts incommensurables au sein des défenses adverses. Mais comment fait Arjen pour tenir la cadence ?

Speedy Robben


Vitesse et endurance. Si les deux qualités semblent se retrouver dans le jeu de la flèche hollandaise, il est avant tout question de prédispositions physiques. Pour Nicolas Rodet, ostéopathe dans le IIe arrondissement parisien, le muscle domine le débat : « Il y a deux types de fibres au niveau musculaire. Les fibres qui vont permettre une contraction très rapide et qui vont durer très peu de temps, ce sont les fibres de la tonicité. Et les fibres, au contraire, qui vont se contracter moins fort et moins vite mais plus longtemps, ce sont celles que l'on retrouve en endurance. Pour résumer, Robben, lorsqu'il était jeune, devait avoir des capacités de base hors du commun au niveau de la tonicité  » , dissèque-t-il.

Henk Veldmate, manager du petit club de Groningue dans lequel le jeune et donc chevelu Robben a fait ses premières armes, se souvient des capacités hors du commun de son poulain, alors âgé d'une dizaine d'années : « C'est l'un des joueurs les plus rapides balle au pied. Avec lui, il n'y a pas de différence avec ou sans ballon. C'est son plus grand avantage. Il a des qualités de vitesse à la base bien sûr, comme d'autres, mais cela semble inscrit dans ses gènes. D'ailleurs, il était excellent à la course et il avait un très bon niveau en tennis. » Doté d'un talent inné, le natif de Bedum possède en outre un cœur de champion, comme l'explique Fernand Urtebise, qui a officié en tant que coach sur les pistes d'athlétisme. « Ce sont des gens qui ont la nécessité de beaucoup solliciter leur rythme cardiaque. Stéphane Diagana par exemple, physiquement, ce serait l'athlète le plus proche d'un Robben ou d'un mec comme ça » , confie l'homme de 74 ans, pour qui l'ancien joueur de Chelsea se situe plutôt entre un Usain Bolt et un Mahiedine Mekhissi sur le carré vert : « Le sprinteur et le coureur de fond représentent deux profils tout à fait différents. Le carrefour entre ces deux types de course, c'est justement le 400-800 mètres. Et cette fourchette, c'est typique du joueur de football il me semble car ce sport s'inscrit entre ces épreuves de durée et de vitesse. Arjen Robben serait donc un sprinteur de cette distance. »

La forme d'une carrière


Comme tout cadeau accordé par mère nature, la vitesse d'Arjen Robben a toutefois nécessité un certain travail. Henk Valdemate se souvient : « À l'académie, il bossait énormément sur son physique. Et quand je le vois maintenant, aussi rapide et en forme, je suis sûr qu'il continue de la même manière. En dehors du terrain déjà, c'était un garçon qui vivait très simplement, sans écart. Et quand il jouait, il n'avait qu'un but en tête : prendre le chemin le plus court, le plus rapide pour aller au but et marquer. » Mais ce qui impressionne le plus durant ce Mondial, c'est la capacité de Robben à répéter les efforts sans sourciller. Une performance que Nicolas Rodet explique à sa façon : « C'est comme pour les coureurs de marathon, on les voit terminer à fond sur les derniers mètres. Je pense que c'est quelqu'un qui, mentalement, est mort de faim et ça se ressent dans son jeu. Il n'y a pas que ses capacités physiques qui sont exceptionnelles. Ce n'est pas comme Benzema, qui, lui, va marcher tout le temps (rires). » Mais la débauche, soit-elle d'énergie, comporte également ses risques : « Le fait de répéter ces efforts-là peut rendre Robben plus fragile que les autres joueurs à long ou à court terme. Il peut avoir des anomalies musculaires assez graves. En fait, il peut basculer soudainement dans la sur-fatigue, et si ça lui arrive, il peut ne pas en sortir et faire une saison blanche par la suite. » Un propos qui résonne d'autant plus lorsqu'on connaît les passages fréquents de l'homme de verre à l'infirmerie. Qu'importe. Car ce soir, Arjen Robben jouera encore sans retenue pour amener ses Pays-Bas vers la victoire et forger sa légende. Et c'est encore Henk Veldmate qui raconte le mieux son ami de 20 ans qui passe deux ou trois fois par an voir les matchs de l'équipe : « Une fois, en catégorie U17, Arjen était blessé mais avait insisté pour s'asseoir sur le banc. À 15 minutes de la fin, nous avons besoin d'un but et il nous dit qu'il veut entrer pour inverser le cours de cette rencontre ultra importante pour le club. En 10 minutes, il a inscrit deux buts, il sort et il rentre aux vestiaires. » Comme un éclair.

Par Raphael Gaftarnik et Maxime Nadjarian
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