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  2. // FInale
  3. // Bayern Munich/Chelsea (1-1 ap 3-4 TAB)

Depuis le soir de la finale de la Coupe du Monde 2010, Arjen Robben traîne derrière lui une putain de malédiction. D’une, il ne gagne aucun titre. De deux, il a raté tous les moments cruciaux. Une question de mental, ou d’ADN de loser ?

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Cette fois-ci, Subotic n’est pas venu lui crier à deux centimètres du nez toute sa hargne. Mais c’est tout comme. Arjen Robben, hier soir, s’est offert un remake du match décisif disputé en Bundesliga, il y a quelques semaines, contre le Borussia Dortmund. La scène est la même. La 86e minute contre Dortmund, la 95e contre Chelsea. Robben qui s’avance sur le point de pénalty. Ribéry qui se demande pourquoi ce n’est pas lui qui s’y colle. Une frappe pas franchement irrésistible, à ras de terre, à gauche du gardien. Weidenfeller la première fois, Čech la seconde. Les deux portiers anticipent le bon côté et captent. Ribéry qui se demande encore pourquoi ce n’est pas lui qui s’y est collé. Dans les deux cas, c’est une erreur décisive. Car elle fait perdre deux titres fondamentaux au Bayern. Rien ne dit que si Robben avait marqué ces deux pénaltys, le Bayern Munich aurait été sacré champion d’Allemagne et champion d’Europe. Certes. Mais force est de constater qu’en loupant ces deux tirs à des moments si décisifs, le Néerlandais a entraîné dans sa chute toute son équipe. Or, on ne peut pas vraiment dire que ce soit la première fois. Iker Casillas peut en témoigner.

Non, je n’ai pas pu

C’était le 11 juillet 2010. Après une Coupe du Monde où il a été l’un des tout meilleurs de son équipe, Robben peut devenir le héros de tout un pays en offrant le premier titre mondial à une nation qui se traîne derrière elle une sacrée réputation de lose. A deux occasions, au cours de la finale, Robben va se retrouver seul face à Casillas. La première fois, à la 62e minute, il se fait hypnotiser par le gardien espagnol, qui dévie son tir en corner de la jambe. La seconde fois, vingt minutes plus tard, il n’a pas la lucidité pour tromper San Iker, après avoir bouffé en vitesse Puyol. Lors de la prolongation, Iniesta envoie l’Espagne sur le toit du monde, et renvoie la Hollande chez elle, avec une jolie médaille en chocolat. Depuis ce maudit soir de Johannesburg, Arjen Robben est devenu le loser par excellence. Celui qui fait tout bien, sauf au moment où il faut être décisif. De fait, la vitrine du Bayern Munich est restée désespérément vide depuis.

Ah si, les Bavarois ont remporté la Supercoupe d’Allemagne 2010, un mois à peine après cette finale de Coupe du Monde. Devinez quoi ? Robben n’était pas encore rentré de vacances, et, ce jour-là, l’équipe alors entraînée par Louis van Gaal s’était tranquillement imposée 2-0 contre Schalke, avec des buts de Müller et Klose. Mais après cela, c’est une succession d’échecs. Les deux titres de champion d’Allemagne sont abandonnés au profit du Borussia, la finale de Coupe d’Allemagne est également perdue contre ces mêmes joueurs de la Ruhr, et, hier, la finale de la Ligue des Champions. A chaque fois, Robben a endossé le même rôle : celui de champion qui amène son équipe jusqu’au sommet et qui, dans un dernier élan, se vautre lamentablement. Difficile, pour le joueur, d’expliquer ça avec des mots. « Je ne peux pas décrire ce que je ressens, mais cela a été une nuit terrible, assurait-il hier, au terme de la rencontre. J’ai voulu frapper le ballon très fort et en hauteur, mais il n’a pas décollé. » J’ai voulu, mais je n’ai pas pu. Voilà qui résume bien la situation.

Mini-mental

Pourtant, avant Johannesburg, Robben n’était pas franchement un chat noir. Enfin, il y avait eu des prémices. Comme cette finale de Ligue des Champions perdue quelques semaines plus tôt contre l’Inter Milan, à Madrid. Pour le coup, le Hollandais n’avait pas été décisif dans le mauvais sens. Il n’avait juste rien fait de spécial, face à une défense nerazzurra impénétrable et qui, comme Chelsea, venait de sortir le Barça. Mais avant cela, c’était un parcours plutôt honorable, avec deux titres en Hollande, quatre en Angleterre et deux en Espagne. Pas franchement le profil du loser, même si la façon dont il a été chassé du Real Madrid, suite aux arrivées de Cristiano Ronaldo, Benzema et Kakà, en avait déjà fait rigoler quelques-uns.

Alors, que peut-il bien se passer dans la tête d’un joueur si talentueux, que l’on pourrait commodément inclure dans les 10 meilleurs du monde actuellement ? La confiance permet d’engranger de la confiance, c’est bien connu. L’inverse marche aussi. Mais ce qui est étrange, avec Robben, c’est que cette perte de confiance n’apparaît que lors des moments fatidiques. Parce que pour marquer un triplé sur la pelouse du Hertha Berlin ou un doublé contre le FC Bâle, là, il est présent. Quand il faut se cogner avec Ribéry pour tirer un coup franc aussi. En revanche, quand il s’agit de tromper Casillas ou Čech, il n’y a plus personne. Conclusion : l’histoire retiendra qu’Arjen Robben est un grand joueur, mais avec l’un des plus petits "mentals" du football des années 2000. Et le pire, c’est qu’à présent, ces erreurs vont tourner dans sa tête, et qu’il risque bien de se traîner cette réputation derrière lui pendant de longues années. À moins qu’une finale de l’Euro ne vienne le sauver de ses démons ?

Eric Maggiori
Modifié

Note : 2
Franchement, on ne peut pas insulter comme ça un joueur qui aura marqué tant de beaux buts, et fait tant de belles passes.
Avant d'être un "petit mental" comme vous dites, le mec a une carrière déjà bien fournie, a joué dans les plus grands clubs de plusieurs championnats, mais sa malédiction comme vous dites, n'est pas la malédiction de Robben, mais....

La malédiction hollandaise.
 //  Supporter des Pays-Bas
Note : 1
"Robben a endossé le même rôle : celui de champion qui amène son équipe jusqu’au sommet et qui, dans un dernier élan, se vautre lamentablement"
C'est exactement ça, tout est dit.
Et ça rappelle aussi que pour être un loser lors de la finale, il faut la jouer cette finale, et que sans lui, il n'y en a peut-être pas.
Bestounet Niveau : CFA
 //  Real Madrid
Note : 4
Gomez aurait pas loupé ses énormes occasions, on parlerait même pas des foirés de Robben... Parce que sur le match, Gomez a franchement été mauvais, bien plus que Robben.
Les journalistes ont une facilité pour s'acharner sur les joueurs caractériels alors que d'autres font bien pire...
Note : 1
A mon avis son plus gros problème reste son individualisme ...
reggie miller Niveau : District
Note : -1
C'est finalement Robben au nez est a la barbe de Drogba qui remporte le trophée du plus grand loser du siècle !!!!! plus sérieusement il est vrai que Robben a souvent tendance a être très bon dans les match lambda mais se vautre systématiquement dans les grand rdv .

Quand on voit drogba on peut voir la différence , ça c'est un grand joueur capable de se sublimer quand il le faut
Note : 1
Oui Gomez a énormément vendangé. On en oublie preque Ribéry, Kroos, Schweinsteiger et Muller, tous invisibles.

Robben lui a trop entrepris, frappé trop de fois quand il devait passer, s'est entêté à repeter les mêmes actions stériles...

La faute a Jupp qui lui a laissé les clés du Bayern, alors que cette équipe aurait du l'emporter en jouant collectif?
Le_Touriste Niveau : DHR
Note : 2
Le probleme de Robben c'est qu'il aurait pu etre bien plus decisif qu'un Ronaldo ou Messi si il purifiait son jeu . Le nombre de mauvaise decision qu'il prend par match c'est incroyable . Il se force a dribbler alors qu'il pourrait faire simplement une passe et faire la difference . Il est plus egoiste que Menez et Nene ensemble ! C'est vraiment dommage , il aurait pu etre l'un des joueurs les mieux titrés en Europe avec ces championnats + une LDC et une coupe du monde mais au lieu de ca il restera l'egoiste qui cherche a dribbler 11 joueurs + le banc et le staff . Degouté pour lui
Note : 1
Bien vu. Le Bayern serait avisé de virer cette tâche au plus tôt. Il fout la poisse à son équipe et la rend superstitieuse. Schweinsteiger qui n'ose pas regarder le penalty de Robben puis plus tard rate le sien.
Ce mec ferait un tabac dans un club moyen (disons Tottenham ou l'Atletico, voire Schalke), où il ferait la pluie et le beau temps, mais dans une grande écurie il draine le moral en sabotant les bonnes occases.
feodalorer
Note : 2
Ah ouais? Tu crois que le Bayern aurait fait deux finales de LDC sans lui?
Ils auraient même pas passé les quarts!
Et Gomez qui vendange 4 occaz et Boateng qui se fait lacher par Drogba?
Ceux qui opposent Drogba à Robben, vous avez oublié le nombre de face à face qu'il rate en demie 2009 contre le Barça?
Que peut on reprocher à une équipe qui domine Chelsea comme une équipe de DH? qui se procure pléthore d'occaz?
Bah d'avoir un avant-centre pourri! avec un avant-centre moyen, le match aurait du etre plié en première mi-temps
Note : -4
Pfff. Mort de rire la polémique.

Depuis son arrivée à Chelsea ce mec passe 75% de son temps à l'infirmerie, et quand il en sort il tente tout pour se mettre en avant (au détriment de son équipe malheureusement). Alors quand il est forme ça va mais avec son corps en mousse et son mental éprouvé par ses échecs passés il a tendance à flancher en fin de saison et aussi dans les rencontres déterminantes. De là à le transformer en pestiféré faut pas déconner, Robben c'est certainement l'un des dix meilleurs ailiers de sa génération.
feodalorer
Note : 2
On a encore des ânes qui parlent d'individualisme, il fait une passe merveilleuse à Gomez et une autre dans le dos pour Ribery qui fait une reprise qui part en touche.
Quand t'as fait 10000 passes et que ton avantàcentre n'est pas capable de s'emmener le ballon quand tu le trouves dans la surface, t'essayes de faire la différence tout seul sauf que sa frappe enroulée n'existe plus quand il joue pour le Bayern.
Les Cahill et Cole ont été ridicules contre lui lorsqu'il avait des grands joueurs en soutien.
alienou4
Note : 3
À la rescousse du hollandais "looser". Comme le disent certains commentaires est ce que le Bayern serait arrivé en finale sans Robben ? Il me semble qu'il fait une passe decisive à Gomez contre le Real et il ne rate pas le penalty. Il y a deux ans ses buts d'anthologie qualifient son équipe à plusieurs reprises (de volée ah ah ah). C'est vrai qu'il est parfois agaçant, mais il est loin d'être le seul dans le foot. Moi j'aime ces hollandais qui pensent que le foot c'est l'attaque à tous crins. Les fans de n'aiment pas les loosers, mais moi je les aime. Quelle est l'équipe looseuse qui a autant de fans que la Hollande ? Il doit y avoir une raison. Quant au raté vs casillas est ce que ce dernier n'y est pas pour quelque chose de par son talent ? Et puis après Puyol le freine d'une prise de judo qui méritait rouge. Pleure pas Arjen, il y en a qui t'aime.
Je ne le vois pas assez jouer que pour pouvoir juger son niveau général mais, une chose est sur, hier il a été simplement digne d'un joueur moyen. Un jeu 100% stéréotypé avec le fameux, couloir droit, crochet gauche, je rentre dans le milieu, et j'allume le pigeon au dessus de Cech. Bref, un gros 0.
alienou4
Note : 1
Et puis 3 finale de CDM et un Euro pour les oranjes c'est quand même mieux que rien. Pas vrai, les fans relous et insultants d'une équipe nationale qui n'a rien gagné avec le meilleur joueur du monde (suivez mon regard)?
Je vous rappelle aussi que la Hollande en 2010 c'est 12 buts, l'Espagne victorieuse c'est combien déjà ? J'assume totalement mon cas de hollandophile pour les haineux qui voudraient m'insulter.
feodalorer
Concernant la finale de coupe du monde, qui est le plus à blamer? lui ou Van persie?
Lui, iil est le seul joueur du match a avoir pu se procurer des occasions , il a pris des initiatives, Van Persie n'a rien fait, ils auraient fait jouer Gignac, ç'aurait été pareil.
C'est toujours le meilleur, celui qui prend ses responsabilités, qui trinque.
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