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Robben, l'homme à la moto

Les téléspectateurs n'en ont pas cru leurs yeux. Et s'ils l'ont cru, ils sont fous. Mais oui, mardi dernier, sur la pelouse de l'Allianz Arena, le chauve à la conduite de balle de velours et à l'altruisme certain - dépassé la deuxième minute - était bel et bien Arjen Robben. Un joueur génial par instant, mais exaspérant le reste du temps et, surtout, un loser né. Un Hollandais, quoi. La reine abdique ? Vive le roi !

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Il paraît que Jordi Alba est une mobylette. Alors Arjen Robben est une moto. Sauf qu'habituellement, elle est pilotée par un type un peu idiot qui n'a pas le permis. Oui mais voilà. La semaine passée, la bécane, souvent au garage ces dernières années, était pilotée par Valentino Rossi sur le circuit de l'Allianz Arena. Et franchement, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu le Batave comme ça. Pourquoi ? Parce qu'Arjen Robben est un loser et que contrairement à nombre d'entre eux, lui n'est pas attachant. Pire, il est détestable. En quête de rédemption mardi dernier, Arjen a fait suffisamment pour que les supporters bavarois passent l'éponge sur certaines frasques footballistiques. Ce n'est pas trop tôt.

De l'art de loser et d'énerver

Pour que les supporters bataves excusent son loupé qui a offert une Coupe du monde à l'Espagne et a privé Wesley Sneijder – auteur d'un caviar splendide – d'un Ballon d'or mérité, Arjen Robben a encore du chemin à parcourir. Au fond, le Hollandais est un homme qui soulève autant les foules sur quelques fulgurances qu'il ne donne des pulsions meurtrières sur une bonne poignée d'insanités. Des insanités volontaires, car l'homme n'est pas très partageur. Au vrai, il fait partie de ceux qui ne considèrent la passe que comme un ultime recours et ça, Robben van Perso l'a encore montré face à Barcelone lors de sa première occasion. Avant de partager une autre facette de son personnage. Celle que l'on aimerait voir plus souvent. Celle de la manette avec une touche croix. Celle que ses partenaires voudraient voir. Car eux ne sont pas forcément aussi patients que les observateurs, surtout au sein de cette machine collective parfaitement huilée qu'est le Bayern Munich. On se souvient de l'embrouille avec Franck Ribéry après un match de Ligue des champions face au Real Madrid. Une partie que le Hollandais avait quittée avec un bleu sur la gueule. On se souvient moins de cette victoire 4 à 1 à Gelsenkirchen face à Schalke en 2011. Un succès lors duquel Francky avait pété un boulon, à juste titre : « Arjen, passe-moi le ballon. Nous sommes une équipe, il n'y a pas que toi. » Le Batave avait alors répondu un simple « d'accord » . Une réponse qui ne convenait visiblement pas à l'ancien Marseillais : «  Non, pas d'accord. Tu dis que tu as compris, mais tu ne fais rien pour que les choses s'arrangent. Nous, on te donne le ballon, alors fais pareil, c'est la moindre des choses. » Ça rentre par une oreille et ça sort pas l'autre, comme dirait l'autre.

Merci Jupp, bye bye Pep


Depuis le début de la saison, Jupp Heynckes a trouvé la parade. Arjen joue moins. Cette année, le natif de Bedum n'a joué que 14 matchs en Bundesliga, le plus faible total (à égalité avec l'exercice 2010-2011) d'une carrière marquée par des blessures en série. Mais contrairement à il y a deux ans, où Robben était sur le flanc et n'avait connu la banquette qu'à une seule reprise, Arjen a démarré sur le banc à onze reprises cette saison (sur 25 matchs joués, toutes compétitions confondues). Neuf fois en Bundesliga et surtout deux fois en Ligue des champions lors de matchs à enjeu : à Arsenal, en huitième de finale et à Munich, face à la Juventus, en quart. De là à dire que Jupp Heynckes a réussi à mettre un peu de plomb dans la cervelle de Robben, le chemin est long. Y mettre quelques plumes serait déjà costaud. Mais force est de constater qu'Arjen sait se faire désirer. Il sait raviver la flamme. À un moment où beaucoup se disaient qu'il était fini avant même d'avoir réellement commencé, il a profité de la visite du Barça pour rappeler à tous que s'il avait porté le maillot de Chelsea, du Real Madrid et aujourd'hui, du Bayern, ce n'est pas seulement parce qu'il était très fort sur Playstation. Au basket, on dirait de lui qu'il est un joueur de playground. Un homme qui aime le un contre un et qui vit de l'humiliation de l'adversaire beaucoup plus qu'il affectionne ses partenaires. Mais mardi dernier, on a vu un autre Arjen. Celui qui en a marre de perdre tout le temps. Ou celui qui veut se montrer. Se montrer malin, car il sait que Pep Guardiola ne veut pas plus de lui que les WAGS bavaroises ne veulent de Mme Robben, exclue, selon la rumeur, du groupe des « femmes de » . Bah oui, Arjen, il serait temps de le passer, ce foutu permis moto.

Swann Borsellino
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