France - Ligue 2 - 21e journée - Arles-Avignon/Gazélec Ajaccio

Propos recueillis par Alexandre Alain

Rivière : « Chaque aventure avec une femme est différente »

À 35 ans et malgré une fin de parcours à Clermont gâchée par une mésentente avec Régis Brouard, Jean-François Rivière n’a pas dit son dernier mot. Fraîchement débarqué au Gazélec Ajaccio, cette valeur sûre de la Ligue 2 entend bien maintenir le club. Mais aussi profiter de la douceur de vivre d’une île qu’il a déjà habitée deux ans, lors de son passage à l’ACA (2009-2011).

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Jean-François Rivière, ex-Clermontois
Jean-François Rivière, ex-Clermontois
C’est un soulagement pour toi d’avoir trouvé un nouveau club et de repartir sur de bonnes bases ?
Oui, content de retrouver Ajaccio, de revenir ici et d’avoir un nouveau challenge à relever. C’est intéressant.

Comment s’est passée ton arrivée ici ?
Ça s’est fait il n’y a pas très longtemps. Il y avait d’autres clubs intéressés, mais j’ai senti l’unanimité au Gazélec Ajaccio. C’est vrai qu’ayant déjà vécu deux ans ici, ça a facilité mon choix, car il y avait au moins 50% de l’acclimatation qui était faite.

Découvrir l’étranger ne t’a pas tenté ?
Il y avait des clubs de Ligue 2 et de National intéressés. Pour l’étranger, la vie privée fait que ce n’est pas toujours évident de partir.

Le défi de maintenir le club (19e) est quand même costaud ?
Oui, mais ce n’est pas moi qui vais maintenir le club. C’est tout l’effectif et le staff qui vont bien travailler pour faire en sorte d’accrocher le maintien cette saison. Beaucoup d’équipes jouent le maintien cette année. On peut gagner trois matchs et être en haut, et en reperdre deux et être en bas, donc ça va être serré jusqu’à la fin, mais c’est un challenge super intéressant.

Au-delà du foot, tu es heureux de retrouver la Corse ?
Oui, très heureux. J’ai pas mal d’amis ici et des bases solides, donc ça a vraiment beaucoup joué dans mon choix.

Tu as déjà retrouvé tes marques dans la vie quotidienne ?
Oui, j’ai retrouvé les potes et on a déjà pu aller déjeuner ensemble, c’était vraiment sympa.

Quelle est la première chose que tu ne pouvais pas faire à Clermont, mais que tu vas faire ici ?
Pour l’instant, je n’ai pas eu le temps de faire grand-chose à part des choses de la vie comme trouver un appartement, m’installer correctement et apprendre à connaître le groupe pour mieux avancer. Je n’ai pas encore regoûté à la moto, mais ça ne saurait tarder.

Tu as trouvé des similitudes entre l’AC Ajaccio et le Gazélec ?
Tous les clubs sont différents. Chaque club a ses valeurs, ses façons de fonctionner. Je n’ai pas pour habitude de comparer, surtout qu’en Corse, il y trois clubs professionnels, deux dans l’élite et deux dans la même ville. Chaque aventure est différente. Un peu comme chaque aventure avec une femme est différente, donc on ne peut pas comparer.

Tu étais dans les tribunes pour le match contre Istres (3-2), tu as dû être rassuré par la performance de tes nouveaux coéquipiers…
Je n’avais pas trop suivi le parcours d’Ajaccio, mais j’ai été rassuré dans le sens où il y a de la qualité, un effectif avec un bon état d’esprit, qui est jeune et qui a envie. Mais c’est vrai qu’il manque un peu d’expérience à ce groupe, et c’est logique, car quasiment personne n’a déjà évolué en Ligue 2. Ils étaient dans la découverte pendant les six premiers mois. À moi et ceux qui arrivent d’amener de l’expérience et de faire grandir ce groupe.

Tu penses que le Gazélec sera ton dernier club ?
J’ai envie de faire de belles choses avec le Gaz’. Se maintenir déjà cette année et pourquoi pas, faire encore mieux l’année prochaine ? Je ne fais pas de projet, je vois à court terme et j’espère encore vivre de belles choses avec le football.

Une fois ta carrière terminée, tu te vois passer ta deuxième vie en Corse ?
Quoi qu’il arrive, mon destin avec la Corse ne se terminera pas à la fin de mon contrat avec le Gazélec (rires) ! J’ai des attaches solides, c’est une île que j’adore et une mentalité qui me convient parfaitement, donc je ne pense pas que ça s’arrêtera.

Tu es parti de Clermont un peu amer ou sans regrets ?
Sans regrets. On m’avait recruté pour faire certaines choses et je pense avoir fait ce qu’on me demandait. Ce qui s’est passé cette année (vives tensions avec son entraîneur Régis Brouard, ndlr), c’est comme ça… Le principal pour moi était de partir en très bons termes avec le club et le président (Claude Michy, ndlr) parce que c’est quelqu’un qui travaille très bien, qui donne de son temps au club. Tout va bien, je n’ai aucune amertume et je leur souhaite beaucoup de courage dans leur tâche cette saison.

Tes relations avec Régis Brouard semblaient quand même très compliquées…
Ce sont des choses qui peuvent arriver dans le travail. J’ai autre chose en tête, à savoir un maintien à obtenir avec le Gazélec. Les états d’âme, c’est du passé. Je ne souhaite pas parler de ce qui s’est passé avec Régis. Je me concentre sur l’avenir et voilà…


Propos recueillis par Alexandre Alain


 





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  • Message posté par takeshi le 18/01/2013 à 18:27
      

    Rivière semble sur le point de couler une bielle.

  • Message posté par jokopops le 18/01/2013 à 19:01
      

    Le titre de l'article, n'importe quoi!

  • Message posté par 20thcentury le 18/01/2013 à 20:09
      

    (jokopops, excellent avatar. Takeshi aussi).


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