Riveros : « Parmi les 4 derniers qualifiés »

Titulaire inamovible de la sélection paraguayenne, le milieu défensif Cristian Riveros annonce la couleur : l'Albirroja, présente dans le groupe F avec l'Italie, vise le dernier carré. Le tout frais transféré à Sunderland nous explique pourquoi les Guaranis peuvent se permettre de rêver à un résultat historique.

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Quelle est l'ambition de l'Albirroja ?


Tout le Paraguay rêve d'un grand Mondial. Nos bons éliminatoires nous donnent pas mal d'espoirs. On croit pouvoir être l'une des équipes surprises du Mondial. Au pays, il y a une grand attente envers la sélection. L'équipe est compétitive, la plupart de nos joueurs évoluent dans des championnats relevés, alors on espère réussir quelque chose d'important. Pour nous, passer la phase de groupes est une obligation. Et notre objectif est d'arriver à la dernière semaine, parmi les quatre derniers qualifiés.

Mais le Paraguay n'a jamais passé un huitième, en quoi la sélection s'est-elle tant bonifiée ?


Avant, la sélection était réputée pour son hermétisme, sa discipline, mais en éliminatoires, on a produit beaucoup de football. On n'est plus uniquement capables de marquer sur corner. Le sélectionneur a beaucoup de joueurs offensifs de qualité à disposition. On récolte les fruits de l'effort de formation entrepris envers les attaquants dès les divisions inférieures.

Quel est l'apport de Gerardo Tata Martino, votre sélectionneur argentin, dans cette mue de la sélection ?


Avant de prendre en main l'Albirroja, il a entraîné en club au Paraguay, donc il connaît bien la plupart des joueurs. Il sait tirer le meilleur de chacun. C'est son grand mérite. Il travaille beaucoup avec la vidéo pour étudier l'adversaire, mais aussi pour faire des corrections collectives et individuelles. Il parle beaucoup, explique dans les détails ce qu'il veut. Et il vit les matches de manière très intense.

En tant que joueur de Cruz Azul, tu vivais à Mexico au moment du drame qui a touché Salvador Cabanas, qu'as-tu ressenti ?


J'ai été apeuré. J'ai même pensé partir du Mexique, mais une fois l'émotion passée, je me suis dit que ce genre de choses pouvait arriver n'importe où. Savoir que Salvador va beaucoup mieux nous fait partir l'esprit tranquille en Afrique du Sud. Il a été l'un des grands moteurs de la sélection lors des éliminatoires. Ce ne sera pas simple mais on espère que les attaquants vont réussir à pallier son absence.

Que peux-tu nous dire du Paraguay, un pays dont on sait peu de choses ?


C'est un petit pays de six millions d'habitants. La majorité des gens sont de classe moyenne. Il y a des sites touristiques intéressants à voir comme les chutes d'Iguazu, à la triple-frontière avec l'Argentine et le Brésil. Le Paraguay mérite d'être visité, même si notre absence d'accès à la mer nous pénalise.

Et que devient José Luis Chilavert ?


Je le connais personnellement. Il a beaucoup d'entreprises, d'affaires. Il est installé à Buenos Aires mais passe aussi pas mal de temps à Miami, où il travaille pour une radio. Au Paraguay, il dirige une fondation et possède une clinique pour les gens qui souffrent de problèmes de vue.

Propos recueillis par Thomas Goubin, à Guadalajara

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