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Ripoll : « On n’a pas de temps à perdre »

Sylvain Ripoll, 45 ans, est le nouveau sélectionneur des Bleuets. Là où ses prédécesseurs issus de la DNT ont échoué (Erick Mombaerts, Willy Sagnol, Pierre Mankowski), l’ancien adjoint de Christian Gourcuff a pour mission de ramener enfin l’équipe de France espoirs en phase finale d’un Euro. Objectif Italie/Saint-Marin 2019.

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Vos débuts à la tête des Espoirs se sont soldés par deux victoires : 3-0 en l’Albanie et 3-1 contre le Cameroun. Concernant le contenu, vous en tirez quel bilan ?
Je suis satisfait de l’investissement, des attitudes globales. Après, c’est toujours une bonne habitude, même sur des amicaux, de gagner des matchs. On a beaucoup de choses à améliorer pour être plus compétitifs par la suite : que ce soit sur le plan de l’organisation défensive comme du jeu que l’on veut mettre en place. Moi, je vais être dans la recherche de joueurs qui ont faim, qui souhaitent donner une coloration encore supérieure à leur carrière. Leur vie en club est importante, capitale, mais tout sauf incompatible avec une aventure chez les espoirs.

Vous étiez sans poste depuis le mois d’octobre, lorsque le FC Lorient vous a licencié. Il vous tardait de relever un challenge ?
Forcément. L’épisode de Lorient a été difficile à vivre. Il a demandé un petit peu de temps, et je pense qu’il faut se laisser ce temps-là. Après, très vite, j’ai senti que j’avais repris toute l’énergie nécessaire pour repartir sur un nouveau challenge. Et l’équipe de France espoirs est un formidable challenge à relever. Je suis très enthousiaste à l’idée de le réussir.

Qu’est-ce qui vous a particulièrement motivé à prendre les rênes de la sélection espoirs ?
Ce qui m’a motivé, c’est d’abord ce que ça représente. Je suis d’une génération pour laquelle ça représente beaucoup. C’est l’équipe juste en dessous des A, donc on parle quand même de très, très haut niveau.
« On est obligés d’avoir des joueurs qui sont tout de suite disponibles et très déterminés à être efficaces parce qu’on n’a pas de temps à perdre. »
C’est aussi une autre facette du métier d’entraîneur qui attise ma curiosité. Quand vous êtes entraîneur de club, vous avez un groupe d’une trentaine de joueurs. Normalement, vous les avez tous les jours, pendant un an. Là, ce sont des regroupements tous les mois ou tous les deux mois. La cadence diffère, donc il faut synthétiser son travail et être très précis. On est obligés d’avoir des joueurs qui sont tout de suite disponibles et très déterminés à être efficaces parce qu’on n’a pas de temps à perdre. Je veux très vite qu’ils comprennent que j’ai besoin de gens disponibles, qui se mettent au service de l’équipe de France espoirs.

Au départ, comment s’est passée la rencontre avec le groupe ?
Dans un premier rassemblement, il y a un parfum d’observation, et c’est normal. L’observation pour découvrir un nouveau staff dans ses grandes largeurs. Mais j’ai trouvé qu’ils étaient investis et désireux d’envoyer des messages positifs.


Quel est votre projet de jeu pour les Bleuets ?
L’idée, c’est d’avoir une équipe dure à bouger sur le plan défensif, et après sur le plan offensif, il faut que l’on ait un jeu collectif – avec des connexions, faire les choses ensemble – qui permette de mettre sur orbite les qualités individuelles des joueurs.

Est-ce que les nouvelles générations de footballeurs ont des attentes particulières par rapport à leurs aînés ?
Il y a forcément des codes de vie qui ont changé. Moi, ce que je sais, c’est que c’est un nouveau cycle. De par la limite d’âge, 80% de l’effectif a changé. On part sur une nouvelle génération. À eux d’écrire leur histoire.

Vous allez prendre le relais à la tête de la génération 1997-1998, où l’on retrouve les vainqueurs de l’Euro U19 2016 : Amine Harit, Lucas Tousart, Ludovic Blas...
Oui, il y aura dans le vivier des espoirs de cette génération qui a gagné l’Euro et qui malheureusement a été éliminée par l’Italie lors de la Coupe du monde U20 en Corée du Sud (en huitième de finale, ndlr). Quand on est champions d’Europe, ce n’est jamais par hasard, c’est que le travail a été bien fait.

L’équipe de France espoirs n’a plus atteint une phase finale de l’Euro depuis 2006, et il faut remonter à 1996 pour les JO. Qu’est-ce que vous inspire une telle série pour un pays avec un tel vivier comme la France ?

Ce n’est pas normal. Quand on voit les joueurs qui composent les listes, on sent que quelque chose n’a pas fonctionné. Ils n’ont peut-être pas su se mettre les uns au service des autres, par rapport à d’autres nations.


Ça vous a trotté dans l’esprit quand on vous a sollicité ?
Non, mais en revanche, cela m’a interloqué.
« Il y a une anomalie dans le fait que l’équipe de France ne se soit pas qualifiée pour une compétition durant autant de temps. »
Il y a une anomalie dans le fait que l’équipe de France ne se soit pas qualifiée pour une compétition durant autant de temps. Maintenant, les Espoirs jouent dans leur club plus tôt, ont des statuts dans leur club plus tôt... Forcément, la difficulté, c’est qu’ils comprennent qu’ils doivent se fédérer autour d’une aventure espoirs qui peut leur apporter bien plus que ce qu'ils ne se laissent imaginer.

Vous ressentez une attente due à tous ces échecs ?
Il y a une attente, c’est évident. Ça engendrera, je le souhaite, une petite pression positive.

Quel est votre programme jusqu’au premier match des éliminatoires de l’Euro 2019 (la réception du Kazakhstan, le 5 septembre) ?
D’abord, moi, j’ai besoin de structurer les choses, comme j’ai pris cette responsabilité il y a quinze jours (l’entretien s’est déroulé vendredi 9 juin, ndlr). De continuer à rencontrer les gens qui composent la Fédération, la DTN, pour bien connaître l’environnement où je me situe. Après, très vite, il va y avoir la reprise des clubs, les matchs amicaux à superviser, des contacts à renforcer. Je souhaite avoir un contact très proche avec les clubs parce que ce sont eux qui ont les joueurs au quotidien et qu’on a un intérêt commun à ce qu’il y ait une bonne relation.

Propos recueillis par Florian Lefèvre
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