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Rio Mavuba, l'éternel retour

Redevenu le patron à Lille, Rio Mavuba pourrait faire son retour dans la liste que dévoilera cet après-midi Didier Deschamps. Un retour qui signifierait beaucoup pour un joueur que le sélectionneur tricolore avait placé dans son onze type à sa prise de pouvoir avant que diverses blessures ne viennent perturber une histoire déjà compliquée avec les Bleus.

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La relation qui lie Rio Mavuba à l'équipe de France ressemble avant tout à un mauvais soap. Ces histoires d'amour qui s'écrivent en pointillés pendant des années, qui débutent parfois sans réellement durer, qui se mettent en stand-by souvent sans réellement s'achever. La faute à pas de chance, la faute à un mauvais timing, la faute à un destin capricieux. Lancé dans le grand bain trop tôt par Raymond Domenech contre l'Irlande un soir de septembre 2004 puis blessé l'année passée alors qu'il était un potentiel homme de base du système Deschamps, Rio Mavuba a passé des années à voir le train bleu passer devant lui sans s'arrêter. Il se bat désormais contre le temps pour ne pas en rester là, bloqué à neuf petites sélections. Avec le Brésil en arrière-plan et dans un coin de la tête. Un rêve aux allures d'apothéose pour tout oublier, tout exorciser : les blessures à répétition, les doutes, cette dernière saison douloureuse avec le LOSC et ses mauvais souvenirs avec les Bleus. Titularisé pour la dernière fois contre la Biélorussie le 11 septembre 2012, dans le groupe mais pas entré en jeu contre la Belgique, pas appelé lors des dernières rencontres, Rio Mavuba est l'une des bonnes raisons (la seule?) de garder un œil attentif sur la sélection de Didier Deschamps.

Le chien de garde

Le lendemain de la victoire probante contre l'AS Monaco, c'est René Girard qui a vendu la mèche en premier sur RTL : « C'est un Mavuba sélectionnable. Ça fait trois ou quatre matchs qu'il nous fait où il est excellent. Il est revenu après une longue blessure, il a retrouvé son rayonnement et sur le but, il fait une course de 80 mètres avant d'avoir la lucidité de faire une super passe. » Difficile de lui donner tort. Patron d'un LOSC sur le retour, devant la défense ou à la passe décisive comme dimanche dernier sur le second but de Nolan Roux, Rio Mavuba a retrouvé son leadership par la parole et par les actes, après une année de galère marquée par deux lésions du ménisque, en octobre et en janvier. Un profil de taulier, de chien de garde devant la défense qui à 29 ans, n'est pas sans rappeler celui de Didier Deschamps. René Girard le rappelle : « Il y a beaucoup de bon joueurs en équipe de France, mais aussi beaucoup de jeunes. Rio a l'expérience, il peut apporter ses qualités dans la conservation du ballon, son jeu long et son jeu court. Quand il joue comme en ce moment, il n'a pas beaucoup de concurrence sur le marché. »

Pas le prototype du match winner


Sur le marché de la Ligue 1, sans aucun doute. En équipe de France, l'effet de la déclaration perd en partie de son efficacité. Paul Pogba et Blaise Matuidi seront difficile à aller chercher en ce moment dans le rôle des deux défensifs derrière Valbuena (ou Nasri) en bas du losange. Dans la short list des milieux, Yohan Cabaye apporte autre chose, à savoir : du jeu vers l'avant, du jeu long, des coups de pied arrêtés. Moussa Sissoko est apprécié par Deschamps pour son profil de marathonien costaud et box-to-box, au milieu ou à droite, alors qu'Étienne Capoue est toujours blessé. Vous l'aurez compris : la liste est longue. Or Rio Mavuba n'est pas un joueur d'impact, un match winner capable d'apporter sur dix minutes en fin de rencontre mais bien un leader qui s'épanouit dans le temps long et dans la relation avec ses coéquipiers. Si ses performances du moment l'envoient en équipe de France, la logique du moment l'enverrait elle donc sur le banc, là où il est le moins utile. À moins que. Alors il espère, comme il l'a toujours fait : « Je reçois toujours les présélections pour l’équipe de France avant les matchs. J’ai donc un œil sur la liste. Il est vrai que j’ai traversé une période où j’étais sans doute un peu moins bien il y a quelque temps. Mais là, depuis quatre ou cinq matchs, ça va plutôt pas mal pour moi à l’image de l’équipe. Alors forcément, on espère…  » « On espère. » Une formulation impersonnelle dans laquelle Rio Mavuba évite de se dévoiler à la première personne. Sans doute parce que les désirs les plus intimes sont les plus difficiles à formuler.

Par Antoine Mestres
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