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Rim'K : « Si Zidane avait vu le jour à Vitry, j'aurais été son agent »

Entre deux concerts de sa nouvelle tournée, l'ancien patron du 113, Rim-K, a pris le temps de sortir ses plus belles rimes pour parler de son PSG, du clasico, de Zidane, de Jérémy Ménez et même de son pied gauche. Une prince de la Ville lumière.

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Pourquoi es-tu venu au Parc, plus jeune ?

Tu vas rire, mais mon premier match au Parc, c'était pour voir le Matra Racing [rires]. Par la suite, j'ai vite choisi mon camp. Ce que j'aimais dans ce stade, c'était l'ambiance. C'est le club de la capitale quand même. Mineur, je n'y allais pas, ou rarement. Ensuite, j'ai suivi tous mes cousins qui étaient de Saint-Denis qui passaient leurs matchs à Auteuil. Ils m'ont traîné dans cette ambiance et j'ai kiffé. Je me suis abonné dans la foulée, en Auteuil Bleu, juste au-dessus des Karsud. Et là, j'ai rongé mon frein car j'ai tout connu. Moi, Christian, je l'ai vu rater tous ses buts. J'ai subi Igor Yanovski. Si j'avais pu le tuer de mes mains, lui. Alors quand je vois l'équipe aujourd'hui, ça me fait mal cœur de voir cette ambiance...

Pourquoi Auteuil ?

Quand t'es un vrai amateur de football, l'ambiance de la télévision te casse vite les couilles. Il me fallait l'emprise de la foule sur le match. Et pour ça, le virage Auteuil était magique. Avec mes potes, on venait de Vitry, on aurait aimé supporter un club du 94, mais il n'y avait que Créteil qui squattait la D2. On y allait juste pour voir Sammy Traoré.

C'était ton poulain ?

Sammy, c'est un mec de chez nous. Un gars des quartiers. Il n'avait pas de technique, mais un gros mental. Quand il a signé au PSG, il a ramené un état d'esprit de combattant alors qu'il n'y avait que des chiffes molles dans ce club. Dès qu'il y avait une embrouille, il était là. Tu pouvais compter sur lui sur le terrain. Après ouais, il n'avait pas la dégaine d'un Thiago Silva.

Ça t'a emmerdé, le Plan Leproux ?

Depuis Leproux, l'ambiance est pétée. C'est morose. Les ultras représentaient l'ADN du club. Pour la plupart, ils étaient abonnés depuis plusieurs décennies. L'histoire d'un club s'écrit aussi dans ses tribunes. Sans eux, tu mets à mal l'éthique du club. Pour virer une centaine de fachos, on a foutu en l'air vingt ans d'histoire. On a viré des mecs qui avaient donné bien plus que de leur temps pour le PSG. Des mecs qui allaient partout pour suivre le club. On aurait dû éradiquer Boulogne, c'est tout.

Toi qui es d'origine maghrébine, ça ne t'a jamais dérangé que ton club soit également supporté par une certaine frange nationaliste ?

Ça m'énervait, mais c'était la réalité. On assistait parfois à des trucs de fous au Parc. Je me souviens d'un match organisé en marge d'une manifestation contre le racisme sous le slogan « stand up, speak up » avec Thierry Henry en tête d'affiche. Au Parc, on recevait Lens et les Parisiens jouaient alors avec un maillot spécial en blanc et les Lensois en noir. À Boulogne, ils avaient sorti une banderole « Allez les blancs » . C'était malsain, mais personne ne disait rien. Auteuil, c'était mélangé, ça me faisait penser aux concerts du 113.

Tu supportes toujours le club ?

Oui parce que ça reste mon club. Mais je m'y reconnais de moins en moins. Et l'absence des Ultras y joue beaucoup. A la place, on a un public qui n'a aucune connaissance du football, le public siffle à la pause et fait une ola dix minutes après. Il n'y a plus d'engouement spontané. Pour la première fois, je ne me suis pas abonné alors qu'avant, je pouvais m'embrouiller pour un match du PSG. Ça me frustre d'avoir vu défiler tant de joueurs en bois et ne pas pouvoir en profiter comme avant alors que pour la première fois, on a une équipe All Star.

« À l'inverse, je détestais Pierre Ducrocq. Boulogne le suçait à tous les matchs alors qu'il était bidon »

Quel joueur t'a fait rêver ?

Ronaldinho. Pour lui, je venais dès l'ouverture des portes au stade. C'était un magicien. Je suis triste que les Qataris n'aient pas essayé de le faire revenir. Il avait une telle classe. J'adorais son côté football festif. C'était un môme qui jouait. À l'inverse, je détestais Pierre Ducrocq. Boulogne le suçait à tous les matchs alors qu'il était bidon, ça me donnait encore plus envie de le détester [rires].

Le clasico, ça représente quoi pour toi ?

À la base, c'est un match comme un autre et on a inventé une rivalité. Et comme on est des bonshommes, on est rentrés dans le jeu de la surenchère alors que c'est un club comme un autre. Je suis obligé de répondre aux Marseillais tellement ils me cassent les couilles. À chaque clasico, j'ai des mecs dont je n'ai plus de nouvelles depuis six mois qui retrouvent mon numéro pour faire les beaux avec des SMS. Ils font les malins et ça rend fou. Si tu perds, c'est une sale journée qui t'attend le lendemain. J'ai l'impression que les Marseillais en font plus une grosse affaire que nous. C'est beaucoup plus important pour eux. Surtout aujourd'hui avec le Qatar. On ne parle que de nous et je sens que ça énerve.

Ton meilleur souvenir du clasico.


Le match où Ronnie s'amuse avec toute la défense de l'OM au Vélodrome. Il fait de Van Buyten ce qu'il veut et on gagne 3/0. J'étais sur un nuage, car je ne m'attendais pas à une telle démonstration. J'adorais sa spontanéité...

Un peu comme Jérémy Ménez, non ?

Ménez, c'est mon gars. Il vient de chez nous. C'est un ami. Il apporte beaucoup au club, mais on interprète très mal son attitude. C'est un gagnant, il se bat tout le temps. C'est dommage que les médias ne mettent pas en avant cet état d'esprit. Ça me fait de la peine pour lui, car c'est immérité. Certes, il est parfois sanguin, mais c'est normal, il tient ça de Vitry.

Tu lui demandes des maillots de joueurs, genre Zlatan ?

J'ai 34 piges, ça fait un peu adolescent [rires]. J'ai déjà un maillot de Zizou, signé de sa main. Celui du centenaire du Real. Le noir. Je peux mourir tranquille, même si c'est un Marseillais, Zizou. Si Zidane avait vu le jour à Vitry, j'aurais été son agent.

Tu vois le PSG champion ?

Oui, mais ils vont trimer et avoir du mal. Les Qataris sont trop pressés, ils veulent tout, tout de suite. En France, c'est compliqué. En plus, ils sortent les biffetons. Quand tu vois que Lucas Moura, que personne ne connaît, soyons honnêtes, a coûté 43 millions, tu te poses des questions. Et pendant le prochain mercato, même s'ils sont premiers en Ligue 1, je sais qu'ils ne pourront pas s’empêcher d'acheter d'autres joueurs. Après, on a un tel groupe qu'on ne peut qu'être champion.

Tu aurais pu devenir footballeur ?

Je n'étais pas très bon et je l'ai su très vite. J'avais la technique, gaucher en plus, mais niveau cardio, j'étais zéro. Au bout de dix minutes, j'étais rouge et à deux doigts de clamser. Je n'ai pas insisté. Surtout qu'on se moquait de moi quand j'étais en sueur après trois dribbles.

Propos recueillis par Mathieu Faure
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