Réponse de BlueBrother le 04/07/2012 à 23:29
Pourtant habitué du ventre mou, cette année il fallait pourtant viser la monter, enfin, pour plus voir les mêmes têtes de cons, et puis faire quelque chose de sa vie, accessoirement.
Tout l'effectif c'est attelé à la tache mais on s'improvise pas champion de la rigueur et professionnel modèle du jour au lendemain, il y a des échecs et certain perde rapidement leur place dans le groupe. Sans trop de regret manifestement.
Malgré tout, on finit dans les places qualificative à la trêve hivernal, on est confiant, la fin de saison arrive en trombe, dans le dernier rush on perd quelque point bête mais on est toujours bon !
Ce pointe le match décisif contre l'épouvantail de la compétition. Ils ont changé de coach depuis la saison dernière, mais leur jeu est resté le même, complexe à lire, dur à contrer, et toujours scandaleusement avantagé par l'arbitre. Pas de miracle, on l'a dans l'os jusqu'à la moelle et ce match nul nous fais très mal.
En effet, égalité parfaite avec le dernier qualifier pour la montée directe : même nombre de but inscrit/encaissé, même différence de but particulières, on se fais niquer pour un carton jaune supplémentaire (bidon en plus), donner à la 90e + 10 (en fait, la 99,37) du fameux match qui nous reste tous en travers.
Obliger de jouer un match de play-off. La déception est grande mais on s'y met tous, on ressemble toujours pas à une équipe de professionnelle mais au moins y a l'esprit.
Surprise, on retrouve nos bourreaux, qui suite à une saison moyenne se retrouve aussi à jouer leur montée sur confrontation directe.
L'ambiance d'avant match n'est pas terrible, d'autant que les 2 autres équipes ont déjà joué, le ton est donné faut qu'on claque un 2-0 au moins.
Coup d'envoi, on les écrasent dans l’entre-jeu, ils ne voient pas le jour, mais il reste à scorer. Le gardien est une passoire notable mais la défense... Mon Dieu la défense. Le back four le plus effrayant qu'on ait pu voir de mémoire de joueur, ils ne feront pas de cadeau.
On amorce sur l'aile gauche, c'est le défenseur que je connais le plus, on c'est déjà croisé les saisons précédentes, et là : sur le contrôle, je lui passe un petit pont, il tente de faire obstruction mais je le dégage à l'épaule, je récupère derrière, je le sens revenir, je lève la balle, un coup du sombrero, j’enchaîne par un lob extérieur pied gauche en demi-volée à l'entrée de la surface, poteau rentrant.
Personne n'en revient à commencer par moi, mais faut se remettre dedans, si on n'en met pas un deuxième, ca aura été inutile. On attaque pleine axe, là c'est une autre paire de manche, les deux centraux sont des monstres, impossible à feinter, implacable, coacher personnellement par une Maghrébine vicieuse et revancharde (son contrat à été résilier en cours de saison suite à plusieurs plainte), c'est juste avant la mi-temps, c'est le moment ou jamais, mais cette muraille semble impénétrable et là, dans un splendide effort collectif, on passe et on marque. Un contre favorable, un centre déviée, un but du bout de l'arrière du mollet, c'est moche mais ça fais 2-0 et on est qualifié !
Sur l'action, on perd un joueur qui sort par précaution après un gros choc, il ne sait pas qu'il ne jouera pas la saison suivante... Saloperie de blessure.
On est vers la fin de match, on a jamais été inquiété dans notre surface, pour une fois l’arbitrage était réglo, je me retrouve ailier droit pour l'occasion, je connais pas bien le défenseur, mais c'est pas le plus fort du lot, je tente, feinte, passement de jambe, râteau et double contact, je l'enrhume et j’enchaîne sur une puissante frappe du gauche qui fuit le cadre de peu. Sans conséquence. L'arbitre siffle la fin du match, on est en D2 ! On l'aurait jamais cru en commençant, mais enfin ça y est ! On va pouvoir partir en vacance peinard.
Les saisons suivantes, ce ne sera pas facile, faudra monter en D1, puis jouer l'Europe la saison suivante, et enfin espérer taper dans l’oeil d'un recruteur pour partir dans un grand championnat étranger. To be continued.
Bref, j'ai eu mon année.