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Ribéry, l'opération séduction

A la surprise générale, Franck Ribéry est venu se présenter à la presse hier après-midi à Clairefontaine, histoire de crever l'abcès. Une conférence de presse en guise de premier pas vers la rédemption pour l'ancien banni ? Décryptage.

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Jeudi dernier, les premiers détracteurs de Laurent Blanc se sont enfin levés. Non pas pour critiquer les résultats de l'Equipe de France, mais pour mettre en cause le retour de Patrice Evra et Franck Ribéry dans le groupe concocté par le Président pour les deux rendez-vous internationaux des Bleus. Car pour l'opinion publique, une idée bien relayée par les têtes pensantes du foot et du sport français, le fiasco des Bleus en Afrique du Sud est à mettre en priorité sur les épaules des deux ex-parias. Hier, Ch'ti Franck a pris tout le monde de court pour se présenter devant la presse, armé d'un communiqué en forme de mea culpa : «  J'ai pris de mauvaises routes dans ma vie privée, j'en ai choqué et déçu certains » . Ca, c'est dit, c'est fait.

Premier enseignement : Ribéry s'est excusé pour son comportement extra sportif, ce qui pourtant ne regarde que lui, ou à la rigueur sa femme, mais pas pour le reste. Pas un mot en effet pour son comportement de caïd sur le terrain, son individualisme forcené durant le Mondial ou même sur sa suspension suite à la grève de Knysna. L'important, on l'a bien compris, est de «  tourner la page » . Pas tout à fait, en fait. A peine a-t-il laissé le temps aux médias de s'exprimer que les questions sur ses retrouvailles avec Gourcuff ont fusé. Le Bavarois a donc sagement botté en touche, comme un élève de CM1 récite sa poésie : «  Il n'y a pas de problème entre Yoann Gourcuff et moi, je ne sais pas comment vous avez pu écrire ces choses là » , avant de confirmer implicitement qu'il y avait bien, sinon un problème, un malentendu : « J'aurais aimé qu'il fasse un démenti à un moment donné. Je vais devoir avoir une explication avec lui » . L'omerta, bien un mal franco-français. Paul Breitner et Franz Beckenbauer reconnaissaient publiquement ne pas pouvoir se sentir, ce qui n'a jamais empêché l'Allemagne des 70's de gagner des titres.


Le reste de la conférence de presse ? Un enchaînement de banalités de saison ( « ça a toujours été un bonheur de porter le maillot de l'équipe de France » ) et de boîtes envers ses interlocuteurs, coupables selon lui d'avoir remué un peu trop la merde : «  J'ai senti de la méchanceté et de l'acharnement. Vous avez choqué ma femme et mes proches. Plusieurs journalistes sont venus à Munich, je devais les voir 20 minutes et je restais des heures avec eux, je mangeais avec eux... » . Le malaise est toujours là. Il faut dire que si Ribéry, qui avait juré il y a deux semaines ne plus vouloir s'adresser à la presse hexagonale, s'est retrouvé devant les micros à Clairefontaine, c'est un peu parce qu'on l'y a forcé. C'est en effet Laurent Blanc himself qui a jeté le Munichois dans la fosse aux lions. Où l'on arrive à l'enseignement principal de cette opération rédemption : le boss des Bleus est bel et bien le boss tout court. Le Président décide, pendant que l'ancien banni fait profil bas et s'exécute. Une tendance durable ? Il est un peu tôt pour le dire, mais on devrait en savoir plus d'ici ce week-end. Notamment, lorsque va réapparaître le débat sur son positionnement sur le terrain.

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